Memramcook adopte une politique novatrice pour mieux protéger sa faune
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Un an après la controverse entourant le piégeage d'une famille de castors au parc LeBlanc, le Village de Memramcook s'est doté d'une politique encadrant la gestion des animaux sauvages jugés nuisibles.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Le conseil municipal de Memramcook a adopté à l'unanimité, le 4 août dernier, une nouvelle politique visant à protéger la population et les infrastructures municipales contre les animaux sauvages susceptibles de représenter un danger. Cette politique est désormais en vigueur et établit les procédures à suivre lorsqu'un animal menace la sécurité publique ou l'intégrité des installations municipales.
Parmi les principaux éléments de cette politique, la municipalité précise que les mesures préventives et les solutions non létales seront toujours privilégiées. Une intervention mortelle ne pourra être autorisée qu'en dernier recours, après consultation des recommandations du ministère des Ressources naturelles et lorsqu'un agent spécialisé ou un trappeur certifié aura conclu qu'une relocalisation est impossible.
«Il s'agit, à ma connaissance, d'une première pour une municipalité du Nouveau-Brunswick, et j'espère qu'elle servira d'inspiration à d'autres communautés», a déclaré le maire Maxime O. Bourgeois.
«La cohabitation avec la faune fait partie intégrante de l'identité de notre village et de notre développement agrotouristique, a-t-il souligné. Cependant, si cette coexistence vient à mettre en danger la population ou nos infrastructures, nous disposons désormais d'un plan d'action clair où l'intervention létale demeure un dernier recours absolu.»
Le souvenir d'une controverse
L'adoption de cette politique fait suite aux événements survenus l'été dernier au parc LeBlanc, où une famille de castors, avoir endommagé une infrastructure municipale, avait été relocalisée avant d’être abattue. L'affaire avait suscité une vive émotion au sein de la population et relancé le débat sur la cohabitation entre les collectivités et la faune sauvage.
Selon la municipalité, cette tragédie a convaincu les élus de mieux encadrer les interventions touchant les animaux sauvages afin d'éviter que de telles situations ne se reproduisent sans cadre précis.
Le Village de Memramcook souligne par ailleurs qu'aucun animal n'a été piégé ni relocalisé par la municipalité depuis le début de l'année 2026.
