Sans équipe, Andrei Chebotaev devient vice-champion provincial
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Les Matadors de l’école Mathieu-Martin ont bénéficié d’un élève qui s’intéressait à la lutte et qui a pris le 2e rang du championnat provincial de Sport scolaire Nouveau-Brunswick de sa catégorie.
Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
Andrei Chebotaev, 18 ans, de Dieppe complète sa 12e année scolaire à Mathieu-Martin et il a voulu bien représenter son école en lutte, même si l’établissement n’a pas d’équipe dans ce sport.
En raison de l’absence de coéquipiers pour s’entraîner à l’école, il a joint le club Mountain Top Wrestling club de Moncton pour l’expérience et les conseils des entraîneurs. Il pouvait cependant représenter l’école lors des compétitions scolaires.
«Mon intérêt dans la lutte remonte à plusieurs années avec la pratique des arts martiaux en général, a déclaré le jeune athlète. Nous avons déménagé au Canada depuis presque cinq ans. J’ai fréquenté l’école Champlain en 8e et ensuite mes quatre années à Mathieu-Martin. La technique fait la différence et ce n’est pas ma force physique qui me permet de gagner des combats.»
La compétition et les sports de combats attirent l’athlète de 68 kg pour 1m78. Il a rencontré Luc LeBlanc, responsable des sports scolaires de l’école, qui l’a assuré qu’il pouvait représenter l’établissement même si aucun club n’existait.
« Cela fait trois ans que pratique la lutte, a-t-il affirmé. Je ne suis pas content avec mes résultats cette année, une 2e position au championnat 65kg. Ce n’est pas méchant, mais je ne peux rien changer. Je crois avoir un certain manque de pratique. J’y pense encore de cette 2e place. J’ai eu un peu de compétition dans mon groupe. L’an dernier, j’ai raté le championnat provincial et j’ai fini 4e de ma catégorie à ma première année. J’ai raté mon poids et j’ai monté de catégorie. J’étais le meilleur de ma catégorie l’an dernier et cette année, il y avait un gars meilleur que moi et plus fort. C’est intense et j’aime cela. Il faut beaucoup de force.»
L’athlète pense que ses jours de lutte arrivent à échéance maintenant qu’il va poursuivre des études au collège communautaire de Moncton en technique de construction en septembre. Le français est sa 3e langue. Il a appris le russe et l’anglais dans son pays d’origine. Il se dit heureux d’avoir appris le français et donne le crédit à ses parents qui l’ont inscrit dans une école française. Il avait étudié un peu le français dans son pays.
