Comprendre l’ombre pour découvrir la lumière
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Marie O’Brien
Le mois de juin nous parle de lumière, les journées sont les plus longues de l’année. Un souffle nouveau s’installe dans nos fenêtres, les fleurs se réveillent. Pour nous les humains, fleurir demande une bonne de dose de courage car en chacun de nous il y a de l’ombre qui nous empêche souvent de voir cette lumière grandissante du printemps.
Carl Jung disait que l’ombre, c’est surtout ce que nous avons refoulé. Il explique que trop tôt dans notre vie, nous avons appris à ne pas montrer nos colères jugées inappropriées, où on cachait nos élans peur de déranger et parfois même nos talents. Ce bagage non-exprimé et refoulé nous a suivi dans notre vie adulte. Alors, comment est-il possible de voir la lumière? Même si notre imagination est vivide en essayant de visualiser des figures de lumière, cela ne marche pas toujours.
Pour pouvoir apporter de la lumière dans nos vies, il ne faut pas refouler ou fuir nos zones d’ombres. Celles-ci nous suivent partout. C’est pourquoi, il s’agit d’oser les confronter avec honnêteté.
Lorsque nous voulons entreprendre un chemin de lumière, une prise de conscience importante doit se manifester et reconnaître en soi une peine ancienne, une blessure non-guérie. C’est vrai que confronter nos parts d’ombre est exigeant et même dérangeant. Toutefois, cette ombre qui se réveille en nous, nous invite à la regarder autrement, à la dissiper avec courage pour enfin faire place à la lumière. Quand elle arrive dans notre esprit, elle vient nous porter un enseignement. Posons-nous des questions importantes: qu’est-ce que j’ai retenu trop longtemps? Qu’est qui cherche à éclore comme les fleurs du printemps?
Toutefois, il s’agit de se rappeler que marcher vers la lumière va nous amener à faire face à notre vulnérabilité. Nous allons alors découvrir qui nous sommes vraiment sans masque et même sans justification. La grande liberté qu’apporte ce geste nous aide à constater que nous n’avons plus besoin de permission pour vivre.
Reconnaître également que fleurir et découvrir la lumière est un processus. Il peut être lent mais guérisseur. Une reconstruction de notre être ne se fait pas dans une journée. Cela demande du temps et parfois une thérapie quelconque. Toutefois, rendez-vous compte qu’Il n’est jamais trop tard pour fleurir qu’importe l’âge qui vous habite, à votre façon et à votre rythme. Rien que cela va vous amener vers la lumière et une floraison qui vous ressemble.
Cette semaine je vous invite alors à regarder une part d’ombre qui se trouve en dedans de vous, que ce soit une peine que vous ne pouvez libérer ou une blessure qui a trop longtemps rongée votre intérieure. Je comprends que ce n’est pas facile. Mais vous n’avez à l’entreprendre seul. Vous pouvez vous faire accompagner en allant chercher de l’aide comme j’ai dit plus haut.
Une fois libérée, cette lumière retrouvée vous amènera vers un autre regard sur votre existence. Elle vous autorisera à relâcher des élans enfouis, peut-être des projets incroyables qui élèveront votre esprit.
Je suis convaincue que parfois nos zones d’ombres non-réglées apparaissent dans notre vie afin de nous inviter à faire une transition, à entamer un changement positif à notre existence. Et au fond, comprendre son ombre, c’est pour nous un moment de s’accorder de la compassion. De se dire que nous avons fait de notre mieux avec ce que nous savions à l’époque, en évitant de nous juger pour enfin pouvoir se regarder avec plus de tendresse.
Croyez-moi, je l’ai faite, cette transition, et j’ai retrouvé la lumière. Tout le monde a ses parts d’ombre, personne n’est épargnée d’épreuves dans sa vie. Les prises de conscience que ce chemin vers la lumière vous apportera vous permettra des pas de plus vers davantage de liberté.
Alors que débute la belle saison d’été, prenez le temps d’aller vous rencontrez pleinement. Ce renouveau va vous amener vers une lumière brillante, une qui amène de l’apaisement à votre esprit.
