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9 Février 2026
Sondage sur la Maison Pascal-Poirier : la population tranche en faveur de la rénovation
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C’est un mandat clair pour la préservation du patrimoine historique. La majorité des répondants au sondage sur la Maison Pascal-Poirier, organisé en fin d’année dernière par la Ville de Shediac, ont voté massivement en faveur de la sauvegarde de l’édifice. Ils sont 85% à s’être prononcés en faveur de sa rénovation, et 79% pensent que des fonds publics devraient être investis pour réaliser cet objectif.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Cent quatre-vingt (180) personnes ont répondu à ce sondage. La moyenne d’âge des répondants est globalement élevée. Parmi ceux-ci, 32% ont plus de 65 ans, tandis que la tranche des 25-34 ans ne compte que 14%. Plus de la moitié des répondants sont âgés d’au moins 55 ans.
Seulement 4% des répondants ont déclaré ne rien connaître de Pascal Poirier, tandis que 57% disent bien connaître son histoire et son rôle. S’agissant de l’importance de sa maison familiale, 74% estiment qu’elle est «très importante pour le patrimoine et l’identité communautaire», et 18% «assez importante».
La question portant sur les avantages de la Maison offrait plusieurs possibilités de réponse, c’est pourquoi elle en a généré 593. «Préserver un élément important du patrimoine local» et «valoriser l’histoire et la culture acadienne» caracolent en tête avec 27% chaque. Affichant une égalité similaire (22%), on trouve juste en dessous «attirer des touristes et stimuler l’économie locale» ainsi que «offrir un espace pour des activités communautaires».
Selon le rapport remis le mois dernier par la firme Accent Stratégies à la Ville de Shediac et dont Le Moniteur acadien a obtenu copie, «la Maison est perçue comme un actif symbolique majeur et comme un exemple des histoires liées à l’identité acadienne qui doit être préservée et communiquée, tant auprès de la jeunesse qu’auprès des nouveaux arrivants qui se joignent à la société acadienne et néobrunswickoise.»
Malgré les enjeux soulevés par l’administration municipale (endettement, modernisation des infrastructures, ajout de routes, de trottoirs et de services), 141 personnes accordent de l’importance à la préservation et à la rénovation de l’édifice: très élevée pour 88 personnes (49%) et élevée pour 53 (29%). L’importance est qualifiée de modérée par 16 répondants (9%), tandis qu’elle n’est faible que pour 14 autres (8%).
De façon significative, les 180 participants n’ont coché que 220 réponses à la question à choix multiples sur les inconvénients d’une préservation. Si 29% ont cité les «coûts élevés de rénovation et d’entretien», cela n’a pas empêché 142 citoyens sur 180 à se déclarer favorables à l’investissement de fonds publics.
Ils sont 130 à penser que la municipalité devrait contribuer à l’effort financier; 129 sont pour une participation du gouvernement provincial, et 115 du gouvernement fédéral. La participation du secteur privé est recommandée par 86 personnes, et 99 envisagent des campagnes de financement. Là encore, il était possible de cocher plusieurs réponses.
En ce qui concerne la rénovation, 80% la souhaitent sur son emplacement actuel, tandis que 14% suggèrent de la faire suivre d’un déménagement vers un autre site.
Les résultats du sondage ont été rendus publics lors du conseil municipal du 2 février dernier. Pour les membres du groupe communautaire Les ami(e)s de la Maison Pascal-Poirier, c’est une première victoire morale. La Ville va-t-elle écouter ses concitoyens et les consultants qu’elle a engagés?
«La démarche de consultation entreprise par le Conseil a eu comme effet positif que certains groupes intéressés à préserver la Maison ont amorcé un dialogue. Nous ne pouvons qu’encourager le Conseil à nourrir ce dialogue et permettre aux intervenants intéressés d’exercer le leadership nécessaire pour déterminer la vocation à confier à une Maison Pascal-Poirier préservée», conclut le rapport d'Accent Stratégies.








Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Cent quatre-vingt (180) personnes ont répondu à ce sondage. La moyenne d’âge des répondants est globalement élevée. Parmi ceux-ci, 32% ont plus de 65 ans, tandis que la tranche des 25-34 ans ne compte que 14%. Plus de la moitié des répondants sont âgés d’au moins 55 ans.
Seulement 4% des répondants ont déclaré ne rien connaître de Pascal Poirier, tandis que 57% disent bien connaître son histoire et son rôle. S’agissant de l’importance de sa maison familiale, 74% estiment qu’elle est «très importante pour le patrimoine et l’identité communautaire», et 18% «assez importante».
La question portant sur les avantages de la Maison offrait plusieurs possibilités de réponse, c’est pourquoi elle en a généré 593. «Préserver un élément important du patrimoine local» et «valoriser l’histoire et la culture acadienne» caracolent en tête avec 27% chaque. Affichant une égalité similaire (22%), on trouve juste en dessous «attirer des touristes et stimuler l’économie locale» ainsi que «offrir un espace pour des activités communautaires».
Selon le rapport remis le mois dernier par la firme Accent Stratégies à la Ville de Shediac et dont Le Moniteur acadien a obtenu copie, «la Maison est perçue comme un actif symbolique majeur et comme un exemple des histoires liées à l’identité acadienne qui doit être préservée et communiquée, tant auprès de la jeunesse qu’auprès des nouveaux arrivants qui se joignent à la société acadienne et néobrunswickoise.»
Malgré les enjeux soulevés par l’administration municipale (endettement, modernisation des infrastructures, ajout de routes, de trottoirs et de services), 141 personnes accordent de l’importance à la préservation et à la rénovation de l’édifice: très élevée pour 88 personnes (49%) et élevée pour 53 (29%). L’importance est qualifiée de modérée par 16 répondants (9%), tandis qu’elle n’est faible que pour 14 autres (8%).
De façon significative, les 180 participants n’ont coché que 220 réponses à la question à choix multiples sur les inconvénients d’une préservation. Si 29% ont cité les «coûts élevés de rénovation et d’entretien», cela n’a pas empêché 142 citoyens sur 180 à se déclarer favorables à l’investissement de fonds publics.
Ils sont 130 à penser que la municipalité devrait contribuer à l’effort financier; 129 sont pour une participation du gouvernement provincial, et 115 du gouvernement fédéral. La participation du secteur privé est recommandée par 86 personnes, et 99 envisagent des campagnes de financement. Là encore, il était possible de cocher plusieurs réponses.
En ce qui concerne la rénovation, 80% la souhaitent sur son emplacement actuel, tandis que 14% suggèrent de la faire suivre d’un déménagement vers un autre site.
Les résultats du sondage ont été rendus publics lors du conseil municipal du 2 février dernier. Pour les membres du groupe communautaire Les ami(e)s de la Maison Pascal-Poirier, c’est une première victoire morale. La Ville va-t-elle écouter ses concitoyens et les consultants qu’elle a engagés?
«La démarche de consultation entreprise par le Conseil a eu comme effet positif que certains groupes intéressés à préserver la Maison ont amorcé un dialogue. Nous ne pouvons qu’encourager le Conseil à nourrir ce dialogue et permettre aux intervenants intéressés d’exercer le leadership nécessaire pour déterminer la vocation à confier à une Maison Pascal-Poirier préservée», conclut le rapport d'Accent Stratégies.








