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9 Juillet 2025
Quand CJSE aide les gens à dialoguer
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Le 12 mai dernier, une mauvaise surprise attendait les élèves de l’école Notre-Dame (Beausoleil). Des rubans jaunes barraient l’accès au terrain de soccer. Leurs parents ont rapidement appris que le terrain avait été vendu à la Résidence Notre-Dame, voisine de l’école. Celle-ci voulait y construire des logements pour personnes âgées. Une bataille s’est alors engagée sur les réseaux sociaux.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Rapidement formé dans la foulée de la nouvelle, un comité parental d’appui à l’école s’est mis à militer pour « sauver le terrain de soccer ». CJSE s’est emparée du dossier et a invité deux mamans d’élèves, Suzanne Thébeau et Christine Dupuis, à en discuter à l’émission Parle Parle Jase Jase du 17 juin.
Les deux dames ont expliqué le choc que la communauté locale avait ressenti en découvrant que le terrain que l’école entretenait et utilisait librement depuis plusieurs décennies ne lui appartenait pas.
«C'est ça qui a vraiment choqué les parents et la communauté. C'est pour ça qu'il y a eu tellement de grandes réactions, a justifié Christine Dupuis. C'est une petite communauté. Tout le monde est proche, tout le monde se connaît.»
Suzanne Thébeau a indiqué qu’en faisant des recherches, le comité avait découvert qu’en vertu d’une entente informelle datant de 1994, l’école pouvait utiliser le terrain indéfiniment.
Mais le propriétaire du terrain, c’est l’archidiocèse de Moncton.
Le président de la résidence Notre-Dame, Paul Boucher, a appelé durant l’émission afin de donner sa version de l’histoire.
Il a déclaré que la résidence avait été construite il y a une quarantaine d’années sur le terrain du diocèse, et que le bail de 40 ans qui les liait était arrivé à expiration. Le terrain étant mis en vente, il s’est porté acquéreur.
«ll y a beaucoup d'informations qui sont passées qui sont fausses, a-t-il déploré. On nous accuse d’avoir volé le terrain, mais ce n’est pas vrai. C'est le terrain dont on a besoin, on n'a pas fait ça à mauvaise volonté pour le prendre. On n’a pas d’autre choix, ni d’autre place où aller. Ça coûterait trop cher.»
M. Boucher s’est dit ouvert au dialogue avec le comité parental et disposé à les aider à faire un autre terrain de soccer. «Il y a de la terre assez pour faire un terrain de jeu.»
Jason Ouellette s’est réjoui de constater que le dialogue était rétabli entre les parties, et ce grâce à l’émission phare de CJSE, diffusée en direct.
«J’ai entendu l’ouverture du président du comité. Je pense que la jeune génération doit passer plus de temps avec les vieux. Il y a un côté intergénérationnel qui serait à développer dans cette histoire-là. Si toute cette saga pouvait aboutir à une belle histoire d’enseignement des aînés envers les jeunes, ce serait très positif.»
Jeudi 3 juillet, le Moniteur acadien a constaté sur place que les rubans jaunes avaient été retirés.
Nous avons tenté de joindre les parties prenantes pour savoir si cela signifiait qu’un terrain d’entente avait été trouvé, mais elles n’ont pas retourné nos appels avant le bouclage du journal.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Rapidement formé dans la foulée de la nouvelle, un comité parental d’appui à l’école s’est mis à militer pour « sauver le terrain de soccer ». CJSE s’est emparée du dossier et a invité deux mamans d’élèves, Suzanne Thébeau et Christine Dupuis, à en discuter à l’émission Parle Parle Jase Jase du 17 juin.
Les deux dames ont expliqué le choc que la communauté locale avait ressenti en découvrant que le terrain que l’école entretenait et utilisait librement depuis plusieurs décennies ne lui appartenait pas.
«C'est ça qui a vraiment choqué les parents et la communauté. C'est pour ça qu'il y a eu tellement de grandes réactions, a justifié Christine Dupuis. C'est une petite communauté. Tout le monde est proche, tout le monde se connaît.»
Suzanne Thébeau a indiqué qu’en faisant des recherches, le comité avait découvert qu’en vertu d’une entente informelle datant de 1994, l’école pouvait utiliser le terrain indéfiniment.
Mais le propriétaire du terrain, c’est l’archidiocèse de Moncton.
Le président de la résidence Notre-Dame, Paul Boucher, a appelé durant l’émission afin de donner sa version de l’histoire.
Il a déclaré que la résidence avait été construite il y a une quarantaine d’années sur le terrain du diocèse, et que le bail de 40 ans qui les liait était arrivé à expiration. Le terrain étant mis en vente, il s’est porté acquéreur.
«ll y a beaucoup d'informations qui sont passées qui sont fausses, a-t-il déploré. On nous accuse d’avoir volé le terrain, mais ce n’est pas vrai. C'est le terrain dont on a besoin, on n'a pas fait ça à mauvaise volonté pour le prendre. On n’a pas d’autre choix, ni d’autre place où aller. Ça coûterait trop cher.»
M. Boucher s’est dit ouvert au dialogue avec le comité parental et disposé à les aider à faire un autre terrain de soccer. «Il y a de la terre assez pour faire un terrain de jeu.»
Jason Ouellette s’est réjoui de constater que le dialogue était rétabli entre les parties, et ce grâce à l’émission phare de CJSE, diffusée en direct.
«J’ai entendu l’ouverture du président du comité. Je pense que la jeune génération doit passer plus de temps avec les vieux. Il y a un côté intergénérationnel qui serait à développer dans cette histoire-là. Si toute cette saga pouvait aboutir à une belle histoire d’enseignement des aînés envers les jeunes, ce serait très positif.»
Jeudi 3 juillet, le Moniteur acadien a constaté sur place que les rubans jaunes avaient été retirés.
Nous avons tenté de joindre les parties prenantes pour savoir si cela signifiait qu’un terrain d’entente avait été trouvé, mais elles n’ont pas retourné nos appels avant le bouclage du journal.
