Annabelle Landry prête sa voix à l’Arbre de l’espoir
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À 17 ans, Annabelle Landry apprenait qu’elle était atteinte d’un cancer de l’ovaire de stade 4. Quelques mois plus tard, la jeune femme de Bathurst devient le visage de la 37e campagne de l’Arbre de l’espoir, qui vise à recueillir 1,2 million de dollars pour améliorer les soins aux personnes touchées par le cancer.
Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
«Moi, mon nom, c’est Annabelle Landry, puis je veux vivre.»
Quelques mots suffisent à résumer la détermination de la jeune femme choisie comme porte-parole de l’Arbre de l’espoir 2026.
Annabelle Landry, de Bathurst, venait de terminer ses études secondaires et envisageait de poursuivre des études en biologie lorsque sa vie a brusquement changé.
En avril, après une dizaine de jours de fièvre et de fortes douleurs abdominales, elle s’est rendue à l’urgence. Le diagnostic est tombé: cancer de l’ovaire de stade 4. Elle avait 17 ans.
Cette annonce ravivait également une épreuve familiale particulièrement douloureuse. Trois ans auparavant, son père avait reçu un diagnostic de cancer du rein, lui aussi de stade 4. Il est décédé après un an et deux mois de maladie et de traitements.
«Mon père, c’était probablement la personne la plus forte que j’ai jamais rencontrée», raconte Annabelle Landry.
Elle se souvient notamment de sa passion pour les sciences, un intérêt qu’ils partageaient, mais aussi de son humour et des conversations qu’ils avaient eues au sujet de la maladie. Aujourd’hui, elle dit continuer à puiser de la force dans son exemple.
Des gestes qui comptent
Depuis son diagnostic, Annabelle Landry a subi deux interventions chirurgicales et reçu plusieurs traitements de chimiothérapie.
Elle se rappelle l’inquiétude ressentie lors de son arrivée à l’hôpital, mais également les personnes qui ont contribué à rendre l’épreuve plus supportable.
Lors de leur première rencontre, sa gynéco-oncologue lui a lancé: «Je vais être ta meilleure amie pour les cinq prochaines années.»
La jeune femme souligne également l’attention des infirmières et infirmiers qui prenaient le temps de discuter avec elle pendant ses traitements.
Malgré les difficultés et les incertitudes, Annabelle Landry continue de regarder vers l’avenir, vers ses études et les projets qu’elle souhaite réaliser.
C’est ce parcours qui a conduit la Fondation CHU Dumont à lui proposer de prêter son visage et sa voix à la 37e édition de l’Arbre de l’espoir.
La campagne a été lancée le 15 octobre avec un objectif de 1,2 million de dollars. Depuis ses débuts, elle permet de soutenir les soins et la recherche en oncologie, l’acquisition de technologies de pointe ainsi que différents services destinés aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches.
Les dons contribuent notamment à des programmes gratuits de soutien non médical ainsi qu’au fonctionnement de l’Auberge Mgr-Henri-Cormier, qui héberge sans frais les patients devant se déplacer pour recevoir des traitements en oncologie ainsi que leurs accompagnateurs.
«Nous voyons chaque jour ce que de meilleurs soins, de nouvelles technologies ou un accompagnement adapté peuvent changer dans le parcours d’une personne touchée par le cancer», souligne la Dre Linda LeBlanc, radio-oncologue au Centre d’oncologie Dr-Léon-Richard.
Selon elle, les dons permettent d’améliorer ce qui peut être offert aux patients et à leurs proches.
Toute une communauté mobilisée
Au fil des années, l’Arbre de l’espoir est devenu bien davantage qu’une collecte de fonds. Écoles, entreprises, bénévoles, organismes et communautés organisent leurs propres activités afin de contribuer à la campagne.
Pour le président-directeur général de la Fondation CHU Dumont, Gilles Allain, cette mobilisation collective demeure au cœur de son succès.
«Chaque don compte, mais chaque geste de mobilisation compte aussi. Une école qui organise une activité, une entreprise qui mobilise ses employés, un bénévole qui donne de son temps ou une personne qui choisit de faire un don: ce sont toutes ces mains tendues qui nous permettent d’aller plus loin», affirme-t-il.
La campagne culminera le vendredi 27 novembre avec le traditionnel Radiothon de l’Arbre de l’espoir.
Ouvert au public, il se déroulera de 7h à 18h au CCNB de Dieppe. La journée sera diffusée sur les ondes de CJSE et, de 15h à 18h, sur les radios communautaires membres de l’Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick.
Des survivants du cancer y livreront leurs témoignages, tandis que des prestations artistiques se succéderont tout au long de la journée.
Depuis sa création en 1983, la Fondation CHU Dumont a investi plus de 75 millions de dollars dans des projets visant à améliorer les soins et l’expérience des patients du CHU Dumont.
