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31 Juillet 2024
L’Acadie s’est souvenue du Grand dérangement à Dieppe
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Une cinquantaine de personnes ont assisté samedi 28 juillet à la cérémonie de la commémoration du Grand dérangement (déportation des Acadiens) au monument de l’Odyssée acadienne sur le bord de la rivière Petitcodiac à Dieppe.
Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
C’est à 17h55 que les organisateurs ont fait résonner l’ancienne cloche de l’église de Saint-Philippe en l’honneur de ce moment historique. La cérémonie annuelle est organisée par la Fédération des Associations des familles acadiennes (FAFA).
Plusieurs des personnes présentes à la cérémonie de commémoration samedi au monument de L’Odyssée acadienne à Dieppe sur le bord de la rivière Petitcodiac. (Photo : Normand A. Léger)
En l’absence de Jean Gaudet, qui se trouvait à Annapolis Royal (N.-É.) pour la même occasion, Paul Belliveau a présidé la cérémonie. Lors de son allocution aux gens réunis autour du monument, le père Emery Brien, de Memramcook, a rappelé certaines dates importantes menant à l’ordre de déportation.
Père Emery Brien. (Photo : Normand A. Léger)
«Je retiens quatre dates, a dit l’homme d’Église qui a donné ce bref historique. Le 11 avril 1713, le traité d’Utrecht qui fait en sorte que les Acadiens sont devenus un obstacle à la formation d’une colonie anglaise et protestante. Le 28 juillet 1755, Lawrence et le Conseil de la Nouvelle-Angleterre décident de mettre à exécution le plan de la Déportation qui débutera plus tard à l’été, ce qui n’était rien de moins qu’un génocide.»
Arthur Gauvin somme la cloche à 17 h 55 pour dire que les Acadiennes et Acadiens sont toujours présents sur leurs terres. (Photo : Normand A. Léger)
La troisième date importante est le 4 septembre 1755 alors qu’une dépêche provenant d’Halifax, et probablement écrite par Lawrence, est publiée dans The Pennsylvania Gazette : «We are now upon a great and noble scheme of sending the neutral French out of this province. It will be one of the greatest things that ever the English did in America. For all accounts, that part of the country they possess is as good as any in the world.»
Les gens ont déposé des fleurs au nom de leur famille acadienne aux pieds du monument de l’Odyssée acadienne. (Photo : Normand A. Léger)
La quatrième date est le 28 juillet 2024, soit 269 années plus tard. «Même si nous ne sommes ne pas revenus sur toutes nos terres ancestrales, l’important est que nous existons toujours ici en Acadie, a ajouté le prêtre. Nous sommes toujours debout, fiers et participants aux grands enjeux de l’heure. Faisons tout en notre pouvoir pour conserver dans notre mémoire collective ce souvenir de la résistance comme une source d’inspiration pour projeter l’Acadie dans l’avenir. Hommages à nos ancêtres et Vive l’Acadie!»
Gérald Arsenault apporte toujours son violon à la cérémonie. (Photo : Normand A. Léger)
Les personnes présentes ont déposé des gerbes de fleurs au pied du monument de L’Odyssée acadienne, en l’honneur de leurs familles toujours présentes en Acadie. La cérémonie a pris fin avec le chant de l’hymne national de l’Acadie, l’Ave Maris Stella chanté par les gens présents. Le violoniste Gérald Arsenault a accompagné les gens durant l’hymne national et a joué lors du dépôt des fleurs.
