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15 Décembre 2025
États généraux de l’Acadie en 2026 : le Cercle acadien tance la SANB
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Il y a deux semaines, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a annoncé que les États généraux de l’Acadie se tiendront à Edmundston, dans le nord-ouest de la province, du 12 au 14 juin 2026. L’organisme a dévoilé les cinq thèmes principaux qui guideront les discussions. Le Cercle acadien de la langue française a publiquement déploré que le fait français, particulièrement menacé en milieu minoritaire, n’y figure pas.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
L’apprentissage tout au long de la vie; la santé, l’environnement et le mieux-être; la culture et les identités; les droits, la gouvernance et la participation politique; et enfin, le développement économique et régional: tels sont les cinq thèmes de discussion qui guideront les réflexions lors des États généraux de l’Acadie.
«Les États généraux seront un moment où nous allons choisir, ensemble, la direction que nous voulons donner à l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Nous voulons entendre les idées et les besoins de toutes et de tous: jeunes, familles, organismes, entrepreneurs, nouveaux arrivants. C’est en rassemblant nos voix que nous pourrons bâtir un avenir fort et ambitieux», affirme Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la SANB.
Toujours à l’affût de ce qui défend la langue de Molière ou s’y oppose, le Cercle acadien de la langue française a promptement relevé que les mots «langue française, fait français, francophonie, assimilation, bilinguisme, langues officielles» ne figuraient nulle part dans le communiqué de presse de la SANB et ni dans les cinq thèmes principaux retenus pour les États généraux. Il considère que la langue française devrait en constituer le socle.
«Est-ce que la situation alarmante du déclin du fait français dans les collectivités acadiennes de la province sera abordée et discutée? Est-ce que ces États généraux se prononceront sur les enjeux de l'assimilation et sur l'état préoccupant du manque de services en français dans les commerces, restaurants à service rapide, stations-services du comté de Kent et Sud-Est de la province?», a-t-il questionné.
Le président-fondateur du Cercle, Mathieu Gérald Caissie, martèle que des actions fortes sont nécessaires pour assurer la vitalité de la langue française dans les collectivités acadiennes du Nouveau-Brunswick.
«Le déclin du fait français en Acadie résulte d’un mélange d’assimilation historique, de changements démographiques, de pressions économiques, de mobilité des jeunes et d’un affaiblissement des institutions francophones, qui ensemble réduisent la transmission et l’usage du français au quotidien. Pour contrer ce déclin, il faut renforcer l’éducation, soutenir les familles, dynamiser les institutions et la culture francophones, attirer de nouveaux francophones et développer une économie où le français est valorisé au quotidien », analyse Colette Brisson Lacroix.
Des réactions officieuses
Le Moniteur acadien a sollicité une réaction officielle de la SANB aux propos du Cercle acadien de la langue française, mais n’a pas reçu de réponse. En revanche, plusieurs membres de la SANB sont intervenus en ligne, plus ou moins laconiquement, pour répondre au Cercle.
Selon la représentante de la région sud-est, Alexandra LeBreton, «Le français est toujours au cœur de toutes nos réunions de CA et d’AGA et dans nos vies. Je vous invite à lire à propos des poursuites judiciaires entreprises.»
Quant à Daniel Thériault, de Caraquet, il indique que «les enjeux linguistiques sont de façon implicite dans tous les secteurs, plus particulièrement, dans Identité et Culture et Droits et Gouvernance».
Ces mises au point n’ont pas impressionné Colette Brisson Lacroix, qui estime qu’autant en emportera le vent. «Les États généraux en 2026 ne changeront rien, sauf qu'il y aura un autre beau rapport qui ramassera de la poussière sur les tablettes.»
La 53e assemblée générale annuelle de la SANB se tiendra le 14 juin à Edmundston, en marge des États généraux.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien – IJL
L’apprentissage tout au long de la vie; la santé, l’environnement et le mieux-être; la culture et les identités; les droits, la gouvernance et la participation politique; et enfin, le développement économique et régional: tels sont les cinq thèmes de discussion qui guideront les réflexions lors des États généraux de l’Acadie.
«Les États généraux seront un moment où nous allons choisir, ensemble, la direction que nous voulons donner à l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Nous voulons entendre les idées et les besoins de toutes et de tous: jeunes, familles, organismes, entrepreneurs, nouveaux arrivants. C’est en rassemblant nos voix que nous pourrons bâtir un avenir fort et ambitieux», affirme Nicole Arseneau-Sluyter, présidente de la SANB.
Toujours à l’affût de ce qui défend la langue de Molière ou s’y oppose, le Cercle acadien de la langue française a promptement relevé que les mots «langue française, fait français, francophonie, assimilation, bilinguisme, langues officielles» ne figuraient nulle part dans le communiqué de presse de la SANB et ni dans les cinq thèmes principaux retenus pour les États généraux. Il considère que la langue française devrait en constituer le socle.
«Est-ce que la situation alarmante du déclin du fait français dans les collectivités acadiennes de la province sera abordée et discutée? Est-ce que ces États généraux se prononceront sur les enjeux de l'assimilation et sur l'état préoccupant du manque de services en français dans les commerces, restaurants à service rapide, stations-services du comté de Kent et Sud-Est de la province?», a-t-il questionné.
Le président-fondateur du Cercle, Mathieu Gérald Caissie, martèle que des actions fortes sont nécessaires pour assurer la vitalité de la langue française dans les collectivités acadiennes du Nouveau-Brunswick.
«Le déclin du fait français en Acadie résulte d’un mélange d’assimilation historique, de changements démographiques, de pressions économiques, de mobilité des jeunes et d’un affaiblissement des institutions francophones, qui ensemble réduisent la transmission et l’usage du français au quotidien. Pour contrer ce déclin, il faut renforcer l’éducation, soutenir les familles, dynamiser les institutions et la culture francophones, attirer de nouveaux francophones et développer une économie où le français est valorisé au quotidien », analyse Colette Brisson Lacroix.
Des réactions officieuses
Le Moniteur acadien a sollicité une réaction officielle de la SANB aux propos du Cercle acadien de la langue française, mais n’a pas reçu de réponse. En revanche, plusieurs membres de la SANB sont intervenus en ligne, plus ou moins laconiquement, pour répondre au Cercle.
Selon la représentante de la région sud-est, Alexandra LeBreton, «Le français est toujours au cœur de toutes nos réunions de CA et d’AGA et dans nos vies. Je vous invite à lire à propos des poursuites judiciaires entreprises.»
Quant à Daniel Thériault, de Caraquet, il indique que «les enjeux linguistiques sont de façon implicite dans tous les secteurs, plus particulièrement, dans Identité et Culture et Droits et Gouvernance».
Ces mises au point n’ont pas impressionné Colette Brisson Lacroix, qui estime qu’autant en emportera le vent. «Les États généraux en 2026 ne changeront rien, sauf qu'il y aura un autre beau rapport qui ramassera de la poussière sur les tablettes.»
La 53e assemblée générale annuelle de la SANB se tiendra le 14 juin à Edmundston, en marge des États généraux.
