Chroniques
20 Janvier 2026
Regroupons nos chambres de commerce
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Jean-Marie Nadeau
jmlacadie1@gmail.com
L’Acadie du Nouveau-Brunswick a beaucoup compté sur la coopération pour assurer son développement économique. Un des plus beaux outils qu’elle ait créé ont été les Caisses populaires acadiennes dès 1936 à Petit-Rocher. C’est devenu ce que l’on appelle aujourd’hui UNI.
Les conseils régionaux d’aménagement, dans les années 60-70, ont servi d’accélérateurs de ce développement économique. Le CRASE (Conseil régional d’aménagement du sud-est) a réussi à créer, par exemple, l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), une des plus belles histoires à succès de notre histoire. Par ailleurs, d’autres importants dossiers socio-économiques ont bel et bien existé, dont le chou de Bruxelles, les canneberges et le tourisme.
L’automne dernier, j’ai été attristé d’apprendre, et plusieurs d’entre vous aussi, que la Chambre de commerce de Cap-Acadie avait été obligée, faute de financement, de congédier son excellent directeur général, Anthony Azard. Pourtant, cette chambre était une des plus dynamiques de la région.
Les Chambres de commerce ont l’habilité de réunir les gens d’affaires d’une région pour défendre les intérêts de leurs membres et pour promouvoir l’épanouissement économique. Il y a quatre chambres de commerce dans le sud-est: à Nouvelle-Arcadie, dans le Grand Shédiac, à Cap-Acadie et à Bouctouche. Chacune de ces chambres est peut-être trop petite pour générer de grandes retombées.
Il y a actuellement un mouvement dans la Péninsule acadienne afin de regrouper ses cinq chambres actuelles afin de créer une grande Chambre de commerce péninsulaire. Les perspectives de réalisation de cet objectif sont très plausibles.
Il est à se demander si les quatre chambres de commerce du sud-est (sans Moncton) ne devraient pas sérieusement penser à faire la même chose. Ainsi, cette nouvelle Chambre unique pourrait embaucher du personnel et multiplier ses activités.
La mode est au regroupement dans plusieurs domaines. On l’a vu avec le courant de la municipalisation, par l’établissement de la régie de la Santé Vitalité, et par la création des districts scolaires.
La venue des Congrès mondial acadien a incité les municipalités à travailler ensemble afin d’assurer le succès de l’événement. Ceci a permis de créer un Forum régional des maires. Aujourd’hui, on se retrouve avec les Commissions de services régionaux (CSR). Tout concorde à ce que l’on travaille mieux ensemble.
Les gens d’affaires peuvent aussi rejoindre, en tant que membres individuels, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et l’excellent organisme acadien qu’est le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB). Il serait intéressant que ces trois organismes économiques se réunissent ensemble de façon sporadique afin de mieux concerter leurs efforts d’épanouissement.
Le sud-est a besoin d’un plan global de développement économique. La nouvelle Chambre de commerce régionale pourrait organiser à chaque année justement une rencontre sur le développement économique de la région. Il reste encore des milliers d’acres agricoles où l’on ne sème plus. Les transformateurs de poissons pourraient diversifier la valeur ajoutée à leurs produits finis. La canneberge a un avenir brillant. Le dossier de l’Hôpital Stella Maris pourrait devenir un dossier commun. D’autres sortes d’entreprises pourraient se créer ou s’installer.
Les régions se comportent de plus en plus comme des municipalités. La devise acadienne reste “L’union fait la force”. La communauté acadienne du sud-est est assez homogène pour faire un front commun. Commençons par unir nos Chambres de commerce!
jmlacadie1@gmail.com
L’Acadie du Nouveau-Brunswick a beaucoup compté sur la coopération pour assurer son développement économique. Un des plus beaux outils qu’elle ait créé ont été les Caisses populaires acadiennes dès 1936 à Petit-Rocher. C’est devenu ce que l’on appelle aujourd’hui UNI.
Les conseils régionaux d’aménagement, dans les années 60-70, ont servi d’accélérateurs de ce développement économique. Le CRASE (Conseil régional d’aménagement du sud-est) a réussi à créer, par exemple, l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), une des plus belles histoires à succès de notre histoire. Par ailleurs, d’autres importants dossiers socio-économiques ont bel et bien existé, dont le chou de Bruxelles, les canneberges et le tourisme.
L’automne dernier, j’ai été attristé d’apprendre, et plusieurs d’entre vous aussi, que la Chambre de commerce de Cap-Acadie avait été obligée, faute de financement, de congédier son excellent directeur général, Anthony Azard. Pourtant, cette chambre était une des plus dynamiques de la région.
Les Chambres de commerce ont l’habilité de réunir les gens d’affaires d’une région pour défendre les intérêts de leurs membres et pour promouvoir l’épanouissement économique. Il y a quatre chambres de commerce dans le sud-est: à Nouvelle-Arcadie, dans le Grand Shédiac, à Cap-Acadie et à Bouctouche. Chacune de ces chambres est peut-être trop petite pour générer de grandes retombées.
Il y a actuellement un mouvement dans la Péninsule acadienne afin de regrouper ses cinq chambres actuelles afin de créer une grande Chambre de commerce péninsulaire. Les perspectives de réalisation de cet objectif sont très plausibles.
Il est à se demander si les quatre chambres de commerce du sud-est (sans Moncton) ne devraient pas sérieusement penser à faire la même chose. Ainsi, cette nouvelle Chambre unique pourrait embaucher du personnel et multiplier ses activités.
La mode est au regroupement dans plusieurs domaines. On l’a vu avec le courant de la municipalisation, par l’établissement de la régie de la Santé Vitalité, et par la création des districts scolaires.
La venue des Congrès mondial acadien a incité les municipalités à travailler ensemble afin d’assurer le succès de l’événement. Ceci a permis de créer un Forum régional des maires. Aujourd’hui, on se retrouve avec les Commissions de services régionaux (CSR). Tout concorde à ce que l’on travaille mieux ensemble.
Les gens d’affaires peuvent aussi rejoindre, en tant que membres individuels, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) et l’excellent organisme acadien qu’est le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB). Il serait intéressant que ces trois organismes économiques se réunissent ensemble de façon sporadique afin de mieux concerter leurs efforts d’épanouissement.
Le sud-est a besoin d’un plan global de développement économique. La nouvelle Chambre de commerce régionale pourrait organiser à chaque année justement une rencontre sur le développement économique de la région. Il reste encore des milliers d’acres agricoles où l’on ne sème plus. Les transformateurs de poissons pourraient diversifier la valeur ajoutée à leurs produits finis. La canneberge a un avenir brillant. Le dossier de l’Hôpital Stella Maris pourrait devenir un dossier commun. D’autres sortes d’entreprises pourraient se créer ou s’installer.
Les régions se comportent de plus en plus comme des municipalités. La devise acadienne reste “L’union fait la force”. La communauté acadienne du sud-est est assez homogène pour faire un front commun. Commençons par unir nos Chambres de commerce!
