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4 Février 2026
Le projet de centrale au gaz inquiète aussi à Cap-Acadie
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Une soixantaine de personnes — dont le député de Shediac-Cap-Acadie, le maire de Cap-Acadie et quelques conseillers municipaux — ont assisté samedi après-midi à une réunion d’information sur la centrale au gaz envisagée à Centre Village, dans le secteur de Tantramar. La plupart des intervenants ont dénoncé le manque de transparence entourant le projet.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Selon Éric Tremblay, le problème dépasse largement ce seul dossier. «Ce qui est flagrant, au Nouveau-Brunswick, c’est que le processus d’impact environnemental n’est pas transparent. Ni Énergie NB ni le gouvernement ne le sont.»

Éric Tremblay a invité les gens à assister massivement aux audiences de la Commission de l’énergie et des services publics, à Moncton du 9 au 13 février. (Photo : Damien Dauphin)
Il déplore un discours axé sur le fait accompli plutôt que sur la consultation. «Ils nous disent: “faites-nous confiance”, mais ils sont sur le bord de la banqueroute. Ils nous informent des dégâts qu’ils vont faire, mais ils ne nous consultent pas.»
M. Tremblay a appelé les citoyens à se mobiliser en vue des audiences que tiendra la Commission de l’énergie et des services publics du 9 au 13 février, à l’hôtel Delta Beauséjour à Moncton. «Allez donner votre voix. Si on ne parle pas, ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent.»
Il a établi un parallèle avec la crise du gaz de schiste dans le comté de Kent entre 2012 et 2014. « Le gouvernement a reculé, mais il a fallu descendre dans la rue. Il y a eu de la violence. Puis c’est lorsque les Autochtones s’en sont mêlés que ça a bougé.»
Pour lui, la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec le confort moderne. «Ce n’est pas une question de retourner vivre dans des cavernes. On peut avoir le confort moderne sans tout détruire autour de nous. Il y a des alternatives, et ailleurs dans le monde, on les utilise.»
De son côté, notre panéliste politique Jacques Giguère a plaidé pour une réforme du code du bâtiment. Ayant construit une maison autosuffisante à Memramcook, il estime qu’on ne devrait plus permettre la construction d’immeubles incapables de produire leur propre énergie.
«Si on voulait mettre une centrale pour alimenter des immeubles de 100 logements dans le parc industriel à Dieppe, il n’y en aurait pas. Mais on la met dans le bois, à Centre Village, et les gens devront s’arranger avec ça.»

Après avoir écrit aux autorités politiques, il dit n’avoir reçu une réponse que du ministre de l’Énergie, encore était-ce sous la forme d’un copié-collé du communiqué d’Énergie NB. «Ce n’est pas son rôle de faire ça. Le rôle du gouvernement, c’est d’écouter les gens et de trouver des alternatives.»
Un résident de Cap-Pelé a également témoigné de son expérience avec une maison alimentée par des panneaux solaires et des batteries. Selon lui, la technologie permet déjà de gérer les pointes de consommation. «La technologie existe. Moi, je ne veux pas d’une centrale thermique à neuf kilomètres de chez nous.»
«Le gouvernement pense qu’on n’est pas assez smart au Nouveau-Brunswick pour régler nos problèmes. C’est pas qu’on n’est pas assez smart, c’est qu’il ne nous écoute pas. Je me rappelle que Mme Holt s’est fait élire sur un mandat de transparence. Eh bien voilà, ça prend de la transparence!», a conclu Éric Tremblay sous les applaudissements.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Selon Éric Tremblay, le problème dépasse largement ce seul dossier. «Ce qui est flagrant, au Nouveau-Brunswick, c’est que le processus d’impact environnemental n’est pas transparent. Ni Énergie NB ni le gouvernement ne le sont.»

Éric Tremblay a invité les gens à assister massivement aux audiences de la Commission de l’énergie et des services publics, à Moncton du 9 au 13 février. (Photo : Damien Dauphin)
Il déplore un discours axé sur le fait accompli plutôt que sur la consultation. «Ils nous disent: “faites-nous confiance”, mais ils sont sur le bord de la banqueroute. Ils nous informent des dégâts qu’ils vont faire, mais ils ne nous consultent pas.»
M. Tremblay a appelé les citoyens à se mobiliser en vue des audiences que tiendra la Commission de l’énergie et des services publics du 9 au 13 février, à l’hôtel Delta Beauséjour à Moncton. «Allez donner votre voix. Si on ne parle pas, ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent.»
Il a établi un parallèle avec la crise du gaz de schiste dans le comté de Kent entre 2012 et 2014. « Le gouvernement a reculé, mais il a fallu descendre dans la rue. Il y a eu de la violence. Puis c’est lorsque les Autochtones s’en sont mêlés que ça a bougé.»
Pour lui, la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec le confort moderne. «Ce n’est pas une question de retourner vivre dans des cavernes. On peut avoir le confort moderne sans tout détruire autour de nous. Il y a des alternatives, et ailleurs dans le monde, on les utilise.»
De son côté, notre panéliste politique Jacques Giguère a plaidé pour une réforme du code du bâtiment. Ayant construit une maison autosuffisante à Memramcook, il estime qu’on ne devrait plus permettre la construction d’immeubles incapables de produire leur propre énergie.
«Si on voulait mettre une centrale pour alimenter des immeubles de 100 logements dans le parc industriel à Dieppe, il n’y en aurait pas. Mais on la met dans le bois, à Centre Village, et les gens devront s’arranger avec ça.»

Après avoir écrit aux autorités politiques, il dit n’avoir reçu une réponse que du ministre de l’Énergie, encore était-ce sous la forme d’un copié-collé du communiqué d’Énergie NB. «Ce n’est pas son rôle de faire ça. Le rôle du gouvernement, c’est d’écouter les gens et de trouver des alternatives.»
Un résident de Cap-Pelé a également témoigné de son expérience avec une maison alimentée par des panneaux solaires et des batteries. Selon lui, la technologie permet déjà de gérer les pointes de consommation. «La technologie existe. Moi, je ne veux pas d’une centrale thermique à neuf kilomètres de chez nous.»
«Le gouvernement pense qu’on n’est pas assez smart au Nouveau-Brunswick pour régler nos problèmes. C’est pas qu’on n’est pas assez smart, c’est qu’il ne nous écoute pas. Je me rappelle que Mme Holt s’est fait élire sur un mandat de transparence. Eh bien voilà, ça prend de la transparence!», a conclu Éric Tremblay sous les applaudissements.
