Actualités
4 Février 2026
Trois hommes pour un fauteuil de maire sur fond d’insécurité croissante
- Partager
La relève annoncée au fauteuil mayoral de Moncton suscite des vocations. Deux conseillers de quartier et un ancien maire ont d’ores et déjà déclaré leur candidature. La sécurité publique devrait dominer les thèmes de la campagne électorale.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Charles Léger, conseiller du quartier 2, est le premier à avoir fait connaître ses intentions. Des trois candidats déclarés pour le moment, il est le seul Acadien.
Ancien président de l’Autorité policière régionale de Codiac, il entend faire campagne sur la sécurité publique, la sûreté, le sans-abrisme, le vandalisme et le vol des biens.
«Le maire devra diriger par l'action et prendre des mesures fortes et décisives, soutient-il. Il est important que le maire et le conseil municipal travaillent ensemble à la création de partenariats afin de résoudre des problèmes de longue date.»
Pour ce faire, M. Léger souhaite faire installer des caméras de sécurité avec intelligence artificielle, et ajouter des patrouilles au centre-ville.
Quelques citoyens rencontrés sur la rue Main lundi matin partagent cet avis. C’est le cas de Susan Christie, qui a constaté une « criminalité exponentielle » au cours des dix dernières années. «Il y a 15 ans, il y avait seulement un vieux monsieur qui faisait souvent la manche (Roland Joseph Albénie LeBlanc, alias «Frenchie», décédé en janvier 2018 – NDLR), mais il était gentil et pas du tout agressif. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. J’ai peur d’aller seule dans certains endroits du centre-ville» (traduit de l’anglais par nos soins).
Charles Léger est conseiller municipal depuis 2012. Président du comité des amis de la Cathédrale, il siège sur divers autres comités dont celui de la conservation du patrimoine, ainsi qu’au conseil d’administration de Downtown Moncton-Centre-Ville inc.
«Je possède le leadership municipal et une compréhension approfondie de tous les aspects de la municipalité. Je suis prêt à relever le défi et de diriger la ville de Moncton dans sa prochaine phase de croissance», a affirmé le conseiller.
Un candidat anglophone pour les Acadiens ?
Élu lui aussi pour la première fois en 2012, le conseiller Shawn Crossman (quartier 1) a annoncé sa candidature jeudi dernier dans le centre communautaire qui porte le nom de son père. Il va faire campagne sur les thèmes de la sécurité, de la croissance, des citoyens et de la transparence dans une ville qu’il considère être «à la croisée des chemins».

Shawn Crossman
«Je crois dans des voisinages où les familles se sentent en sécurité», faisant lui aussi de ce thème l’un des axes de sa campagne.
Présent lors de cette annonce, son collègue du quartier 2, Daniel Bourgeois, soutient sa candidature.
«Shawn me semble plus préoccupé que les autres candidats par les impacts des décisions municipales sur le commun des mortels, a-t-il indiqué lors d’un entretien téléphonique. Je préfère quelqu’un qui agit plutôt que quelqu’un qui parle. Ça m’intéresse plus d’avoir un candidat anglophone qui fait quelque chose pour la communauté acadienne. Je lui ai suggéré quelques idées pour sa considération.»
Il a fait mention d’un projet visant à rebâtir des édifices patrimoniaux acadiens antérieurs à la Déportation, mais aujourd’hui disparus. Il s’agirait d’un un vieux moulin et d’une chapelle à l’intérieur des limites de Moncton, mais également, à l’extérieur de la ville, du campement de Joseph «Beausoleil» Broussard en direction de Salisbury.
Vers un conseil entièrement masculin ?
Environ une heure après Shawn Crossman, ce fut au tour de l’ancien maire Brian Murphy, le père du bilinguisme officiel à Moncton, de se lancer dans la mêlée pour tenter un come-back à la Yvon Lapierre.

Brian Murphy
À l’instar des deux conseillers précités, M. Murphy a constaté des problèmes d’insécurité dans la ville dont il fut l’édile de 1998 à 2004. Il s’est demandé ce qui était arrivé à Moncton. Sans citer nommément quiconque, il a blâmé les élus qui, en s’opposant au renforcement des capacités policières, ont selon lui contribué au déclin de la sécurité publique.
«Si vous êtes membre du conseil actuel et que vous avez ajouté quatre policiers alors que la GRC en demandait 15, vous avez commis une erreur. Nous avons besoin de plus de policiers, pas de moins. Ça suffit !», a-t-il allégué.
Paulette Thériault, mairesse par intérim depuis la nomination de Dawn Arnold à titre de sénatrice du Canada, va quitter la scène politique municipale à l’issue de son mandat. Selon les informations dont dispose Le Moniteur acadien, Monique LeBlanc, conseillère générale et Susan Edgett, conseillère du quartier 4, ne se représenteront pas non plus.
Le prochain conseil municipal de Moncton pourrait-il être exclusivement masculin? Avis aux personnes intéressées! Quiconque souhaite présenter sa candidature peut la déposer jusqu’au vendredi 10 avril à 14h. L’élection municipale aura lieu lundi 11 mai.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
Charles Léger, conseiller du quartier 2, est le premier à avoir fait connaître ses intentions. Des trois candidats déclarés pour le moment, il est le seul Acadien.
Ancien président de l’Autorité policière régionale de Codiac, il entend faire campagne sur la sécurité publique, la sûreté, le sans-abrisme, le vandalisme et le vol des biens.
«Le maire devra diriger par l'action et prendre des mesures fortes et décisives, soutient-il. Il est important que le maire et le conseil municipal travaillent ensemble à la création de partenariats afin de résoudre des problèmes de longue date.»
Pour ce faire, M. Léger souhaite faire installer des caméras de sécurité avec intelligence artificielle, et ajouter des patrouilles au centre-ville.
Quelques citoyens rencontrés sur la rue Main lundi matin partagent cet avis. C’est le cas de Susan Christie, qui a constaté une « criminalité exponentielle » au cours des dix dernières années. «Il y a 15 ans, il y avait seulement un vieux monsieur qui faisait souvent la manche (Roland Joseph Albénie LeBlanc, alias «Frenchie», décédé en janvier 2018 – NDLR), mais il était gentil et pas du tout agressif. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. J’ai peur d’aller seule dans certains endroits du centre-ville» (traduit de l’anglais par nos soins).
Charles Léger est conseiller municipal depuis 2012. Président du comité des amis de la Cathédrale, il siège sur divers autres comités dont celui de la conservation du patrimoine, ainsi qu’au conseil d’administration de Downtown Moncton-Centre-Ville inc.
«Je possède le leadership municipal et une compréhension approfondie de tous les aspects de la municipalité. Je suis prêt à relever le défi et de diriger la ville de Moncton dans sa prochaine phase de croissance», a affirmé le conseiller.
Un candidat anglophone pour les Acadiens ?
Élu lui aussi pour la première fois en 2012, le conseiller Shawn Crossman (quartier 1) a annoncé sa candidature jeudi dernier dans le centre communautaire qui porte le nom de son père. Il va faire campagne sur les thèmes de la sécurité, de la croissance, des citoyens et de la transparence dans une ville qu’il considère être «à la croisée des chemins».

Shawn Crossman
«Je crois dans des voisinages où les familles se sentent en sécurité», faisant lui aussi de ce thème l’un des axes de sa campagne.
Présent lors de cette annonce, son collègue du quartier 2, Daniel Bourgeois, soutient sa candidature.
«Shawn me semble plus préoccupé que les autres candidats par les impacts des décisions municipales sur le commun des mortels, a-t-il indiqué lors d’un entretien téléphonique. Je préfère quelqu’un qui agit plutôt que quelqu’un qui parle. Ça m’intéresse plus d’avoir un candidat anglophone qui fait quelque chose pour la communauté acadienne. Je lui ai suggéré quelques idées pour sa considération.»
Il a fait mention d’un projet visant à rebâtir des édifices patrimoniaux acadiens antérieurs à la Déportation, mais aujourd’hui disparus. Il s’agirait d’un un vieux moulin et d’une chapelle à l’intérieur des limites de Moncton, mais également, à l’extérieur de la ville, du campement de Joseph «Beausoleil» Broussard en direction de Salisbury.
Vers un conseil entièrement masculin ?
Environ une heure après Shawn Crossman, ce fut au tour de l’ancien maire Brian Murphy, le père du bilinguisme officiel à Moncton, de se lancer dans la mêlée pour tenter un come-back à la Yvon Lapierre.

Brian Murphy
À l’instar des deux conseillers précités, M. Murphy a constaté des problèmes d’insécurité dans la ville dont il fut l’édile de 1998 à 2004. Il s’est demandé ce qui était arrivé à Moncton. Sans citer nommément quiconque, il a blâmé les élus qui, en s’opposant au renforcement des capacités policières, ont selon lui contribué au déclin de la sécurité publique.
«Si vous êtes membre du conseil actuel et que vous avez ajouté quatre policiers alors que la GRC en demandait 15, vous avez commis une erreur. Nous avons besoin de plus de policiers, pas de moins. Ça suffit !», a-t-il allégué.
Paulette Thériault, mairesse par intérim depuis la nomination de Dawn Arnold à titre de sénatrice du Canada, va quitter la scène politique municipale à l’issue de son mandat. Selon les informations dont dispose Le Moniteur acadien, Monique LeBlanc, conseillère générale et Susan Edgett, conseillère du quartier 4, ne se représenteront pas non plus.
Le prochain conseil municipal de Moncton pourrait-il être exclusivement masculin? Avis aux personnes intéressées! Quiconque souhaite présenter sa candidature peut la déposer jusqu’au vendredi 10 avril à 14h. L’élection municipale aura lieu lundi 11 mai.
