Memramcook veut devenir le carrefour du pain
- Partager
Du 3 au 17 octobre, la première édition du Festival du PAIN et CIE réunira boulangers, producteurs, restaurateurs, artisans et artistes à Memramcook et ailleurs dans le Sud-Est. Derrière le pain, les organisateurs veulent surtout créer un rendez-vous durable autour des produits locaux et de la communauté.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Faire de Memramcook au pain ce que Shediac est au homard. Pour une première édition, l’ambition est clairement affichée.
«On veut faire de Memramcook le hub du pain comme Shediac est le hub du homard», a lancé Sylvio Belliveau lors de la présentation du Festival du PAIN et CIE / BREAD & CO Festival.
L’événement se déroulera du 3 au 17 octobre à Memramcook et dans différentes localités du Sud-Est du Nouveau-Brunswick. Boulangers, artisans, agriculteurs, producteurs, restaurateurs, cafés, marchés, artistes et organismes communautaires sont appelés à y participer.
Cette première édition aura pour thème «Tranche de vie – Slice of Life».
«Le thème de cette première édition se veut profondément humain et rassembleur. Il évoque ces petits moments qui donnent du goût à la vie: une tranche de pain fraîchement coupée, un repas partagé, une conversation autour d’une table, une tradition transmise d’une génération à l’autre, une rencontre imprévue ou simplement le plaisir de savourer», explique Sylvio Belliveau.
Bien plus que du pain
Le festival veut en effet dépasser largement le cadre de la boulangerie.
Ateliers, concours, expériences culinaires et événements spéciaux serviront à mettre en valeur les produits et les savoir-faire de la région. Les organisateurs veulent aussi raconter les histoires qui entourent la nourriture: recettes familiales, traditions culinaires, souvenirs d’enfance et repas partagés.
«Le pain est universel. Chaque culture possède ses pains, ses techniques, ses recettes et ses histoires. Pourtant, malgré leurs différences, ces traditions partagent souvent quelque chose d’essentiel: le pain est fait pour être partagé», souligne Sylvio Belliveau.
Le choix de Memramcook n’est pas fortuit. Berceau important de l’histoire acadienne, la vallée offre selon les organisateurs un cadre naturel pour un événement consacré à la transmission, au patrimoine culinaire et aux rencontres entre générations. Le festival entend cependant rayonner au-delà de la municipalité et créer des liens entre différentes communautés du Sud-Est.
Le maire de Memramcook, Maxime Bourgeois, y voit aussi une façon de mettre en valeur le patrimoine culinaire local.
«Du côté de la municipalité, ça cadre parfaitement bien avec notre stratégie agrotouristique. Le pain, c’est quelque chose que, souvent, on prend pour acquis. Ça fait partie de notre tradition, de notre héritage depuis longtemps», a-t-il souligné.
Et le maire rappelle que le patrimoine culinaire acadien ne se limite pas aux plats les plus connus.
«On a toujours tendance à penser à la cuisine acadienne comme le fricot ou la poutine râpée, mais on oublie souvent le pain qui est toujours au centre.»
Le festival entend cependant rayonner au-delà de la municipalité et créer des liens entre différentes communautés du Sud-Est.
Un circuit régional et solidaire
Du 3 au 16 octobre, date de la Journée internationale du pain, un circuit permettra notamment au public de visiter boulangeries, cafés, bistros, fermes, marchés, restaurants et artisans participants.
Certains établissements proposeront des produits ou des créations spécialement associés au festival. L’idée est d’inciter les visiteurs à parcourir la région et à rencontrer ceux qui produisent et transforment les aliments locaux.
Le circuit comportera également un volet solidaire. Une partie des ventes de produits sélectionnés contribuera à Nourrir NB, organisme qui lutte contre l’insécurité alimentaire et cherche à améliorer l’accès à la nourriture dans la province.
Le Festival du PAIN et CIE a été créé cette année avec l’objectif de devenir un rendez-vous annuel. Ses promoteurs veulent à la fois soutenir les entreprises régionales, valoriser les traditions culinaires et créer un événement où la nourriture devient prétexte à la rencontre.
Sylvio Belliveau résume l’esprit de cette première édition en quelques mots: «Ayez le courage de penser petit et de rêver grand.»
