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21 Janvier 2026
Les priorités des députés de la région en 2026
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Après avoir sondé les élus du comté de Kent, Le Moniteur Acadien a demandé aux députés provinciaux du comté de Westmorland quelles étaient leurs priorités pour l’année qui vient de débuter. Les problématiques en santé dominent leurs réponses.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Après avoir passé 26 ans au service comptabilité de la Villa Providence, il est tout naturel que Jacques LeBlanc surveille de près tout ce qui concerne l’établissement. «La réalisation de l’année 2025 dont je suis le plus fier est certainement l’ouverture officielle du projet de la Maison Providence, un tout nouveau foyer de soins situé à Shediac et pour les gens du Sud-Est», a-t-il fait savoir.
Au sein de sa circonscription, le député de Shediac-Cap-Acadie estime que le temps qu’il faut pour obtenir un rendez-vous médical est trop long lorsqu’on le compare au service disponible. «Mon grand défi en 2026 sera de travailler en étroite collaboration avec les partenaires afin de trouver une solution à l’amélioration de l’accès du service au Centre Médical du Sud-Est.»
En outre, il aimerait voir la création d’une nouvelle clinique collaborative dans la région qu’il représente pour un troisième mandat consécutif.
Moins diserte, sa collègue Natacha Vautour, qui fut élue pour la première fois en 2024, s’est toutefois réjouie de l’ouverture de deux foyers de soins sans murs, l’un à Memramcook et l’autre à Dieppe.
Sa voisine de Tantramar, l’élue écologiste Megan Mitton, s’est dite «fière que le gouvernement ait mis en place un programme gratuit de dépistage du radon pour les gens du Nouveau-Brunswick». Elle rappelle qu’elle en avait fait la proposition dans un amendement à une motion en 2024.
«À présent, il est nécessaire d'élargir l'accès à ce dépistage et de financer des mesures d'atténuation du radon afin de réduire l'exposition à ce gaz, qui est l'une des principales causes du cancer du poumon», a-t-elle ajouté.
L’épineuse question d’une centrale au gaz
Toujours en ce qui a trait aux soins de santé, Mme Mitton annonce qu’elle continuera à faire pression pour que le gouvernement libéral tienne la promesse formulée par la première ministre Susan Holt pour que «toutes les personnes qui n'ont pas de médecin traitant à Tantramar soient prises en charge par la clinique de soins de santé primaires de Tantramar» d’ici le mois d’avril.
Sans surprise, le bras droit de David Coon à l’Assemblée législative fait de son opposition au projet de centrale au gaz de schiste à Centre Village une priorité absolue en 2026. «Ce projet ne bénéficie pas d'un soutien social ici, il sera coûteux pour les contribuables (plus d'un milliard de dollars) et il est incompatible avec l'urgence climatique à laquelle nous sommes confrontés», a martelé la députée qui met en garde contre les dangers pour la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement dans sa circonscription.
Nous avons demandé à Mme Vautour, dans la circonscription de laquelle le projet aurait aussi des conséquences, si elle comptait relayer à Fredericton l’opposition citoyenne, notamment verbalisée par le groupe Memramcook Action. De façon laconique, elle nous a fait savoir qu’elle allait « continuer de répondre et d’écouter les citoyens », sans plus de précisions.
De son côté, Megan Mitton dénonce «l’aveuglement» d’Énergie NB qui «refuse d’utiliser des informations actualisées».
«Je vais continuer à tenter de convaincre Énergie NB et la première ministre Holt que ce n'est pas la meilleure option ni la moins chère. Des projets récents liés aux batteries en Ontario et en Alberta démontrent que l'énergie éolienne et solaire soutenue par des batteries est moins coûteuse que le coût d'une centrale au gaz, qui va coûter plus d'un milliard de dollars et augmenter la facture d'électricité de chacun de 5 %.»
Enfin, le député de Baie-de-Shediac-Dieppe, Robert Gauvin, entend faire toujours mieux pour améliorer la santé et la sécurité de la population. En sa qualité de ministre de la Sécurité publique, il se dit particulièrement fier de la mise sur pied d’une escouade chargée de lutter contre la violence sexuelle et le trafic d’êtres humains.
Vie publique, vie de famille
Très abordable dans la vie civile, M. Gauvin est sans conteste l’élu que ses concitoyens ont le plus d’occasions de rencontrer. Il est rare que son épouse et lui se soustraient à un rituel hebdomadaire bien rodé: le marché des fermiers de Dieppe, le samedi matin. C’est l’occasion pour le couple d’aller à la rencontre des gens, de sonder leurs préoccupations et, parfois, de discuter à bâtons rompus.
«Je veux toujours rester près des gens car, pour moi, cette proximité est primordiale», a-t-il confié au Moniteur acadien.
Son défi en 2026 est d’ordre personnel : fervent adeptes du jogging aux petites heures de l’aube, Robert Gauvin veut se maintenir en forme. «Je veux garder la forme physique afin de continuer le travail avec énergie et vigueur.»
Pour les députés du sud-est, trouver l’équilibre entre la vie publique et la vie privée est indispensable. «La balance entre Émilie, Charles et Alice et le travail est essentielle», avance Robert Gauvin. «Mon plus grand défi en 2026 sera de continuer d’avoir un équilibre vie-travail tout en gardant la circonscription en avant», renchérit Natacha Vautour.
Notre tour d’horizon des priorités des députés provinciaux en 2026 prendra fin la semaine prochaine avec les élus de Moncton et de Riverview.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Après avoir passé 26 ans au service comptabilité de la Villa Providence, il est tout naturel que Jacques LeBlanc surveille de près tout ce qui concerne l’établissement. «La réalisation de l’année 2025 dont je suis le plus fier est certainement l’ouverture officielle du projet de la Maison Providence, un tout nouveau foyer de soins situé à Shediac et pour les gens du Sud-Est», a-t-il fait savoir.
Au sein de sa circonscription, le député de Shediac-Cap-Acadie estime que le temps qu’il faut pour obtenir un rendez-vous médical est trop long lorsqu’on le compare au service disponible. «Mon grand défi en 2026 sera de travailler en étroite collaboration avec les partenaires afin de trouver une solution à l’amélioration de l’accès du service au Centre Médical du Sud-Est.»
En outre, il aimerait voir la création d’une nouvelle clinique collaborative dans la région qu’il représente pour un troisième mandat consécutif.
Moins diserte, sa collègue Natacha Vautour, qui fut élue pour la première fois en 2024, s’est toutefois réjouie de l’ouverture de deux foyers de soins sans murs, l’un à Memramcook et l’autre à Dieppe.
Sa voisine de Tantramar, l’élue écologiste Megan Mitton, s’est dite «fière que le gouvernement ait mis en place un programme gratuit de dépistage du radon pour les gens du Nouveau-Brunswick». Elle rappelle qu’elle en avait fait la proposition dans un amendement à une motion en 2024.
«À présent, il est nécessaire d'élargir l'accès à ce dépistage et de financer des mesures d'atténuation du radon afin de réduire l'exposition à ce gaz, qui est l'une des principales causes du cancer du poumon», a-t-elle ajouté.
L’épineuse question d’une centrale au gaz
Toujours en ce qui a trait aux soins de santé, Mme Mitton annonce qu’elle continuera à faire pression pour que le gouvernement libéral tienne la promesse formulée par la première ministre Susan Holt pour que «toutes les personnes qui n'ont pas de médecin traitant à Tantramar soient prises en charge par la clinique de soins de santé primaires de Tantramar» d’ici le mois d’avril.
Sans surprise, le bras droit de David Coon à l’Assemblée législative fait de son opposition au projet de centrale au gaz de schiste à Centre Village une priorité absolue en 2026. «Ce projet ne bénéficie pas d'un soutien social ici, il sera coûteux pour les contribuables (plus d'un milliard de dollars) et il est incompatible avec l'urgence climatique à laquelle nous sommes confrontés», a martelé la députée qui met en garde contre les dangers pour la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement dans sa circonscription.
Nous avons demandé à Mme Vautour, dans la circonscription de laquelle le projet aurait aussi des conséquences, si elle comptait relayer à Fredericton l’opposition citoyenne, notamment verbalisée par le groupe Memramcook Action. De façon laconique, elle nous a fait savoir qu’elle allait « continuer de répondre et d’écouter les citoyens », sans plus de précisions.
De son côté, Megan Mitton dénonce «l’aveuglement» d’Énergie NB qui «refuse d’utiliser des informations actualisées».
«Je vais continuer à tenter de convaincre Énergie NB et la première ministre Holt que ce n'est pas la meilleure option ni la moins chère. Des projets récents liés aux batteries en Ontario et en Alberta démontrent que l'énergie éolienne et solaire soutenue par des batteries est moins coûteuse que le coût d'une centrale au gaz, qui va coûter plus d'un milliard de dollars et augmenter la facture d'électricité de chacun de 5 %.»
Enfin, le député de Baie-de-Shediac-Dieppe, Robert Gauvin, entend faire toujours mieux pour améliorer la santé et la sécurité de la population. En sa qualité de ministre de la Sécurité publique, il se dit particulièrement fier de la mise sur pied d’une escouade chargée de lutter contre la violence sexuelle et le trafic d’êtres humains.
Vie publique, vie de famille
Très abordable dans la vie civile, M. Gauvin est sans conteste l’élu que ses concitoyens ont le plus d’occasions de rencontrer. Il est rare que son épouse et lui se soustraient à un rituel hebdomadaire bien rodé: le marché des fermiers de Dieppe, le samedi matin. C’est l’occasion pour le couple d’aller à la rencontre des gens, de sonder leurs préoccupations et, parfois, de discuter à bâtons rompus.
«Je veux toujours rester près des gens car, pour moi, cette proximité est primordiale», a-t-il confié au Moniteur acadien.
Son défi en 2026 est d’ordre personnel : fervent adeptes du jogging aux petites heures de l’aube, Robert Gauvin veut se maintenir en forme. «Je veux garder la forme physique afin de continuer le travail avec énergie et vigueur.»
Pour les députés du sud-est, trouver l’équilibre entre la vie publique et la vie privée est indispensable. «La balance entre Émilie, Charles et Alice et le travail est essentielle», avance Robert Gauvin. «Mon plus grand défi en 2026 sera de continuer d’avoir un équilibre vie-travail tout en gardant la circonscription en avant», renchérit Natacha Vautour.
Notre tour d’horizon des priorités des députés provinciaux en 2026 prendra fin la semaine prochaine avec les élus de Moncton et de Riverview.
