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26 Février 2026
Budget provincial : la FÉCUM très inquiète
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La Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉCUM) sonne l’alarme à l’approche du prochain budget provincial. Selon les informations qui circulent, le gouvernement Holt envisagerait une réduction d’environ 10% des subventions accordées aux universités, une mesure qui pourrait avoir des conséquences directes sur la population étudiante.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
À l’Université de Moncton, les subventions gouvernementales représentent plus de la moitié des revenus prévus pour 2025-2026, soit 54%. Une coupure de 10% équivaudrait à près de 8 millions de dollars, ce qui représente un manque à gagner d’un peu plus de 1 500 $ par personne étudiante.
La FÉCUM s’inquiète autant des effets immédiats que des répercussions à long terme d’une telle décision. «L’Université a essentiellement trois sources de revenus: les subventions, les droits de scolarité et les entreprises. Elle ne contrôle pas les subventions et les étudiants paient pour les deux autres», affirme sa présidente, Emma Raphaëlle.
«Pas besoin d’un dessin pour comprendre qui va payer: si le revenu d’une source baisse, il faut augmenter le revenu ailleurs et tout le monde sait par où ça passera», prédit-elle.
Pour l’organisation étudiante, rien n’indique pour l’instant que le gouvernement provincial entend mettre en place des mesures pour atténuer l’impact de ces compressions sur l’accessibilité aux études postsecondaires.
Emma Raphaëlle estime par ailleurs que le gouvernement prend un risque en ciblant le financement universitaire. «On nous dit qu’il faut couper pour pouvoir investir dans les priorités, soit en santé et en éducation. Mais comment cela peut-il faire du sens de réduire l’accessibilité aux études alors qu’on manque déjà de personnel infirmier et enseignant? Où ira-t-on chercher la relève?», questionne-t-elle.
Elle rappelle que les besoins de main-d’œuvre dépassent largement ces deux secteurs. «Les pénuries touchent à peu près tous les secteurs de l’économie, sans oublier les autres branches des services publics. Ce n’est pas en coupant dans la formation que l’on réglera le problème.»
La FÉCUM souligne également que l’aide financière gouvernementale est réservée aux étudiantes et étudiants néo-brunswickois et canadiens, ce qui laisse de côté une partie de la population étudiante. Elle invite donc le gouvernement à mesurer pleinement les impacts de ce qu’il qualifie déjà de «décisions difficiles».
Rationalisation : fusions, suppressions ?
De son côté, Lise Ouellette, porte-parole du Comité pour un changement de nom, apporte sans réserve son soutien à la population étudiante, bien que celle-ci n’appuie pas les revendications toponymiques de son comité.
«Les étudiantes et étudiants sont déjà particulièrement touchés par l’augmentation du coût du logement et de l’alimentation, et leur capacité d’accroître leurs revenus sans hypothéquer leurs études est très limitée», rappelle-t-elle.
Mme Ouellette enjoint le gouvernement d’accorder la priorité au financement des études postsecondaires, tant pour l’université acadienne que pour les institutions anglophones.
Cependant, dans une note adressée aux universités de la province, le gouvernement manifeste sa volonté de réaliser des économies allant de 35 à 50 millions $. Parmi les options à l’étude, figurent la possibilité de fusionner des institutions pour éviter les doublons, de supprimer des campus, voire de ne garder que deux universités publiques: l’Université de Moncton et l’Université du Nouveau-Brunswick.
Le dépôt du budget provincial aura lieu à Fredericton le 17 mars.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
À l’Université de Moncton, les subventions gouvernementales représentent plus de la moitié des revenus prévus pour 2025-2026, soit 54%. Une coupure de 10% équivaudrait à près de 8 millions de dollars, ce qui représente un manque à gagner d’un peu plus de 1 500 $ par personne étudiante.
La FÉCUM s’inquiète autant des effets immédiats que des répercussions à long terme d’une telle décision. «L’Université a essentiellement trois sources de revenus: les subventions, les droits de scolarité et les entreprises. Elle ne contrôle pas les subventions et les étudiants paient pour les deux autres», affirme sa présidente, Emma Raphaëlle.
«Pas besoin d’un dessin pour comprendre qui va payer: si le revenu d’une source baisse, il faut augmenter le revenu ailleurs et tout le monde sait par où ça passera», prédit-elle.
Pour l’organisation étudiante, rien n’indique pour l’instant que le gouvernement provincial entend mettre en place des mesures pour atténuer l’impact de ces compressions sur l’accessibilité aux études postsecondaires.
Emma Raphaëlle estime par ailleurs que le gouvernement prend un risque en ciblant le financement universitaire. «On nous dit qu’il faut couper pour pouvoir investir dans les priorités, soit en santé et en éducation. Mais comment cela peut-il faire du sens de réduire l’accessibilité aux études alors qu’on manque déjà de personnel infirmier et enseignant? Où ira-t-on chercher la relève?», questionne-t-elle.
Elle rappelle que les besoins de main-d’œuvre dépassent largement ces deux secteurs. «Les pénuries touchent à peu près tous les secteurs de l’économie, sans oublier les autres branches des services publics. Ce n’est pas en coupant dans la formation que l’on réglera le problème.»
La FÉCUM souligne également que l’aide financière gouvernementale est réservée aux étudiantes et étudiants néo-brunswickois et canadiens, ce qui laisse de côté une partie de la population étudiante. Elle invite donc le gouvernement à mesurer pleinement les impacts de ce qu’il qualifie déjà de «décisions difficiles».
Rationalisation : fusions, suppressions ?
De son côté, Lise Ouellette, porte-parole du Comité pour un changement de nom, apporte sans réserve son soutien à la population étudiante, bien que celle-ci n’appuie pas les revendications toponymiques de son comité.
«Les étudiantes et étudiants sont déjà particulièrement touchés par l’augmentation du coût du logement et de l’alimentation, et leur capacité d’accroître leurs revenus sans hypothéquer leurs études est très limitée», rappelle-t-elle.
Mme Ouellette enjoint le gouvernement d’accorder la priorité au financement des études postsecondaires, tant pour l’université acadienne que pour les institutions anglophones.
Cependant, dans une note adressée aux universités de la province, le gouvernement manifeste sa volonté de réaliser des économies allant de 35 à 50 millions $. Parmi les options à l’étude, figurent la possibilité de fusionner des institutions pour éviter les doublons, de supprimer des campus, voire de ne garder que deux universités publiques: l’Université de Moncton et l’Université du Nouveau-Brunswick.
Le dépôt du budget provincial aura lieu à Fredericton le 17 mars.
