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28 Janvier 2026
Qui pour succéder à Yvon Lapierre ?
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Âgé de 76 ans, le maire de Dieppe estime qu’il est temps pour lui de prendre sa retraite. C’est avec le sentiment du devoir accompli qu’Yvon Lapierre s’apprête à quitter la scène politique municipale en mai prochain. Si sa succession est ouverte, aucune candidature n’avait été annoncée au moment d’écrire ces lignes. Le Moniteur acadien a demandé aux élus municipaux et à un citoyen de dresser le portrait-robot de la personne idéale pour occuper le fauteuil de maire, ainsi que d’identifier les dossiers prioritaires du prochain mandat.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
À l’approche des élections municipales du 11 mai, une page importante de la vie politique dieppoise s’apprête à se tourner. Après plusieurs mandats à la tête de la Ville, Yvon Lapierre tirera sa révérence, laissant derrière lui un héritage unanimement salué au conseil municipal.

Josée Turgeon-Roy
Au sein du conseil municipal, l’héritage laissé par Yvon Lapierre fait consensus. La conseillère générale Josée Turgeon-Roy parle d’«un des plus grands bâtisseurs de notre ville», saluant un leadership à la fois rassembleur, collaboratif et profondément respectueux du travail des employés municipaux.
Même son de cloche du côté de la population. Rencontré samedi au marché des fermiers de Dieppe, le citoyen Léonard Goguen souligne la capacité du maire sortant à rendre simples des dossiers parfois complexes.
«Yvon Lapierre, c’est un type qui a beaucoup fait pour Dieppe, il n’y a pas de doute. Il a toujours une vision simple des choses qui semblent compliquées, mais lui, il simplifie tout ça. Et on dirait qu’il y a toujours un chemin, une direction dans laquelle il va», confie-t-il.
Le profil du candidat idéal
Pour Josée Turgeon-Roy, le prochain maire ou la prochaine mairesse devra avant tout être une personne à l’écoute, capable de rassembler et de dialoguer avec les citoyens dans un contexte de croissance rapide. Elle insiste également sur l’importance d’une relation de confiance avec l’administration municipale, «les véritables experts du terrain».

Corinne Godbout
La conseillère générale Corinne Godbout met quant à elle l’accent sur la continuité et la défense du caractère francophone de Dieppe. Selon elle, la future personne à la tête de la municipalité devra posséder une solide expérience municipale, une vision stratégique et une capacité à négocier efficacement avec les autres paliers de gouvernement. «Protéger et renforcer le poids démographique francophone demeure l’élément central de notre identité collective», rappelle-t-elle.
Même idée de rassemblement chez la conseillère générale Mélyssa Janin, qui estime que le successeur ou la successeure d’Yvon Lapierre devra comprendre la diversité des réalités citoyennes et agir avec impartialité afin de renforcer la cohésion sociale.
Du côté des citoyens, Léonard Goguen évoque un leadership altruiste. «Quelqu’un qui a tendance à penser aux autres avant lui-même. On a à Dieppe beaucoup de gens retraités ou semi-retraités qui ont encore le goût de servir.» Le résident précise toutefois ne voir, pour l’instant, personne au sein du conseil actuel comme successeur naturel du maire sortant.
Les grands dossiers du prochain mandat
La croissance rapide de Dieppe s’impose comme le fil conducteur des préoccupations. Pour Josée Turgeon-Roy, le prochain conseil devra avant tout assurer la mise en œuvre rigoureuse du Plan stratégique 2025-2029, axé sur un développement durable, inclusif et fidèle à l’identité de la ville.

Mélyssa Janin
Corinne Godbout et Mélyssa Janin identifient toutes deux la gestion de la croissance comme un enjeu majeur, notamment en matière de logement abordable, d’aménagement urbain et de mobilité.
Un constat partagé par Léonard Goguen, qui s’inquiète de l’accessibilité réelle des nouveaux logements. «Il y a beaucoup de constructions, mais quand on regarde les prix, ce n’est pas nécessairement à la portée de tous», observe-t-il, tout en évoquant la pression fiscale et le besoin accru de services à domicile pour les aînés.
Des intentions électorales contrastées
Sur le plan personnel, les intentions divergent. Josée Turgeon-Roy annonce qu’elle quittera la vie politique afin de se consacrer pleinement à sa carrière au CCNB. Mélyssa Janin confirme pour sa part son intention de solliciter un nouveau mandat.
Corinne Godbout indique être en période de réflexion, évaluant la meilleure façon de continuer à servir la communauté. Le conseiller municipal du quartier 1, Jean-Marc Brideau, a quant à lui confirmé son intention de se représenter, évoquant la nécessité d’assurer la continuité du travail amorcé.
Au moment de boucler le journal, nous n’avions reçu aucun retour de Lise LeBouthillier (quartier 2), Marc Lanteigne (quartier 3) et Ernest Thibodeau (quartier 4).
À ce stade, la succession d’Yvon Lapierre demeure donc ouverte, dans un contexte où les attentes sont élevées et les enjeux nombreux. Les prochaines semaines permettront de savoir qui acceptera de relever le défi et de proposer sa vision pour l’avenir de Dieppe.
UN PREMIER CANDIDAT ACADIEN DÉCLARÉ À MONCTON
Si Dieppe pourrait élire sa première mairesse, Moncton devrait retrouver un homme dans le fauteuil de premier magistrat de la ville après le règne de Dawn Arnold et l’intérim de Paulette Thériault.
Conseiller du quartier 2 depuis 2012, Charles Léger est le premier à se lancer officiellement dans la course.
Longtemps président de l’Autorité policière régionale de Codiac (APRC), M. Léger souhaite renforcer la sécurité publique. Il estime que la Ville de Moncton devrait avoir des agents de police spéciaux capables de remplacer ceux de la GRC dans certaines situations.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
À l’approche des élections municipales du 11 mai, une page importante de la vie politique dieppoise s’apprête à se tourner. Après plusieurs mandats à la tête de la Ville, Yvon Lapierre tirera sa révérence, laissant derrière lui un héritage unanimement salué au conseil municipal.

Josée Turgeon-Roy
Au sein du conseil municipal, l’héritage laissé par Yvon Lapierre fait consensus. La conseillère générale Josée Turgeon-Roy parle d’«un des plus grands bâtisseurs de notre ville», saluant un leadership à la fois rassembleur, collaboratif et profondément respectueux du travail des employés municipaux.
Même son de cloche du côté de la population. Rencontré samedi au marché des fermiers de Dieppe, le citoyen Léonard Goguen souligne la capacité du maire sortant à rendre simples des dossiers parfois complexes.
«Yvon Lapierre, c’est un type qui a beaucoup fait pour Dieppe, il n’y a pas de doute. Il a toujours une vision simple des choses qui semblent compliquées, mais lui, il simplifie tout ça. Et on dirait qu’il y a toujours un chemin, une direction dans laquelle il va», confie-t-il.
Le profil du candidat idéal
Pour Josée Turgeon-Roy, le prochain maire ou la prochaine mairesse devra avant tout être une personne à l’écoute, capable de rassembler et de dialoguer avec les citoyens dans un contexte de croissance rapide. Elle insiste également sur l’importance d’une relation de confiance avec l’administration municipale, «les véritables experts du terrain».

Corinne Godbout
La conseillère générale Corinne Godbout met quant à elle l’accent sur la continuité et la défense du caractère francophone de Dieppe. Selon elle, la future personne à la tête de la municipalité devra posséder une solide expérience municipale, une vision stratégique et une capacité à négocier efficacement avec les autres paliers de gouvernement. «Protéger et renforcer le poids démographique francophone demeure l’élément central de notre identité collective», rappelle-t-elle.
Même idée de rassemblement chez la conseillère générale Mélyssa Janin, qui estime que le successeur ou la successeure d’Yvon Lapierre devra comprendre la diversité des réalités citoyennes et agir avec impartialité afin de renforcer la cohésion sociale.
Du côté des citoyens, Léonard Goguen évoque un leadership altruiste. «Quelqu’un qui a tendance à penser aux autres avant lui-même. On a à Dieppe beaucoup de gens retraités ou semi-retraités qui ont encore le goût de servir.» Le résident précise toutefois ne voir, pour l’instant, personne au sein du conseil actuel comme successeur naturel du maire sortant.
Les grands dossiers du prochain mandat
La croissance rapide de Dieppe s’impose comme le fil conducteur des préoccupations. Pour Josée Turgeon-Roy, le prochain conseil devra avant tout assurer la mise en œuvre rigoureuse du Plan stratégique 2025-2029, axé sur un développement durable, inclusif et fidèle à l’identité de la ville.

Mélyssa Janin
Corinne Godbout et Mélyssa Janin identifient toutes deux la gestion de la croissance comme un enjeu majeur, notamment en matière de logement abordable, d’aménagement urbain et de mobilité.
Un constat partagé par Léonard Goguen, qui s’inquiète de l’accessibilité réelle des nouveaux logements. «Il y a beaucoup de constructions, mais quand on regarde les prix, ce n’est pas nécessairement à la portée de tous», observe-t-il, tout en évoquant la pression fiscale et le besoin accru de services à domicile pour les aînés.
Des intentions électorales contrastées
Sur le plan personnel, les intentions divergent. Josée Turgeon-Roy annonce qu’elle quittera la vie politique afin de se consacrer pleinement à sa carrière au CCNB. Mélyssa Janin confirme pour sa part son intention de solliciter un nouveau mandat.
Corinne Godbout indique être en période de réflexion, évaluant la meilleure façon de continuer à servir la communauté. Le conseiller municipal du quartier 1, Jean-Marc Brideau, a quant à lui confirmé son intention de se représenter, évoquant la nécessité d’assurer la continuité du travail amorcé.
Au moment de boucler le journal, nous n’avions reçu aucun retour de Lise LeBouthillier (quartier 2), Marc Lanteigne (quartier 3) et Ernest Thibodeau (quartier 4).
À ce stade, la succession d’Yvon Lapierre demeure donc ouverte, dans un contexte où les attentes sont élevées et les enjeux nombreux. Les prochaines semaines permettront de savoir qui acceptera de relever le défi et de proposer sa vision pour l’avenir de Dieppe.
UN PREMIER CANDIDAT ACADIEN DÉCLARÉ À MONCTON
Si Dieppe pourrait élire sa première mairesse, Moncton devrait retrouver un homme dans le fauteuil de premier magistrat de la ville après le règne de Dawn Arnold et l’intérim de Paulette Thériault.
Conseiller du quartier 2 depuis 2012, Charles Léger est le premier à se lancer officiellement dans la course.
Longtemps président de l’Autorité policière régionale de Codiac (APRC), M. Léger souhaite renforcer la sécurité publique. Il estime que la Ville de Moncton devrait avoir des agents de police spéciaux capables de remplacer ceux de la GRC dans certaines situations.
