Communauté
10 Juillet 2025
Rachel Hébert a vécu des belles années au couvent de Bouctouche
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Le couvent de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, qui était une école pour jeunes filles, a fermé ses portes à la fin des années 1960. Effectuant un pèlerinage sur les lieux qui ont marqué leur jeunesse, d’anciennes élèves viennent parfois visiter le bâtiment qui, de nos jours, abrite le Musée de Kent. C’est le cas de Rachel Hébert, de Memramcook.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
En 1876, le père François-Xavier Michaud, curé de Bouctouche, caressa le rêve de fonder un couvent
pour l’instruction des jeunes filles. Son ambition avant-gardiste devait se concrétiser grâce à la générosité des familles de la région qui lui ont généreusement fourni le bois de construction.
Pour leur part, des charpentiers de l’endroit ont bénévolement construit l’imposante bâtisse dont l’ouverture a eu lieu en 1880. Le père Michaud obtient que les ‘Sisters of Charity’ viennent à Bouctouche et on nomme l’édifice Couvent de l’Immaculée-Conception en leur honneur.
En 1924, ce furent désormais les sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur qui continuèrent à jouer un rôle de premier plan en éducation. L’influence de cette ancienne institution a été considérable en Acadie, compte tenu du fait que les étudiantes pouvaient s’épanouir académiquement et préparer leur rôle dans la société.
La semaine dernière, une ancienne du couvent de Bouctouche s’est donnée l’occasion de visiter son alma mater où elle a pu compléter ses études secondaires. Rachel (Boudreau) Hébert, 87 ans et originaire de Memramcook, a bien voulu accorder une brève entrevue au Moniteur Acadien et nous brosser un court résumé de son cheminement professionnel dans le domaine de l’éducation.
Rachel a d’abord complété ses études primaires dans la petite localité rurale de Gayton, dans la région avoisinante de Memramcook. Ses premières années sur les bancs de l’école ont été fructueuses et elle se dit particulièrement privilégiée d’avoir eu un enseignant acadien de Memramcook qui, au fil des années, s’est distingué autant au Canada que sur la scène internationale. Il s’agissait du regretté Roméo LeBlanc: journaliste chez Radio-Canada, ministre dans le cabinet de Pierre Elliott Trudeau et finalement gouverneur-général du Canada.
«Plus tard, je suis allée directement au couvent de Bouctouche pour compléter mes études secondaires qui étaient enseignées par les bonnes sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur», dit-elle. Mme Hébert ne regrette rien de sa vie de pensionnat au couvent de Bouctouche, nonobstant un moment cocasse. «Quand je suis arrivée ici il n’y avait que des filles. C’est pour cela que je trouvais cet endroit bien différent parce que chez nous j’avais été élevée parmi six frères et j’étais la seule fille dans la famille!», dit-elle en riant.
Cette gentille dame garde néanmoins de bons et précieux souvenirs. «Je me suis fait de bonnes amies au couvent, telle Marie-Hélène Allain, une artiste acadienne influente de Sainte-Marie-de-Kent qui a réalisé plusieurs œuvres d’art», a ajouté la joviale octogénaire, visiblement nostalgique lors de sa récente visite à son ancienne maison d’éducation.
À l’époque, les frais de scolarité s’élevaient à 25 dollars par mois. Chaque matin, à 7h, les pensionnaires devaient se rendre à la chapelle néo-gothique pour la messe. À 8h, dans un cadre collectif, les élèves descendaient au réfectoire pour le petit déjeuner, suivi du retour en classe
.
«Suite à mes études au couvent, j’ai fréquenté l’école normale, en 1955, et par après j’ai enseigné pendant six années à l’école Sacré-Cœur, à Dieppe», se remémore Rachel Hébert qui demeure désormais au Faubourg du Mascaret, à Moncton.
Le Musée de Kent est ouvert tous les jours en saison estivale, du lundi à samedi de 10h à 17h, et le dimanche de 13h à 17h.
Evérard Maillet
Le Moniteur Acadien
En 1876, le père François-Xavier Michaud, curé de Bouctouche, caressa le rêve de fonder un couvent
pour l’instruction des jeunes filles. Son ambition avant-gardiste devait se concrétiser grâce à la générosité des familles de la région qui lui ont généreusement fourni le bois de construction.
Pour leur part, des charpentiers de l’endroit ont bénévolement construit l’imposante bâtisse dont l’ouverture a eu lieu en 1880. Le père Michaud obtient que les ‘Sisters of Charity’ viennent à Bouctouche et on nomme l’édifice Couvent de l’Immaculée-Conception en leur honneur.
En 1924, ce furent désormais les sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur qui continuèrent à jouer un rôle de premier plan en éducation. L’influence de cette ancienne institution a été considérable en Acadie, compte tenu du fait que les étudiantes pouvaient s’épanouir académiquement et préparer leur rôle dans la société.
La semaine dernière, une ancienne du couvent de Bouctouche s’est donnée l’occasion de visiter son alma mater où elle a pu compléter ses études secondaires. Rachel (Boudreau) Hébert, 87 ans et originaire de Memramcook, a bien voulu accorder une brève entrevue au Moniteur Acadien et nous brosser un court résumé de son cheminement professionnel dans le domaine de l’éducation.
Rachel a d’abord complété ses études primaires dans la petite localité rurale de Gayton, dans la région avoisinante de Memramcook. Ses premières années sur les bancs de l’école ont été fructueuses et elle se dit particulièrement privilégiée d’avoir eu un enseignant acadien de Memramcook qui, au fil des années, s’est distingué autant au Canada que sur la scène internationale. Il s’agissait du regretté Roméo LeBlanc: journaliste chez Radio-Canada, ministre dans le cabinet de Pierre Elliott Trudeau et finalement gouverneur-général du Canada.
«Plus tard, je suis allée directement au couvent de Bouctouche pour compléter mes études secondaires qui étaient enseignées par les bonnes sœurs Notre-Dame-du-Sacré-Cœur», dit-elle. Mme Hébert ne regrette rien de sa vie de pensionnat au couvent de Bouctouche, nonobstant un moment cocasse. «Quand je suis arrivée ici il n’y avait que des filles. C’est pour cela que je trouvais cet endroit bien différent parce que chez nous j’avais été élevée parmi six frères et j’étais la seule fille dans la famille!», dit-elle en riant.
Cette gentille dame garde néanmoins de bons et précieux souvenirs. «Je me suis fait de bonnes amies au couvent, telle Marie-Hélène Allain, une artiste acadienne influente de Sainte-Marie-de-Kent qui a réalisé plusieurs œuvres d’art», a ajouté la joviale octogénaire, visiblement nostalgique lors de sa récente visite à son ancienne maison d’éducation.
À l’époque, les frais de scolarité s’élevaient à 25 dollars par mois. Chaque matin, à 7h, les pensionnaires devaient se rendre à la chapelle néo-gothique pour la messe. À 8h, dans un cadre collectif, les élèves descendaient au réfectoire pour le petit déjeuner, suivi du retour en classe
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«Suite à mes études au couvent, j’ai fréquenté l’école normale, en 1955, et par après j’ai enseigné pendant six années à l’école Sacré-Cœur, à Dieppe», se remémore Rachel Hébert qui demeure désormais au Faubourg du Mascaret, à Moncton.
Le Musée de Kent est ouvert tous les jours en saison estivale, du lundi à samedi de 10h à 17h, et le dimanche de 13h à 17h.
