Opinion
30 Janvier 2025
Mon université : celle qui nous grandit, qui rayonne et nous propulse
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L’Université de Moncton est bien silencieuse et timide ces temps-ci. On a l’impression qu’elle marche sur le bout de ses orteils pour déranger le moins possible et se recroqueville dans sa coquille institutionnelle, se coupant de la communauté acadienne, la source qui la fait jaillir, freinant ainsi son évolution et son rayonnement. Heureusement que son corps professoral, ses chercheurs, ses étudiants et ses gradués continuent de la faire briller.
On a une université formidable mais qui occupe peu de place dans l’espace public, sinon lors des cérémonies de remise des diplômes, des campagnes de financement ou pour dire «Non» à la mise à jour du «Nom» de notre seule université acadienne au Nouveau-Brunswick.
Pourquoi cette fermeture d’esprit à un nom reflétant la réalité de notre Université? On ne compte pas moins d’une douzaine de tentatives pour la renommer, preuve que cela rejoint une fibre profonde de la fierté acadienne, le socle sur lequel elle a été édifiée.
Cette institution phare, unique et essentielle à l’épanouissement de l’Acadie; cet outil extraordinaire d’éducation et de développement que la communauté acadienne s’est donné au prix des dures luttes des générations qui nous ont précédés.
Elle est quasi absente lorsqu’on parle d’ajouter sa voix aux luttes communautaires pour maintenir la langue et la culture française vibrante au Nouveau-Brunswick, au Canada et dans le Monde.
Elle se coupe de la communauté dont elle est issue, qu’elle représente, qui la distingue et qui l’appui, de la source qui l’a fait vivre.
Elle est tellement frileuse que la seule évocation du changement de nom de l’Université, fait sortir tous les cadenas et la batterie d’outils dont elle dispose pour s’enfermer dans sa tour, sur son campus de Moncton.
Je comprends que les gens de Moncton soient attachés au nom comme on le serait nous-mêmes si l’Université portait le nom de notre ville. Cependant, il faut regarder aux intérêts de l’ensemble du peuple acadien dont le nom «Moncton» ne peut contenir «les possibles sont infinis», tel le titre du documentaire de Ginette Pellerin sur Antonine Maillet.
Je ne peux m’empêcher de penser à mes parents, qui avaient à peine plus d’instruction formelle qu’un niveau intermédiaire et qui ont fait des sacrifices incroyables, pour offrir à leurs 10 enfants l’accès à l’Université (de Moncton), comme des milliers de familles acadiennes.
On est en droit de s’attendre qu’aujourd’hui et enfin, les membres du Conseil de l’Université mettront à l’honneur ces bâtisseurs silencieux de l’Université en leur offrant un nom qui leur fait honneur.
Le Comité citoyen pour un nouveau nom lancera un vote citoyen afin de choisir un nouveau nom pour l’Université, qui se déroulera entre le 14 février et 22 mars prochain.
Toute la population est invitée à voter. Les résultats seront présentés aux hautes instances de l’Université, avec l’espoir collectif qu’elle entamera enfin un dialogue dans cette douzième tentative de changement de nom.
Osons enfin poser un diamant à l’édifice de la fierté que constitue notre université.
Décernons-lui un nom témoignant de notre maturité comme peuple acadien, tel un sceau de confiance dans notre avenir collectif.
Lucie Le Bouthillier
Graduée de l’Université de Moncton
Membre du comité citoyen pour un nouveau nom
Bas-Caraquet
On a une université formidable mais qui occupe peu de place dans l’espace public, sinon lors des cérémonies de remise des diplômes, des campagnes de financement ou pour dire «Non» à la mise à jour du «Nom» de notre seule université acadienne au Nouveau-Brunswick.
Pourquoi cette fermeture d’esprit à un nom reflétant la réalité de notre Université? On ne compte pas moins d’une douzaine de tentatives pour la renommer, preuve que cela rejoint une fibre profonde de la fierté acadienne, le socle sur lequel elle a été édifiée.
Cette institution phare, unique et essentielle à l’épanouissement de l’Acadie; cet outil extraordinaire d’éducation et de développement que la communauté acadienne s’est donné au prix des dures luttes des générations qui nous ont précédés.
Elle est quasi absente lorsqu’on parle d’ajouter sa voix aux luttes communautaires pour maintenir la langue et la culture française vibrante au Nouveau-Brunswick, au Canada et dans le Monde.
Elle se coupe de la communauté dont elle est issue, qu’elle représente, qui la distingue et qui l’appui, de la source qui l’a fait vivre.
Elle est tellement frileuse que la seule évocation du changement de nom de l’Université, fait sortir tous les cadenas et la batterie d’outils dont elle dispose pour s’enfermer dans sa tour, sur son campus de Moncton.
Je comprends que les gens de Moncton soient attachés au nom comme on le serait nous-mêmes si l’Université portait le nom de notre ville. Cependant, il faut regarder aux intérêts de l’ensemble du peuple acadien dont le nom «Moncton» ne peut contenir «les possibles sont infinis», tel le titre du documentaire de Ginette Pellerin sur Antonine Maillet.
Je ne peux m’empêcher de penser à mes parents, qui avaient à peine plus d’instruction formelle qu’un niveau intermédiaire et qui ont fait des sacrifices incroyables, pour offrir à leurs 10 enfants l’accès à l’Université (de Moncton), comme des milliers de familles acadiennes.
On est en droit de s’attendre qu’aujourd’hui et enfin, les membres du Conseil de l’Université mettront à l’honneur ces bâtisseurs silencieux de l’Université en leur offrant un nom qui leur fait honneur.
Le Comité citoyen pour un nouveau nom lancera un vote citoyen afin de choisir un nouveau nom pour l’Université, qui se déroulera entre le 14 février et 22 mars prochain.
Toute la population est invitée à voter. Les résultats seront présentés aux hautes instances de l’Université, avec l’espoir collectif qu’elle entamera enfin un dialogue dans cette douzième tentative de changement de nom.
Osons enfin poser un diamant à l’édifice de la fierté que constitue notre université.
Décernons-lui un nom témoignant de notre maturité comme peuple acadien, tel un sceau de confiance dans notre avenir collectif.
Lucie Le Bouthillier
Graduée de l’Université de Moncton
Membre du comité citoyen pour un nouveau nom
Bas-Caraquet
