Opinion
3 Février 2025
Décoloniser le nom de l’Université de Moncton est un pas vers la réconciliation
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La ville et, par conséquent, l’université portent le nom de Robert Monckton, un officier britannique directement impliqué dans la déportation des Acadiens au 18e siècle. La dénomination «Moncton» est donc intimement liée à l’héritage colonial, elle commémore un officier britannique qui a participé à la déportation et qui faisait partie de l’armée qui menait la French and Indian War («Guerre de Sept ans» - NDLR). Cette armée voulait s’imposer contre l’alliance des forces françaises, acadiennes et Mi’kmaq dans l’Acadie conquise. Ce nom entre en contradiction avec nos valeurs contemporaines de respect, de diversité et de réconciliation et de justice sociale.
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a formulé 94 appels à l’action pour favoriser des relations respectueuses entre les peuples autochtones et les Canadiens. Cela inclut l’éducation, la sensibilisation et des gestes concrets pour reconnaître les injustices historiques.
Dans cette perspective, le maintien s’apparente à une négation des torts passés, voire à un frein au processus de réconciliation. Décoloniser un nom, c’est poser un geste fort et symbolique de reconnaissance envers les peuples autochtones.
D’autres institutions canadiennes ont déjà changé des noms d’écoles, de bâtiments ou de rues commémorant des figures coloniales controversées pour s’aligner sur des principes de réconciliations.
L’université est un espace de réflexion critique, qui aspire à la vérité et qui devrait favoriser l’équité. Décoloniser son nom permettrait de démontrer un engagement concret envers ces valeurs.
Le changement de nom contribuerait à créer un environnement plus accueillant pour les étudiants et professeurs autochtones.
L’Université de Moncton pourrait se positionner comme la Toronto Metropolitan University (ex-Ryerson), comme un des leaders en matière de réconciliation, de justice sociale et de dialogue interculturel dans le paysage universitaire canadien.
Je suggère à l’Université d’approfondir sa démarche de décolonisation en ouvrant un débat sur son nom qui mobilise toute la communauté acadienne d’aujourd’hui, tout en s’inscrivant dans un dialogue engagé avec les Premières Nations. Le vote citoyen organisé entre le 14 février et le 22 mars prochain sur le nouveau nom apportera de l’eau au moulin.
Michel Charette
Edmundston
Membre du Comité citoyen pour un nouveau nom.
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a formulé 94 appels à l’action pour favoriser des relations respectueuses entre les peuples autochtones et les Canadiens. Cela inclut l’éducation, la sensibilisation et des gestes concrets pour reconnaître les injustices historiques.
Dans cette perspective, le maintien s’apparente à une négation des torts passés, voire à un frein au processus de réconciliation. Décoloniser un nom, c’est poser un geste fort et symbolique de reconnaissance envers les peuples autochtones.
D’autres institutions canadiennes ont déjà changé des noms d’écoles, de bâtiments ou de rues commémorant des figures coloniales controversées pour s’aligner sur des principes de réconciliations.
L’université est un espace de réflexion critique, qui aspire à la vérité et qui devrait favoriser l’équité. Décoloniser son nom permettrait de démontrer un engagement concret envers ces valeurs.
Le changement de nom contribuerait à créer un environnement plus accueillant pour les étudiants et professeurs autochtones.
L’Université de Moncton pourrait se positionner comme la Toronto Metropolitan University (ex-Ryerson), comme un des leaders en matière de réconciliation, de justice sociale et de dialogue interculturel dans le paysage universitaire canadien.
Je suggère à l’Université d’approfondir sa démarche de décolonisation en ouvrant un débat sur son nom qui mobilise toute la communauté acadienne d’aujourd’hui, tout en s’inscrivant dans un dialogue engagé avec les Premières Nations. Le vote citoyen organisé entre le 14 février et le 22 mars prochain sur le nouveau nom apportera de l’eau au moulin.
Michel Charette
Edmundston
Membre du Comité citoyen pour un nouveau nom.
