Opinion
9 Novembre 2022
Exigeons le service en français
- Partager
Est-ce trop demander d’avoir des services dans notre langue? Pourquoi faut-il toujours se «battre» pour avoir des services en français ? Surtout lorsque nous vivons supposément dans une province bilingue. Et je me demande pourquoi il faut souvent accepter de parler en anglais pour avoir des services ?
L’autre jour, j’étais en ligne pour payer et la personne en arrière de moi me parlait en anglais. C’est alors que je lui ai demandé poliment pourquoi il n’apprenait pas à parler ou à essayer de comprendre le français ? Savez-vous ce qu’il m’a répondu? « I don’t have to ! ». Et c’est vrai, il n’en a pas besoin car il reçoit tous les services dans sa langue. Il peut aller à l’hôpital George Dumont, dans une entreprise ou magasin francophone, n’importe où il sera servi en anglais. Mais nous, les Acadiens, n’avons pas ce même privilège. Pourquoi ?
Je ne suis pas contre les anglophones, ils ont droit à parler dans leur langue, mais nous aussi nous devrions avoir les mêmes droits mais hélas nous continuons d’accepter de cacher notre identité et notre français.
Où sont les bilingues dans notre province ? Je pense que les seuls bilingues sont les Acadiens et un très petit nombre d’anglophones.
Je veux me faire servir dans ma langue. Et je demanderai à tous les employeurs d’embaucher des individus qui peuvent comprendre les deux langues.
Quand je m’adresse ou parle à un anglophone, je lui parle en français, il devrait comprendre et lui me parle en anglais et ont devrait se comprendre. C’est ça être bilingue : c’est une question de respect mutuel. Nous avons les mêmes droits et nous avons le droit d’être compris et servi dans notre langue.
L’autre jour, dans une banque, un individu reçoit un formulaire en français et c’est là qu’il réagit avec fureur : « I am English and I demand to have my application in English! » Ferions-nous la même chose? J’ai des doutes.
Alors je demande à tous les Acadiens, à tous les individus anglophones d’accepter que nous vivions dans une province bilingue et de respecter nos droits, et aux francophones d’exiger de se faire servir dans leur langue.
Jean-Guy LeBlanc
Shediac
