Communauté
11 Juin 2025
Fondation du Collège Saint-Joseph
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Une ancienne et quatre anciens de renoms reconnus lors de la 9e cérémonie de reconnaissance
La Fondation du Collège Saint-Joseph a ajouté cinq personnes à son tableau d’honneur. Elle a tenu samedi sa 9e cérémonie de reconnaissance des anciennes et anciens de renoms samedi au Monument-Lefebvre de Memramcook, le jour du 161e anniversaire de l’arrivée du père Camille Lefebvre à Memramcook le 7 juin 1864.
Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
Le père Emery O’Brien, Émé Arsenault-Lacroix, Keith Coughlan, Jean A. Richard et Paul Delaney sont les personnes qui ont obtenu leur certificat de reconnaissance lors de la cérémonie digne de l’occasion afin de sauvegarder et promouvoir l’héritage éducationnel, culturel et historique des collèges Saint-Joseph et Notre-Dame d’Acadie.
Le père Emery O’Brien est né Shemogue en 1939. Il a fréquenté le collège Saint-Joseph de 1954 à 1958. Ordonné prêtre à Rome en 1964, il a enseigné au collège avant sa fermeture en 1966. Il a ensuite été prêtre dans plusieurs paroisses du Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Il exerce actuellement dans la région de Memramcook.
«Ma communauté me voyait comme enseignant et j’ai seulement enseigné une année, a déclaré l’homme d’Église qui fête six décennies de sacerdoce. On voulait me destiner en informatique et j’ai de la difficulté à avec mon téléphone portable aujourd’hui. Les études en informatique ont été difficiles pour moi et j’ai ensuite été envoyé en paroisses en 1967. Je suis toujours là. Mon ministère me place proche de mes paroissiens, cela a marqué ma vie. Je célèbre cette année mes 60 ans en pastorale et j’aime cela.» Gilberte Nowlan a présenté le père O’Brien.
Keith Coughlan a fréquenté le Collège Saint-Joseph en 1960, et les deux dernières années du baccalauréat ont ensuite été transférées à l’Université de Moncton. Actif dans les sports et surtout au baseball, il a été enseignant et administrateur scolaire par la suite. Il a été présenté par Eugène Gene Gaudet.
«Le collège offrait une éducation qui relevait de la formation classique, a reflété Keith Coughlan. J’ai toujours aimé le principe de l’honnête homme et sur ma tombe, je voulais qu’on inscrive ci-git un honnête homme. On m’a donné l’occasion de goûter à une multitude d’activités pédagogiques à Saint-Joseph, comme le chant choral avec Neil Michaud, une pièce de théâtre avec Jean-Guy Gagnon ou j’avais une ligne et je l’ai manquée, un ciné-club géré par Alphonse Caissie et toutes les activités sportives sous Aurélien Paulin. Il y avait aussi le club de débat. Merci à la communauté Sainte-Croix pour m’avoir permis de vivre ma vie de jeunesse et ensuite de me préparer pour une riche vie professionnelle.»
Jean A. Richard, 90 ans, a été enseignant et défenseur de la langue française dans la région de Moncton pendant bien des années. À l’âge de 14 ans, il a quitté son village natal de Saint-Ignace-de-Kent pour se diriger vers le Collège Saint-Joseph après avoir obtenu une bourse des pères Sainte-Croix. Il s’est aussi intéressé à la milice et s’est engagé auprès des cadets de l’armée à l’école Vanier. Directeur adjoint de l’école Mathieu-Martin, il a aussi milité pour la création de l’Association des enseignantes et enseignants francophones du N.-B.
« J’ai bien apprécié le goût de la camaraderie et de l’engagement, et de faire une différence dans la communauté au collège Saint-Joseph. J’ai lutté contre l‘assimilation et pour la défense de la langue française en participant à des comités et organismes qui faisaient avancer la cause des francophones. Je me rappel de mon arrivée au collège à 14 ans. Je m’y suis rendu dans la boite de camion d’un de mes voisins qui venait porter son fils au collège. J’ai exploré tous les coins du collège incluant la grange, le verger de pommiers, etc. »
M. Richard a connu quelques péripéties durant sa scolarité, dont l’une aurait pu se révéler fatale. « Lors d’un événement, j’ai fait une chute du 2e étage de la résidence. Certains me croyaient mort. J’ai été transporté à l’hôpital et une semaine plus tard, j’étais de retour au collège. J’ai gradué en 1956 dans la même salle où nous sommes réunis aujourd’hui, et je garde de bons souvenirs de cette époque. J’ai une reconnaissance profonde pour la qualité de l’enseignement reçu pour contribuer à mon tour à la communauté acadienne. » Monique Richard a présenté son père.
Native de Petit-Rocher, Émé Arsenault-Lacroix a été active dans les chorales et le chant. La musique a été sa vie, que ce soit avec son époux Donat Lacroix ou avec les nombreuses chorales au sein desquelles elle a chanté ou qu’elle a dirigées. Elle a fréquenté le collège Notre-Dame d’Acadie de Moncton et a été soliste de la chorale de l’institution qui a été classée la meilleure au Canada dans les années 1950 à 1970. Elle a aussi fréquenté l’Université de Moncton pour approfondir ses connaissances en chant.
Florine Desprès et Neil Michaud ont eu bien de l’influence lors de ses formations. Émé et Donat Lacroix, un auteur-compositeur acadien bien connu, se sont mariés en 1964. Elle a participé à 70 représentations de la pièce dramatiques Louis-Mailloux.
« On reconnait l’importance qu’a eu le collège Saint-Joseph et Notre-Dame d’Acadie à travers une cérémonie comme celle-ci, a exprimé Émé Arsenault-Lacroix. Ils ont été des phares pour la communauté acadienne. J’ai eu ce privilège de passer quatre belles années à Notre-Dame d’Acadie avec les sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. J’ai eu un enseignement super avec des professeurs très qualifiés. On avait des échanges avec le collège Saint-Joseph, moi surtout avec la chorale et ce sont des souvenirs inoubliables. » Régina Robichaud a présenté Émé.
Né à Summerside (Île-du-Prince-Édouard) en 1944, Paul Delaney était de la dernière classe qui a obtenu son baccalauréat en anglais du Collège-Saint-Joseph. Il a obtenu un doctorat et, par la suite, est devenu professeur et auteur. Il s’est intéressé aux arts, à l’histoire acadienne et à la généalogie. Il a enseigné la littérature anglaise à l’Université de Moncton pendant 20 ans après un séjour en Europe. Il s’est intéressé à la déportation des acadiens et ses écrits se retrouvent au Centre d’études acadiennes père Anselme-Chiasson au campus de Moncton. Il est membre fondateur de la Commission des monuments de l’Odyssée acadienne.
«Lorsque j’ai terminé mes quatre ans à Saint-Joseph, j’étais bien plus acadien qu’Irlandais, s’est-il souvenu. Mes recherches sur la déportation ont été intéressantes. J’ai bien apprécié mon séjour à Saint-Joseph.» Jean Gaudet a présenté Paul Delaney.
La cérémonie s’est terminée par le chant de l’Ave Maris Stella sous la direction d’Émé Arsenault-Lacroix. Le tout a été suivi d’un gouter au Café du Monument-Lefebvre. La prochaine cérémonie est prévue en octobre.

Les personnes de renoms honorées samedi à Memramcook par la Fondation du Collège Saint-Joseph sont, de gauche à droite : Jean J. Gaudet, président de la Fondation; Paul Delaney, père Emery O’Brien, Émé Arsenault-Lacroix, Jean A. Richard, Keith Coughlan et Bernard Poirier, membre fondateur de la Fondation. (Photo Normand A. Léger)
La Fondation du Collège Saint-Joseph a ajouté cinq personnes à son tableau d’honneur. Elle a tenu samedi sa 9e cérémonie de reconnaissance des anciennes et anciens de renoms samedi au Monument-Lefebvre de Memramcook, le jour du 161e anniversaire de l’arrivée du père Camille Lefebvre à Memramcook le 7 juin 1864.
Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
Le père Emery O’Brien, Émé Arsenault-Lacroix, Keith Coughlan, Jean A. Richard et Paul Delaney sont les personnes qui ont obtenu leur certificat de reconnaissance lors de la cérémonie digne de l’occasion afin de sauvegarder et promouvoir l’héritage éducationnel, culturel et historique des collèges Saint-Joseph et Notre-Dame d’Acadie.
Le père Emery O’Brien est né Shemogue en 1939. Il a fréquenté le collège Saint-Joseph de 1954 à 1958. Ordonné prêtre à Rome en 1964, il a enseigné au collège avant sa fermeture en 1966. Il a ensuite été prêtre dans plusieurs paroisses du Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Il exerce actuellement dans la région de Memramcook.
«Ma communauté me voyait comme enseignant et j’ai seulement enseigné une année, a déclaré l’homme d’Église qui fête six décennies de sacerdoce. On voulait me destiner en informatique et j’ai de la difficulté à avec mon téléphone portable aujourd’hui. Les études en informatique ont été difficiles pour moi et j’ai ensuite été envoyé en paroisses en 1967. Je suis toujours là. Mon ministère me place proche de mes paroissiens, cela a marqué ma vie. Je célèbre cette année mes 60 ans en pastorale et j’aime cela.» Gilberte Nowlan a présenté le père O’Brien.
Keith Coughlan a fréquenté le Collège Saint-Joseph en 1960, et les deux dernières années du baccalauréat ont ensuite été transférées à l’Université de Moncton. Actif dans les sports et surtout au baseball, il a été enseignant et administrateur scolaire par la suite. Il a été présenté par Eugène Gene Gaudet.
«Le collège offrait une éducation qui relevait de la formation classique, a reflété Keith Coughlan. J’ai toujours aimé le principe de l’honnête homme et sur ma tombe, je voulais qu’on inscrive ci-git un honnête homme. On m’a donné l’occasion de goûter à une multitude d’activités pédagogiques à Saint-Joseph, comme le chant choral avec Neil Michaud, une pièce de théâtre avec Jean-Guy Gagnon ou j’avais une ligne et je l’ai manquée, un ciné-club géré par Alphonse Caissie et toutes les activités sportives sous Aurélien Paulin. Il y avait aussi le club de débat. Merci à la communauté Sainte-Croix pour m’avoir permis de vivre ma vie de jeunesse et ensuite de me préparer pour une riche vie professionnelle.»
Jean A. Richard, 90 ans, a été enseignant et défenseur de la langue française dans la région de Moncton pendant bien des années. À l’âge de 14 ans, il a quitté son village natal de Saint-Ignace-de-Kent pour se diriger vers le Collège Saint-Joseph après avoir obtenu une bourse des pères Sainte-Croix. Il s’est aussi intéressé à la milice et s’est engagé auprès des cadets de l’armée à l’école Vanier. Directeur adjoint de l’école Mathieu-Martin, il a aussi milité pour la création de l’Association des enseignantes et enseignants francophones du N.-B.
« J’ai bien apprécié le goût de la camaraderie et de l’engagement, et de faire une différence dans la communauté au collège Saint-Joseph. J’ai lutté contre l‘assimilation et pour la défense de la langue française en participant à des comités et organismes qui faisaient avancer la cause des francophones. Je me rappel de mon arrivée au collège à 14 ans. Je m’y suis rendu dans la boite de camion d’un de mes voisins qui venait porter son fils au collège. J’ai exploré tous les coins du collège incluant la grange, le verger de pommiers, etc. »
M. Richard a connu quelques péripéties durant sa scolarité, dont l’une aurait pu se révéler fatale. « Lors d’un événement, j’ai fait une chute du 2e étage de la résidence. Certains me croyaient mort. J’ai été transporté à l’hôpital et une semaine plus tard, j’étais de retour au collège. J’ai gradué en 1956 dans la même salle où nous sommes réunis aujourd’hui, et je garde de bons souvenirs de cette époque. J’ai une reconnaissance profonde pour la qualité de l’enseignement reçu pour contribuer à mon tour à la communauté acadienne. » Monique Richard a présenté son père.
Native de Petit-Rocher, Émé Arsenault-Lacroix a été active dans les chorales et le chant. La musique a été sa vie, que ce soit avec son époux Donat Lacroix ou avec les nombreuses chorales au sein desquelles elle a chanté ou qu’elle a dirigées. Elle a fréquenté le collège Notre-Dame d’Acadie de Moncton et a été soliste de la chorale de l’institution qui a été classée la meilleure au Canada dans les années 1950 à 1970. Elle a aussi fréquenté l’Université de Moncton pour approfondir ses connaissances en chant.
Florine Desprès et Neil Michaud ont eu bien de l’influence lors de ses formations. Émé et Donat Lacroix, un auteur-compositeur acadien bien connu, se sont mariés en 1964. Elle a participé à 70 représentations de la pièce dramatiques Louis-Mailloux.
« On reconnait l’importance qu’a eu le collège Saint-Joseph et Notre-Dame d’Acadie à travers une cérémonie comme celle-ci, a exprimé Émé Arsenault-Lacroix. Ils ont été des phares pour la communauté acadienne. J’ai eu ce privilège de passer quatre belles années à Notre-Dame d’Acadie avec les sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. J’ai eu un enseignement super avec des professeurs très qualifiés. On avait des échanges avec le collège Saint-Joseph, moi surtout avec la chorale et ce sont des souvenirs inoubliables. » Régina Robichaud a présenté Émé.
Né à Summerside (Île-du-Prince-Édouard) en 1944, Paul Delaney était de la dernière classe qui a obtenu son baccalauréat en anglais du Collège-Saint-Joseph. Il a obtenu un doctorat et, par la suite, est devenu professeur et auteur. Il s’est intéressé aux arts, à l’histoire acadienne et à la généalogie. Il a enseigné la littérature anglaise à l’Université de Moncton pendant 20 ans après un séjour en Europe. Il s’est intéressé à la déportation des acadiens et ses écrits se retrouvent au Centre d’études acadiennes père Anselme-Chiasson au campus de Moncton. Il est membre fondateur de la Commission des monuments de l’Odyssée acadienne.
«Lorsque j’ai terminé mes quatre ans à Saint-Joseph, j’étais bien plus acadien qu’Irlandais, s’est-il souvenu. Mes recherches sur la déportation ont été intéressantes. J’ai bien apprécié mon séjour à Saint-Joseph.» Jean Gaudet a présenté Paul Delaney.
La cérémonie s’est terminée par le chant de l’Ave Maris Stella sous la direction d’Émé Arsenault-Lacroix. Le tout a été suivi d’un gouter au Café du Monument-Lefebvre. La prochaine cérémonie est prévue en octobre.
Les personnes de renoms honorées samedi à Memramcook par la Fondation du Collège Saint-Joseph sont, de gauche à droite : Jean J. Gaudet, président de la Fondation; Paul Delaney, père Emery O’Brien, Émé Arsenault-Lacroix, Jean A. Richard, Keith Coughlan et Bernard Poirier, membre fondateur de la Fondation. (Photo Normand A. Léger)
