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4 Juin 2025
Une nouvelle école anglophone à Shediac pour répondre à la croissance démographique
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Une nouvelle école accueillant les élèves de la maternelle à la 12e année verra le jour à Shediac d’ici 2029. Estimé à 105 millions de dollars, ce projet d’envergure vise à répondre à la croissance rapide de la population dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
L’établissement, qui remplacera l’actuelle école Shediac Cape construite en 1958, sera érigé du côté ouest du chemin Ohio, à proximité de la route 15. Le début des travaux est prévu pour l’automne 2025, avec une ouverture des portes en janvier 2029.
Conçue pour accueillir jusqu’à 930 élèves, la nouvelle école comprendra des salles de classe adaptées à chaque niveau, des laboratoires de sciences et d’informatique, des ateliers de métiers, deux gymnases, une cafétéria, une bibliothèque et même une salle de théâtre de style «boîte noire». Un centre dédié aux Premières Nations, à vocation culturelle et éducative, sera aussi aménagé à l’entrée de l’école.
«Le Comité de planification de l’école a demandé la création d’un espace de Paix et d’Amitié. Cet espace a pour but de promouvoir la diversité culturelle, de mettre en valeur et d’honorer les cultures autochtones, ainsi que de soutenir les pratiques cérémonielles de purification par la fumée (smudging). Bien que l’espace ne soit pas axé sur la langue, il est conçu pour offrir un environnement accueillant et inclusif aux élèves des Premières Nations qui fréquenteront l’école», a confirmé par courriel au Moniteur acadien Charles M. Renshaw, agent des communications au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.
Ancienne cheffe du conseil de bande de la Première Nation d’Elsipogtog, Susan Levi-Peters était sans voix en apprenant la nouvelle. Notre chroniqueuse de la rubrique Parole d’Autochtone en est avant tout reconnaissante envers le ministère.
«Il est bon de voir que le ministère de l’Éducation favorise la diversité et inclut les Premières Nations», a-t-elle fait savoir lundi après-midi. «Avoir un espace de paix et d'amitié en dit long. Il serait bien qu'ils incluent l'histoire locale. Connaître notre passé nous donne de la force pour l'avenir.»
S’agissant de l’école en tant que telle, la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, a insisté sur le fait que ce projet répondait à un besoin criant. «Le district scolaire anglophone Est a enregistré une hausse de 20 % des inscriptions depuis 2021. De nombreuses écoles ont atteint ou dépassé leur capacité d’accueil. Nous devons investir et nous adapter à cette nouvelle réalité.»
Désengorger Moncton High
Actuellement, les élèves anglophones de la région fréquentent l’école Shediac Cape jusqu’à la 8e année, puis doivent parcourir près de 30 kilomètres pour se rendre à l’école secondaire Moncton High. Le directeur général du district, Randolph MacLean, souligne que plusieurs jeunes ont dû être transférés en raison du manque d’espace. «Cette nouvelle école permettra à nos élèves de rester dans leur communauté, de la maternelle jusqu’au diplôme.»
Le projet devrait également contribuer à alléger la pression sur Moncton High et à mieux répartir les effectifs scolaires.
C’est dans le gymnase de l’école Shediac Cape, devant une centaine d’élèves visiblement peu concernés par l’agitation politique du jour, que l’annonce a été faite lundi 26 mai. Les députés Jacques LeBlanc et Robert Gauvin accompagnaient la ministre Johnson qui, avec un sens pédagogique évident, a détaillé avec enthousiasme les installations à venir «dans la belle nature qu’on connaît ici».
Les francophones seront-ils laissés pour compte ?
Le maire de Shediac, Roger Caissie, a salué l’investissement, tout en reconnaissant que la région connaît une transformation notable. Depuis la pandémie, une importante population en provenance de l’Ontario s’est installée dans la municipalité, contribuant à une certaine anglicisation du paysage local.
Alors que plusieurs communautés à majorité francophone assistent à l’implantation de grandes écoles anglophones, des voix s’interrogent sur l’équilibre à maintenir entre les deux systèmes. Interrogée à ce sujet alors qu’elle se trouvait déjà sous les feux de l’actualité en raison des coupes budgétaires demandées aux districts scolaires, Claire Johnson s’est voulue prudente. Elle s’est bornée à dire que d’autres annonces suivront «au fur et à mesure que les décisions seront prises».
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
L’établissement, qui remplacera l’actuelle école Shediac Cape construite en 1958, sera érigé du côté ouest du chemin Ohio, à proximité de la route 15. Le début des travaux est prévu pour l’automne 2025, avec une ouverture des portes en janvier 2029.
Conçue pour accueillir jusqu’à 930 élèves, la nouvelle école comprendra des salles de classe adaptées à chaque niveau, des laboratoires de sciences et d’informatique, des ateliers de métiers, deux gymnases, une cafétéria, une bibliothèque et même une salle de théâtre de style «boîte noire». Un centre dédié aux Premières Nations, à vocation culturelle et éducative, sera aussi aménagé à l’entrée de l’école.
«Le Comité de planification de l’école a demandé la création d’un espace de Paix et d’Amitié. Cet espace a pour but de promouvoir la diversité culturelle, de mettre en valeur et d’honorer les cultures autochtones, ainsi que de soutenir les pratiques cérémonielles de purification par la fumée (smudging). Bien que l’espace ne soit pas axé sur la langue, il est conçu pour offrir un environnement accueillant et inclusif aux élèves des Premières Nations qui fréquenteront l’école», a confirmé par courriel au Moniteur acadien Charles M. Renshaw, agent des communications au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.
Ancienne cheffe du conseil de bande de la Première Nation d’Elsipogtog, Susan Levi-Peters était sans voix en apprenant la nouvelle. Notre chroniqueuse de la rubrique Parole d’Autochtone en est avant tout reconnaissante envers le ministère.
«Il est bon de voir que le ministère de l’Éducation favorise la diversité et inclut les Premières Nations», a-t-elle fait savoir lundi après-midi. «Avoir un espace de paix et d'amitié en dit long. Il serait bien qu'ils incluent l'histoire locale. Connaître notre passé nous donne de la force pour l'avenir.»
S’agissant de l’école en tant que telle, la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, a insisté sur le fait que ce projet répondait à un besoin criant. «Le district scolaire anglophone Est a enregistré une hausse de 20 % des inscriptions depuis 2021. De nombreuses écoles ont atteint ou dépassé leur capacité d’accueil. Nous devons investir et nous adapter à cette nouvelle réalité.»
Désengorger Moncton High
Actuellement, les élèves anglophones de la région fréquentent l’école Shediac Cape jusqu’à la 8e année, puis doivent parcourir près de 30 kilomètres pour se rendre à l’école secondaire Moncton High. Le directeur général du district, Randolph MacLean, souligne que plusieurs jeunes ont dû être transférés en raison du manque d’espace. «Cette nouvelle école permettra à nos élèves de rester dans leur communauté, de la maternelle jusqu’au diplôme.»
Le projet devrait également contribuer à alléger la pression sur Moncton High et à mieux répartir les effectifs scolaires.
C’est dans le gymnase de l’école Shediac Cape, devant une centaine d’élèves visiblement peu concernés par l’agitation politique du jour, que l’annonce a été faite lundi 26 mai. Les députés Jacques LeBlanc et Robert Gauvin accompagnaient la ministre Johnson qui, avec un sens pédagogique évident, a détaillé avec enthousiasme les installations à venir «dans la belle nature qu’on connaît ici».
Les francophones seront-ils laissés pour compte ?
Le maire de Shediac, Roger Caissie, a salué l’investissement, tout en reconnaissant que la région connaît une transformation notable. Depuis la pandémie, une importante population en provenance de l’Ontario s’est installée dans la municipalité, contribuant à une certaine anglicisation du paysage local.
Alors que plusieurs communautés à majorité francophone assistent à l’implantation de grandes écoles anglophones, des voix s’interrogent sur l’équilibre à maintenir entre les deux systèmes. Interrogée à ce sujet alors qu’elle se trouvait déjà sous les feux de l’actualité en raison des coupes budgétaires demandées aux districts scolaires, Claire Johnson s’est voulue prudente. Elle s’est bornée à dire que d’autres annonces suivront «au fur et à mesure que les décisions seront prises».
