Chroniques
22 Octobre 2024
NOS MUNICIPALITÉS : UN ENJEU IMPORTANT
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Jean-Marie Nadeau
jmlacadie1@gmail.com
Il va de soi que la santé est le dossier prioritaire pour la population, et de par le fait même, le celui qu’endossent les différents partis politiques. Mais s’il y a un autre dossier qui remonte à la surface, c’est bel et bien celui du financement des municipalités et de la réforme fiscale. Au moment d’écrire ces lignes, je ne sais pas qui va gagner les élections, mais ma chronique demeure pertinente.
Nous avons écrit à plusieurs occasions que la réforme de la gouvernance locale était probablement le meilleur dossier du gouvernement Higgs. Mais il y a un gros bémol. Le gouvernement sortant n’a pas suffisamment distribué de manière équitable du financement aux municipalités pour accompagner cette réforme. Pour ces nouvelles municipalités, le manque à gagner enlève à cette réforme tout son lustre et toute sa valeur. Ça la rend presque caduque!
C’est bien beau de décharger sur le dos des municipalités d’anciennes responsabilités provinciales, mais ça ne peut pas se faire sans des budgets appropriés. Et c’est à ce niveau que ça dérape. Le gouvernement provincial n’a pas donné suffisamment d’argent aux municipalités et aux commissions de services régionaux pour qu’elles puissent s’acquitter honorablement de leurs nouvelles responsabilités.
Les gouvernements municipaux sont les lieux de pouvoir politique les plus près des populations locales. C’est d’autant plus important pour nous, les Acadiens, car ce pouvoir local nous permet d’avoir un certain contrôle sur notre destinée collective. Mais il faut l’utiliser à bon escient.
Plus les budgets municipaux seront gros, plus nos municipalités pourront couvrir de l’espace politique, et c’est souhaitable. Cependant, pour réaliser des projets municipaux, ça demande de plus en plus de doigté. Les populations sont frileuses à se faire imposer des programmes. Un mot magique qui devra faire partie des nouvelles pratiques municipales et régionales est bel et bien celui de la consultation publique.
Il est un peu décevant que les différents partis politiques aient peu parlé des municipalités et de la réforme fiscale si nécessaire. L’engagement libéral ne comportait que deux lignes, alors que le Part vert ne faisait pas beaucoup mieux en ne publiant qu’une page.
Nos municipalités prennent de plus en plus d’importance dans le portrait politique de la province. À ce titre, elles méritent davantage d’attention des deux autres niveaux gouvernementaux que sont le provincial et le fédéral. Les municipalités deviennent de plus en plus incontournables dans l’élaboration de nouvelles législations sociales et économiques.
La diversité des enjeux qui interpellent les municipalités est de plus en plus lourde. Nous n’avons qu’à penser à la crise du logement, abordable si possible, ou encore à l’insurmontable itinérance. Par ailleurs, des enjeux de transport public s’invitent aussi dans le portrait. Et que dire des systèmes d’eaux et d’égouts qui se font vieillissants!
Ce ne sera pas un caprice pour le nouveau gouvernement que d’augmenter substantiellement son aide financière aux municipalités. Ça devient une obligation. Les municipalités constituent les premiers niveaux de nos pratiques démocratiques. Ça explique en partie pourquoi certains conseillers et conseillères municipaux et même des maires finissent par se présenter comme candidats à la députation provinciale ou fédérale.
Nonobstant le fait que le dossier municipal ait été négligé par les partis politiques lors de cette campagne électorale, la gouvernance locale reste un dossier de la plus haute importance. En ce sens, ce dossier mérite de retrouver sa place dans l’échelle des priorités pour tout nouveau gouvernement provincial. Merci d’être allé voter!
jmlacadie1@gmail.com
Il va de soi que la santé est le dossier prioritaire pour la population, et de par le fait même, le celui qu’endossent les différents partis politiques. Mais s’il y a un autre dossier qui remonte à la surface, c’est bel et bien celui du financement des municipalités et de la réforme fiscale. Au moment d’écrire ces lignes, je ne sais pas qui va gagner les élections, mais ma chronique demeure pertinente.
Nous avons écrit à plusieurs occasions que la réforme de la gouvernance locale était probablement le meilleur dossier du gouvernement Higgs. Mais il y a un gros bémol. Le gouvernement sortant n’a pas suffisamment distribué de manière équitable du financement aux municipalités pour accompagner cette réforme. Pour ces nouvelles municipalités, le manque à gagner enlève à cette réforme tout son lustre et toute sa valeur. Ça la rend presque caduque!
C’est bien beau de décharger sur le dos des municipalités d’anciennes responsabilités provinciales, mais ça ne peut pas se faire sans des budgets appropriés. Et c’est à ce niveau que ça dérape. Le gouvernement provincial n’a pas donné suffisamment d’argent aux municipalités et aux commissions de services régionaux pour qu’elles puissent s’acquitter honorablement de leurs nouvelles responsabilités.
Les gouvernements municipaux sont les lieux de pouvoir politique les plus près des populations locales. C’est d’autant plus important pour nous, les Acadiens, car ce pouvoir local nous permet d’avoir un certain contrôle sur notre destinée collective. Mais il faut l’utiliser à bon escient.
Plus les budgets municipaux seront gros, plus nos municipalités pourront couvrir de l’espace politique, et c’est souhaitable. Cependant, pour réaliser des projets municipaux, ça demande de plus en plus de doigté. Les populations sont frileuses à se faire imposer des programmes. Un mot magique qui devra faire partie des nouvelles pratiques municipales et régionales est bel et bien celui de la consultation publique.
Il est un peu décevant que les différents partis politiques aient peu parlé des municipalités et de la réforme fiscale si nécessaire. L’engagement libéral ne comportait que deux lignes, alors que le Part vert ne faisait pas beaucoup mieux en ne publiant qu’une page.
Nos municipalités prennent de plus en plus d’importance dans le portrait politique de la province. À ce titre, elles méritent davantage d’attention des deux autres niveaux gouvernementaux que sont le provincial et le fédéral. Les municipalités deviennent de plus en plus incontournables dans l’élaboration de nouvelles législations sociales et économiques.
La diversité des enjeux qui interpellent les municipalités est de plus en plus lourde. Nous n’avons qu’à penser à la crise du logement, abordable si possible, ou encore à l’insurmontable itinérance. Par ailleurs, des enjeux de transport public s’invitent aussi dans le portrait. Et que dire des systèmes d’eaux et d’égouts qui se font vieillissants!
Ce ne sera pas un caprice pour le nouveau gouvernement que d’augmenter substantiellement son aide financière aux municipalités. Ça devient une obligation. Les municipalités constituent les premiers niveaux de nos pratiques démocratiques. Ça explique en partie pourquoi certains conseillers et conseillères municipaux et même des maires finissent par se présenter comme candidats à la députation provinciale ou fédérale.
Nonobstant le fait que le dossier municipal ait été négligé par les partis politiques lors de cette campagne électorale, la gouvernance locale reste un dossier de la plus haute importance. En ce sens, ce dossier mérite de retrouver sa place dans l’échelle des priorités pour tout nouveau gouvernement provincial. Merci d’être allé voter!
