Tantramar : il faut un soulèvement populaire
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Je réagis ici à l’opinion de Jacques Giguère « Centrale au gaz ou Centrale de l’absurde » parue dans l’Acadie nouvelle, édition du 12 juin. Il y exprime beaucoup mieux mes sentiments et mes opinions sur le sujet que je ne pourrais y arriver moi-même.
Si son évaluation du projet de la Centrale au gaz de Tantramar est exacte, et j’y accorde toute crédibilité, comment un gouvernement qui se veut responsable peut-il aller de l’avant avec sa concrétisation?
Non seulement on freine ainsi les investissements chez nous en sources écoénergétiques, mais on encourage une politique économique américaine qui s’ingénie à imposer tarif sur tarif à notre commerce transfrontalier.
Je suis prêt à parier que l’énergie d’appoint dont le Nouveau-Brunswick aura besoin au cours des prochaines années pourrait s’obtenir auprès d’une province voisine à des frais bien moindres pour les contribuables que les trois milliards estimés, un montant qui ira invariablement en augmentant et qui risque même de tripler au cours de la période des 25 années prévues au contrat avec la compagnie américaine ProEnergy.
Alors que notre pays accuse présentement un net recul dans ses initiatives de réduction des gaz à effet de serre et dans sa mise en place de mesures vers la carboneutralité, le Nouveau-Brunswick en rajoute en amorçant des projets énergétiques des plus mal avisés. C’est à n’y rien comprendre.
Citoyens, l’heure est à l’indignation! Tout comme le soulèvement de la population a amené le gouvernement Gallant à déclarer un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste dans la province en 2014, une masse critique de contribuables proclamant haut et fort leur opposition à ce projet de Centrale au gaz naturel peut réussir à faire prendre conscience à notre gouvernement de la gravité de son erreur et l’amener à corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard. De grâce, réveillons-nous! Quel genre d’environnement voulons-nous laisser aux générations futures?
Cyrille Sippley
Saint-Louis-de-Kent
