Opinion
4 Novembre 2022
Pour une rémunération des stages dans les services publics
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Communiqué de presse
La FÉÉCUM (Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton) milite depuis plusieurs années pour la rémunération des stages de fin de programme dans les services publics provinciaux.
Nous avons des personnes étudiantes qui doivent travailler sans être rémunérées et elles doivent payer pour le faire en assumant les coûts de leurs droits de scolarité et autres frais afférents.
Bien que plusieurs programmes co-op accordent déjà un salaire aux personnes étudiantes qui complètent un stage en plus de mettre en valeur l’expérience et les connaissances acquises durant les études, cette pratique se limite largement au secteur privé.
Nous proposons d’étendre cette pratique au secteur public.
Nous visons spécifiquement les stages en Science infirmière, en Sciences de l’éducation, en Travail social, en Nutrition-alimentation, en Psychologie, en Criminologie, en Kinésiologie et loisir; tous des programmes qui destinent leurs stagiaires à des emplois dans les secteurs de la Santé, des services sociaux, et de l’éducation.
Ces secteurs sont aux prises avec des défis majeurs associés au recrutement et à la rétention de main-d'œuvre qualifiée dans nos hôpitaux, nos écoles et autres rouages importants de notre secteur public.
Malgré cette réalité, le secteur postsecondaire continue d’être ignoré par ce gouvernement.
Pourtant, les efforts d’acquisition féroce de la part d’autres provinces pour recruter la relève formée dans nos universités publiques témoignent de la qualité de la formation reçue. Afin d’assurer la prestation de services publics de qualité à long terme, notre gouvernement doit faire preuve d’ingéniosité en cherchant à favoriser l’augmentation des inscriptions et la rétention de plus de nos diplômé.es et diplômés.
La FÉÉCUM considère que l’apport des stagiaires en milieu de travail dépasse de loin le cadre d’une simple activité d’apprentissage. Toute personne complétant un stage de fin de programme doit satisfaire les attentes à son entrée dans la profession.
Le moment est venu de poser un geste concret pour l’avenir de notre province en rendant obligatoire la juste rémunération des stages de fin de programme. Ce sera là un message clair que le Nouveau-Brunswick valorise ses stagiaires, qu’elle est reconnaissante de leur engagement envers nos services publics, et qu’elle va leur tendre la main dans l’atteinte de leurs objectifs de carrière.
Le gouvernement provincial se doit d’agir. Il en va de notre avenir.
Signataires:
Jean-Sébastien Léger, président Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton
Robert J. Levesque, président Fédération des Conseils d’Éducation du Nouveau-Brunswick
Alexandre Cédric Doucet, président Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick
Marcel Larocque, président Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick
Gaëtan Thomas, président-directeur général Conseil économique du Nouveau-Brunswick
Annette Hondas, présidente Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick
Miguel LeBlanc, directeur-général Association des travailleuses et travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick
Alexandre Vienneau, directeur-général Association des juristes d’expression française du Nouveau-Brunswick
Julie Gillet, directrice-générale Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick
Linda LeBlanc, présidente Société des enseignantes et enseignants retraités francophones du Nouveau-Brunswick
Jacques Verge, secrétaire Égalité santé en français N.-B. inc.
Mohammed Chekkouri, président Association Atlas des Marocains du Nouveau-Brunswick
Pierre Emmanuel Nyope président L’amicale des Camerounais de l’Atlantique
Maude Sonier, présidente Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick
Philippe Beaulieu, président Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick
