États-généraux de l’Acadie : un rendez-vous manqué ?
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Nous sommes tous invités à participer aux États généraux de l’Acadie du Nouveau-Brunswick qui auront lieu au Centre Maillet à Edmundston du 12 au 14 juin prochains.
Malgré un appel du Cercle acadien de la langue française en décembre dernier, ce grand rendez-vous dit de réflexion collective sur les enjeux contemporains et l’avenir de l’Acadie n’abordera pas directement la question fondamentale du fait français en Acadie du Nouveau-Brunswick.
J’ai toujours cru que la vitalité de la langue française dans les collectivités acadiennes était le socle de notre Peuple. En outre, aucun des cinq thèmes ni aucune sous-question n’aborde l’enjeu le plus épineux du manque de services en français dans les commerces, dépanneurs, stations-services, grandes chaînes à restauration rapide, et autres entreprises commerciales.
Il s’agit d’une urgence linguistique dans la région du Sud-Est de la province, mais qui ne semble pas préoccuper les organisateurs de ces États généraux. D’ailleurs, tous les élus (leaders) municipaux de la province sont convoqués par le ministère provincial des gouvernements locaux dans la ville de «Saint John» aux mêmes dates (12-13 juin) afin de participer à l’orientation en gouvernance locale et autres thématiques municipales.
De plus, les membres du Conseil de l’Université (anciennement Conseil des gouverneurs), c’est-à-dire l’instance supérieure de l’Université de Moncton, sont convoqués au campus de Shippagan le samedi 13 juin.
Finalement, un participant individuel, non subventionné par un organisme acadien, encourra plus de 650$ en frais d’hôtel et d’essence pour y participer. Nous pouvons ainsi conclure que ni la langue française ni plusieurs leaders acadiens ne seront du rendez-vous d’Edmundston.
Mathieu Gérald Caissie
Fondateur du Cercle acadien de la langue française
Cocagne
