Chroniques
6 Janvier 2026
L’année des désillusions
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Jean-Marie Nadeau
jmlacadie1@gmail.com
Le gouvernement Holt est en plein dans sa deuxième année de pouvoir. La deuxième année au pouvoir des différents gouvernements est historiquement la pire de tous les régimes gouvernementaux. La première année est celle de la lune de miel pendant laquelle on distribue les bonbons tout rafraîchis issus de la plateforme électorale.
Le gouvernement Holt a été assez généreux lors de sa première année au pouvoir. L’aide aux infirmières, la libération du processus vers l’avortement, la réduction de 10% d’impôt à l’électricité, les petits déjeuners pour les enfants, le renouvellement de la loi linguistique, la création de cliniques collaboratives, et autres. Tous ces gestes relèvent surtout de la bonification des programmes sociaux, et c’est très bien ainsi.
Certains dossiers ont pourtant été perturbants. Le pire a probablement été les coupes en éducation. L’état des routes est des plus déplorables. La Centrale de gaz naturel de Tantramar est la plus contestée. Sa position dans le dossier de l’unilinguisme de l’ancienne lieutenante-gouverneure a été la pire surprise. Les ratés médicaux restent récurrents.
Les turbulences des négociations avec les États-Unis et l’arrivée du nouveau gouvernement libéral à Ottawa sont des facteurs dérangeants pour la gestion d’un bon gouvernement provincial. Personne à Fredericton, ni madame Holt, ne sait encore ce que ces hautes instances vont implanter comme directions. Mais les réalités historiques nous enseignent que nous ne pouvons pas être optimistes face aux perspectives à venir.
Il est reconnu que le Nouveau-Brunswick, avec les autres provinces de l’Atlantique, est considérée comme une des provinces les plus pauvres au Canada. Du même souffle, nous devrions aussi dire que le Canada est un des pays parmi les plus riches au monde. Ça amène à conclure qu’il y a de trop grandes distorsions économiques à l’intérieur même de notre économie canadienne. Les richesses ne sont pas bien distribuées.
Nous ne pouvons que soutenir notre province, quand elle demande au fédéral de lui rembourser les 70 millions de dollars qu’elle a perdus suite à la pression fédérale imposée pour diminuer la TPS sur les repas. Le Nouveau-Brunswick ne peut pas se permettre de perdre toutes les miettes financières qui lui sont dues.
L’heure des compressions budgétaires est donc arrivée sur le plan provincial. Pire, le gouvernement fédéral va aussi se mettre de la partie. Ça voudrait donc dire de nombreuses coupures dans les programmes et l’élimination de plusieurs postes dans les fonctions publiques. Ça risque d’être catastrophique.
Ce qui est souhaitable, c’est qu’il n’y ait pas trop de programmes sociaux qui soient coupés. La population est affamée, car le coût de la vie est grandissant. Il est prévu que ça coûtera 1.000 dollars de plus cette année pour nourrir une famille de quatre personnes.
Quand il y a une guerre comme en 1945, le système mondial a créé le Plan Marshall pour recréer l’économie allemande, laquelle économie est florissante aujourd’hui. Il est à se demander s’il ne devrait pas y avoir un Plan Marshall canadien pour rebâtir l’économie de l’Atlantique.
L’année 2026 sera donc troublante pour le bien-être économique des citoyens, surtout pour nous au Nouveau-Brunswick. Nous pourrons être les plus magiciens du côté de la gestion de nos finances personnelles, le désastre économique à venir va tout de même heurter individuellement. C’est l’année des désillusions qui nous attend!
jmlacadie1@gmail.com
Le gouvernement Holt est en plein dans sa deuxième année de pouvoir. La deuxième année au pouvoir des différents gouvernements est historiquement la pire de tous les régimes gouvernementaux. La première année est celle de la lune de miel pendant laquelle on distribue les bonbons tout rafraîchis issus de la plateforme électorale.
Le gouvernement Holt a été assez généreux lors de sa première année au pouvoir. L’aide aux infirmières, la libération du processus vers l’avortement, la réduction de 10% d’impôt à l’électricité, les petits déjeuners pour les enfants, le renouvellement de la loi linguistique, la création de cliniques collaboratives, et autres. Tous ces gestes relèvent surtout de la bonification des programmes sociaux, et c’est très bien ainsi.
Certains dossiers ont pourtant été perturbants. Le pire a probablement été les coupes en éducation. L’état des routes est des plus déplorables. La Centrale de gaz naturel de Tantramar est la plus contestée. Sa position dans le dossier de l’unilinguisme de l’ancienne lieutenante-gouverneure a été la pire surprise. Les ratés médicaux restent récurrents.
Les turbulences des négociations avec les États-Unis et l’arrivée du nouveau gouvernement libéral à Ottawa sont des facteurs dérangeants pour la gestion d’un bon gouvernement provincial. Personne à Fredericton, ni madame Holt, ne sait encore ce que ces hautes instances vont implanter comme directions. Mais les réalités historiques nous enseignent que nous ne pouvons pas être optimistes face aux perspectives à venir.
Il est reconnu que le Nouveau-Brunswick, avec les autres provinces de l’Atlantique, est considérée comme une des provinces les plus pauvres au Canada. Du même souffle, nous devrions aussi dire que le Canada est un des pays parmi les plus riches au monde. Ça amène à conclure qu’il y a de trop grandes distorsions économiques à l’intérieur même de notre économie canadienne. Les richesses ne sont pas bien distribuées.
Nous ne pouvons que soutenir notre province, quand elle demande au fédéral de lui rembourser les 70 millions de dollars qu’elle a perdus suite à la pression fédérale imposée pour diminuer la TPS sur les repas. Le Nouveau-Brunswick ne peut pas se permettre de perdre toutes les miettes financières qui lui sont dues.
L’heure des compressions budgétaires est donc arrivée sur le plan provincial. Pire, le gouvernement fédéral va aussi se mettre de la partie. Ça voudrait donc dire de nombreuses coupures dans les programmes et l’élimination de plusieurs postes dans les fonctions publiques. Ça risque d’être catastrophique.
Ce qui est souhaitable, c’est qu’il n’y ait pas trop de programmes sociaux qui soient coupés. La population est affamée, car le coût de la vie est grandissant. Il est prévu que ça coûtera 1.000 dollars de plus cette année pour nourrir une famille de quatre personnes.
Quand il y a une guerre comme en 1945, le système mondial a créé le Plan Marshall pour recréer l’économie allemande, laquelle économie est florissante aujourd’hui. Il est à se demander s’il ne devrait pas y avoir un Plan Marshall canadien pour rebâtir l’économie de l’Atlantique.
L’année 2026 sera donc troublante pour le bien-être économique des citoyens, surtout pour nous au Nouveau-Brunswick. Nous pourrons être les plus magiciens du côté de la gestion de nos finances personnelles, le désastre économique à venir va tout de même heurter individuellement. C’est l’année des désillusions qui nous attend!
