Langues officielles : un exercice thérapeutique
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J’aimerais partager avec les lecteurs du journal le texte suivant présenté au Comité sur les langues officielles à Rogersville.
Vivre en Acadie sous le gouvernement précédent s’est avéré un voyage en enfer. J’espère ne jamais revivre cette expérience.
La tournée actuelle est un véritable exercice thérapeutique qui, je l’espère, mènera les deux communautés linguistiques à vivre de façon harmonieuse, respectueuse et dans la complémentarité.
Anglophones et francophones ont beaucoup en commun. l y a évidemment des différences. Mais au lieu de marteler sur les différences, pourquoi ne pas les considérer comme des opportunités? Nos différences devenir des complémentarités: nous pouvons travailler ensemble en nous complétant l’un l’autre.
Pourquoi les relations anglophones-francophones sont-elles fondées sur une relation de pouvoir et domination l’un sur l’autre? De la majorité sur la minorité?
Pourquoi ne pas dialoguer ensemble dans un respect mutuel en appréciant les contributions que chaque communauté linguistique peut apporter à la société néo-brunswickoise: le but serait de faire du Nouveau-Brunswick un endroit où l’on peut vivre d’égal à égal.
Nous pouvons avoir tous les droits et toutes les lois de l’univers. Nous pouvons avoir toutes les lois provinciales et fédérales… À quoi ça sert, si nous n’avons pas le goût de vivre et de dialoguer ensemble, de s’épanouir ensemble en contribuant, chacun à sa façon, à enrichir notre belle province?
Lorsque nous pourrons vivre de cette façon, nous pourrons proclamer avec fierté que le Nouveau-Brunswick est un modèle à suivre.
Pourquoi les Acadiens réclament-ils des droits et des lois? Telle est la question posée par des Anglophones à la Commission Poirier-Bastarache durant les années 1980. Plusieurs Anglophones se posent encore la question en 2026.
Si les deux communautés linguistiques vivaient dans un respect mutuel, la question ne se poserait pas. Il n’y aurait pas de commission ou de comité sur les langues officielles.
«We share common concerns. Why not share common solutions?»
En guise de conclusion, je souhaite ardemment que les recommandations du Comité sur les langues officielles mettront fin aux pèlerinages et au gaspillage de ressources (humaines et financières) de la part des institutions acadiennes auprès de la Cour provincial et de la Cour suprême dans le but de permettre aux Anglophones et aux Francophones de vivre d’égal à égal.
Conrad LeBlanc
Saint-Grégoire
