Opinion
24 Août 2022
Une fête nationale époustouflante
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Toutes les personnes ayant pu participer aux grandes et nombreuses festivités lors de notre fête nationale du 15 août n’ont certes pas été déçues. De multiples éloges ont été d’ailleurs hautement soulignés.
Cela s’explique par différents facteurs. En tout premier lieu, nous avons été bénis par le ciel car la magnifique température était omniprésente, ce qui a favorisé la tenue de nombreuses activités en plein air. En plus de cela, grâce à nos nombreux et talentueux artistes acadiens, en chant ou en musique, nous avons eu, comme aurait dit Charles Aznavour, de bons moments. Pour autant que je le sache, personne n’a été déçu.
Il y a également un autre groupe que l’on ne doit pas passer sous silence. C’est le personnel des médias, comme celui de Radio Canada, de l’Acadie Nouvelle, du Moniteur Acadien et des autres qui nous ont continuellement rappelé la tenue de ces activités à vivre, et qui les ont très bien rapportées pendant la journée, la soirée et les jours suivant cette fête.
En plus de cela, une telle fête de cette grande envergure exige évidemment de très longues et nombreuses heures de préparation, d’organisation et de bénévolat. Bravo à toutes les personnes qui y ont contribué.
Outre ce qui précède, il faut mentionner que nos églises continuent à célébrer notre fête. Hélas, plusieurs têtes qui se trouvaient dans la cathédrale de Moncton avaient pour la plupart les cheveux blancs, voire pas du tout de cheveux !
Étant donné que l’ensemble des activités était gratuit, il faut également souligner l’appui annuel des contribuables.
En revanche, trois jours après la tenue de ces très agréables et jouissantes festivités culturelles, on apprend avec tristesse un fait qui ne contribue nullement à la joie collective.
Dans notre propre province et un peu partout au pays, la francophonie est en perte de vitesse. Par exemple, il nous semble que, pas trop longtemps passé, la francophonie au Nouveau-Brunswick se chiffrait à 34 % de la population totale. En 2016, elle était descendue à 32 alors qu’en 2021, elle n’est qu’à 30 pour cent. Toutefois, il ne faut pas être trop alarmiste et découragé. Un tel déclin nous oblige à de très sérieuses réflexions et à trouver des moyens tangibles et convaincants pour corriger cette tendance. Quand on rencontre des Québécois ou d’autres francophones qui viennent nous visiter, prenons un grand soin de les accueillir avec gentillesse et chaleur. Invitons-les à se joindre à notre groupe!
Alcide F. LeBlanc
Moncton
