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18 Juin 2025
Le Nouveau-Brunswick obtient davantage de places que prévu en immigration économique
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Le gouvernement provincial a obtenu du fédéral une hausse du seuil d’immigration économique. Cette année, 4 250 candidatures à la résidence permanente pourront être traitées pour la province, soit 1 500 de plus que ce qui avait été initialement prévu en février. Tous ces nouveaux dossiers ont été réaffectés au Programme des candidats du Nouveau-Brunswick.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
En janvier, Ottawa avait annoncé une réduction importante des cibles d’immigration permanente. Le nombre de places réservées au Programme des candidats du Nouveau-Brunswick avait alors chuté de 5 500 en 2024 à 2 750 pour 2025.
Le ministre de l’Immigration, Jean-Claude D’Amours, affirme avoir rappelé à ses homologues fédéraux à quel point les personnes immigrantes sont essentielles pour répondre aux besoins croissants de main-d’œuvre dans la province.
« Nous apprécions la volonté du gouvernement fédéral d’être à l’écoute de nos besoins ainsi que la souplesse dont il fait preuve sur cette question », a dit celui qui cumule à titre intérimaire le poste de ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail.
Malgré la révision à la hausse des quotas, ceux-ci restent en deçà des niveaux atteints l’an dernier. Le Nouveau-Brunswick perd tout de même 1 250 places par rapport à 2024.
Face à cette réalité, Fredericton réitère sa volonté de concentrer les candidatures sur trois secteurs jugés prioritaires: la santé, l’éducation et certains métiers spécialisés dans la construction.
Les autres domaines d’emploi pourraient être pris en compte si des places le permettent, nuance la province.
Du côté du secteur de la restauration, la déception est palpable. «On espérait que les secteurs comme le nôtre pourraient bénéficier de nouvelles places en immigration économique. On va devoir continuer à composer avec la pénurie de main-d’œuvre», regrette Janick Cormier, vice-présidente atlantique de Restaurants Canada.
Elle rappelle que la pandémie a provoqué un exode des travailleurs canadiens vers d’autres industries. Depuis, de nombreux postes ont été comblés par des immigrants temporaires, dont certains risquent de devoir quitter le pays faute d’obtenir la résidence permanente.
En échange de cette augmentation de places, le Nouveau-Brunswick s’est engagé à accueillir 400 demandeurs d’asile d’ici deux ans, à condition que ceux-ci acceptent de s’établir dans la province.
Pour accompagner cette mesure, Ottawa versera 14,1 millions de dollars à la province afin de soutenir l’hébergement temporaire des demandeurs d’asile, le temps pour eux d’intégrer le marché du travail.
Selon le ministre D’Amours, bon nombre de ces demandeurs d’asile sont déjà prêts à contribuer activement à l’économie provinciale.
Et les francophones ?
Rien dans le communiqué émis par le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne concerne le pourcentage des résidents permanents en fonction de la langue.
Le Moniteur acadien a donc posé la question au ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, afin d’éclaircir ce point.
Dans un courriel envoyé vendredi 13 juin, le ministère précise que l’immigration francophone demeure une priorité du gouvernement avec pour objectif de sélectionner 33% d’immigrants francophones annuellement à travers la gamme de ses volets d’immigration.
« L’augmentation du seuil d’immigration sera également assujettie à l’objectif de 33%. Le Nouveau-Brunswick utilise les plateformes existantes de négociation avec IRCC pour obtenir un meilleur contrôle sur la sélection de ses immigrants économiques », a fait savoir Rebecca Howland, agente de communication.
Le PDG du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Jonathan Duffaud, souligne les efforts du gouvernement provincial pour attirer des travailleurs afin de régler les problèmes de main-d’œuvre.
« Nous encouragerons nos membres francophones à collaborer avec le gouvernement provincial et les agences d’établissement en vue d’intégrer ces gens au sein de leur main-d’œuvre et de nos communautés le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
En janvier, Ottawa avait annoncé une réduction importante des cibles d’immigration permanente. Le nombre de places réservées au Programme des candidats du Nouveau-Brunswick avait alors chuté de 5 500 en 2024 à 2 750 pour 2025.
Le ministre de l’Immigration, Jean-Claude D’Amours, affirme avoir rappelé à ses homologues fédéraux à quel point les personnes immigrantes sont essentielles pour répondre aux besoins croissants de main-d’œuvre dans la province.
« Nous apprécions la volonté du gouvernement fédéral d’être à l’écoute de nos besoins ainsi que la souplesse dont il fait preuve sur cette question », a dit celui qui cumule à titre intérimaire le poste de ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail.
Malgré la révision à la hausse des quotas, ceux-ci restent en deçà des niveaux atteints l’an dernier. Le Nouveau-Brunswick perd tout de même 1 250 places par rapport à 2024.
Face à cette réalité, Fredericton réitère sa volonté de concentrer les candidatures sur trois secteurs jugés prioritaires: la santé, l’éducation et certains métiers spécialisés dans la construction.
Les autres domaines d’emploi pourraient être pris en compte si des places le permettent, nuance la province.
Du côté du secteur de la restauration, la déception est palpable. «On espérait que les secteurs comme le nôtre pourraient bénéficier de nouvelles places en immigration économique. On va devoir continuer à composer avec la pénurie de main-d’œuvre», regrette Janick Cormier, vice-présidente atlantique de Restaurants Canada.
Elle rappelle que la pandémie a provoqué un exode des travailleurs canadiens vers d’autres industries. Depuis, de nombreux postes ont été comblés par des immigrants temporaires, dont certains risquent de devoir quitter le pays faute d’obtenir la résidence permanente.
En échange de cette augmentation de places, le Nouveau-Brunswick s’est engagé à accueillir 400 demandeurs d’asile d’ici deux ans, à condition que ceux-ci acceptent de s’établir dans la province.
Pour accompagner cette mesure, Ottawa versera 14,1 millions de dollars à la province afin de soutenir l’hébergement temporaire des demandeurs d’asile, le temps pour eux d’intégrer le marché du travail.
Selon le ministre D’Amours, bon nombre de ces demandeurs d’asile sont déjà prêts à contribuer activement à l’économie provinciale.
Et les francophones ?
Rien dans le communiqué émis par le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne concerne le pourcentage des résidents permanents en fonction de la langue.
Le Moniteur acadien a donc posé la question au ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, afin d’éclaircir ce point.
Dans un courriel envoyé vendredi 13 juin, le ministère précise que l’immigration francophone demeure une priorité du gouvernement avec pour objectif de sélectionner 33% d’immigrants francophones annuellement à travers la gamme de ses volets d’immigration.
« L’augmentation du seuil d’immigration sera également assujettie à l’objectif de 33%. Le Nouveau-Brunswick utilise les plateformes existantes de négociation avec IRCC pour obtenir un meilleur contrôle sur la sélection de ses immigrants économiques », a fait savoir Rebecca Howland, agente de communication.
Le PDG du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Jonathan Duffaud, souligne les efforts du gouvernement provincial pour attirer des travailleurs afin de régler les problèmes de main-d’œuvre.
« Nous encouragerons nos membres francophones à collaborer avec le gouvernement provincial et les agences d’établissement en vue d’intégrer ces gens au sein de leur main-d’œuvre et de nos communautés le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.
