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Opinion
6 Août 2025

LETTRE OUVERTE

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Il y a 65 ans, Louis J. Robichaud devenait le premier Acadien à accéder au poste de premier ministre du Nouveau-Brunswick. Avec le support de la communauté acadienne, il lance une série de réformes majeures qui marqueront profondément l’histoire de la province. Il modernise les institutions publiques, introduit le programme Chance égales pour tous, fonde l’Université de Moncton et fait adopter, en 1969, la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick (LLO-NB). Ce tournant ouvre une ère de progrès pour l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

On parle souvent de Louis J. Robichaud. Pourtant, bien peu savent ce qu’il a vraiment accompli. Notre histoire s’est‑elle perdue? Et qu’en est‑il de l’Acadie du Nouveau‑Brunswick, aujourd’hui?

Les francophones du Nouveau‑Brunswick n’ont jamais été aussi nombreux. Selon le dernier recensement de Statistique Canada, 320 300 personnes pouvaient soutenir une conversation en français en 2021, comparativement à 313 100 en 2016.

Cependant, cette croissance en chiffres absolus cache une réalité préoccupante: le poids démographique des francophones recule. En cinq ans, la proportion de la population dont le français est la première langue officielle parlée est passée de
32% à 30,7%. Cette tendance s’explique en partie par les récents changements démographiques au Nouveau‑Brunswick. En 2021, 14,8% des nouveaux arrivants parlaient français à la maison régulièrement, comparé à 31,5% chez la population non immigrante. Que restera‑t‑il de notre influence lorsque les francophones tomberont sous la barre des 30% ?

La SANB milite pour une entente avec Ottawa qui permettrait à la province, en vertu de son statut bilingue, d’avoir davantage de pouvoir dans la sélection de ses nouveaux arrivants, à l’image du modèle de l’entente Canada-Québec.

En parallèle, la réforme de la Loi sur les langues officielles fédérale a donné naissance à une politique d’immigration francophone destinée à rétablir le poids démographique des francophones au pays. Le gouvernement fédéral s’est fixé des cibles progressives pour y parvenir. Mais ces cibles sont‑elles suffisantes pour le Nouveau‑Brunswick, ou ne feront‑elles que retarder l’assimilation?

Au‑delà des chiffres, il est essentiel que les nouveaux arrivants puissent s’épanouir ici, en français. Le Nouveau‑Brunswick compte aujourd’hui quatre Communautés francophones accueillantes (CFA), reconnues par le gouvernement fédéral, chargées de créer un environnement favorable à l’intégration. Des organismes communautaires, des écoles et même des entreprises locales travaillent ensemble pour accueillir ces familles et pour qu’elles puissent s’enraciner ici. Les efforts de la
communauté acadienne sont-ils suffisants pour intégrer pleinement ces nouvelles familles?

L’immigration, bien qu’essentielle, ne constitue pas une solution miracle. Pour continuer à s’épanouir dans leur langue, les Acadiens et Acadiennes ont besoin d’espaces francophones dans leur vie de tous les jours.

La récente réforme municipale représente à cet égard une occasion privilégiée pour les municipalités des régions acadiennes d’affirmer leur identité. Certaines, telles que Memramcook, ont pris les devants en adoptant des politiques visant à assurer la prédominance du français dans la prestation des services publics et l’affichage commercial. La SANB collabore étroitement avec l’Association francophone des
Municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) afin d’inciter les villes à consulter leurs citoyens et à revendiquer pleinement leur caractère francophone, tout en tenant compte des nombreux défis liés à la réorganisation municipale ainsi que l’autorité des municipalités à gérer leur territoire.

Par ailleurs, les dernières années ont été marquées par une diminution du nombre de plaintes déposées auprès du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-
Brunswick (CLO-NB). Peut-on en conclure que l’offre de services en français s’améliore dans la fonction publique?

Plus tôt cette année, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé la création d’un poste de sous-ministre des Langues officielles et d’un comité permanent des langues officielles, deux instances longuement revendiquées par la SANB. Ces institutions doivent incarner un nouveau souffle de modernité dans le système politique néo‑brunswickois.

Le comité ne doit surtout pas rester vide de sens. Il doit être capable de lancer des études, d’entendre des témoins et contribuer réellement à l’épanouissement de notre communauté.

Quant à la sous-ministre, elle doit être chargée de la mise en œuvre des recommandations du rapport Finn-McLaughlin, issu de la dernière révision de la LLO-NB en 2021. Ces recommandations, particulièrement celles liées aux foyers de soins, figuraient parmi les priorités soulevées lors des rencontres politiques de l’initiative Équipe Acadie et doivent être pleinement appliquées.

L’avenir de l’Acadie du Nouveau-Brunswick repose avant tout sur sa jeunesse. La demande pour l’éducation en français est en plein essor partout dans la province et nos écoles regorgent de talents. Selon le recensement de 2021, 80,6% des enfants d’âge scolaire admissibles à l’instruction en français fréquentaient ou avaient déjà fréquenté une école de langue française. Ces données, recueillies pour la première fois en 2021, doivent continuer d’être collectées afin d’analyser les tendances d’accès à l’éducation en français. Chaque enfant ayant droit à l’école en français devrait pouvoir s’instruire dans sa langue, peu importe où il habite. Il faut aussi intégrer des cours d’histoire de l’Acadie au curriculum scolaire pour renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes.

Dans la même veine, nous devons continuer à soutenir nos institutions post-secondaires dans leur quête d’excellence. Comment assurer une offre plus large de programmes et améliorer la rétention des étudiants étrangers ? Encore plus loin, quelles sont nos aspirations pour ces institutions ?

Au-delà des enjeux linguistiques, les jeunes s’inquiètent aussi du coût de la vie, de l’environnement, des avancées technologiques et de bien d’autres réalités qui façonnent leur quotidien. La communauté acadienne doit participer pleinement à ces débats. Il est temps de réfléchir à notre avenir collectif. L’Acadie du Nouveau-
Brunswick demeure confrontée à des taux élevés de pauvreté et d’analphabétisme, ainsi qu’à de nombreux autres défis sociaux. Quels grands chantiers économiques nous permettront de progresser?

Alors, où en est l’Acadie du Nouveau-Brunswick?

Elle est en mouvement et en pleine transformation. Malgré certaines avancées, bien du travail reste à faire. Notre progrès dépend de notre courage à poser les vraies questions et à faire des choix ambitieux.

À l’approche des États généraux de 2026, je vous invite à réfléchir, à faire entendre vos idées auprès de la SANB et surtout à participer activement aux discussions à venir. Dans chaque région, un Groupe d’initiatives régionales (GIR) recueille vos projets et propositions en préparation de cet événement majeur.

Ensemble, saisissons cette occasion pour prendre conscience de notre réalité et mieux bâtir l’Acadie de demain. L’union fait la force !



Acadiennement,
Nicole Arseneau Sluyter
Présidente de la SANB
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