Culture
7 Mai 2025
Le rhum à Joe Ti-Blanc : un show de boucane de contrebandiers en haute mer
- Partager
Richibucto, 1919. Les vents salés de la baie charrient plus que des embruns. Le soldat Médée Daigle rentre d’Europe, les bottes crottées de boue et les yeux pleins de choses qu’on ne raconte pas. Ce qu’il découvre à son retour n’a presque rien à envier aux tranchées : un village sur le territoire duquel surgissent des fantômes et, dans l’ombre du restaurant de Joe Ti-Blanc, une rumeur persistante — celle d’un trafic d’alcool aussi fluide que dangereux.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Roland Daigle, bédéiste d’Aldouane et fin connaisseur de l’histoire locale, signe avec Le rhum à Joe Ti-Blanc (Éditions La Grande Marée) un polar historique où le dessin se fait témoin d’un passé trouble : celui de la contrebande d’alcool acadienne durant la Prohibition. Zone grise dans un monde binaire, l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon sert de point de départ à un trafic maritime risqué, aussi réel que les silences dans les chaumières.
Médée, vétéran auréolé de gloire et de la Croix de Victoria, devient enquêteur malgré lui. Face à lui, Joe Ti-Blanc, restaurateur affable aux affaires trop florissantes. En toile de fond, une Acadie entre pauvreté et débrouillardise, où certains pactisent avec l’illégalité pour survivre. Et comme dans toute bonne histoire noire, une femme, des sentiments en filigrane, et la tentation de tout laisser tomber — sauf la vérité.
«Les jeunes ne connaissent pas vraiment cette histoire», confie Roland Daigle. «Avec du fictif, j’ai essayé de raconter une réalité qui a existé.»
Et si les archives restent muettes, la mémoire populaire, elle, bruisse de récits semi-confessés. Le gangster Al Capone lui-même fait d’ailleurs une apparition dans l’intrigue — hommage ou fantasme ? Peu importe.
«On n’a aucune preuve que c’est arrivé, je le sais. Mais je m’en suis servi pour façonner mon histoire.»
Le rhum à Joe Ti-Blanc s’impose comme une préquelle de Alerte à Richibouctou, première bande dessinée de l’auteur, dont l’action se situe en 1942 et où l’on retrouve le fils de Médée, John Daigle.
À l’horizon ? Une troisième aventure. Cette fois, direction la forteresse de Louisbourg, au XVIIIe siècle. Car même les murs en pierre ont des secrets. Et Roland Daigle, lui, sait comment leur faire cracher le morceau.
Damien Dauphin
Le Moniteur Acadien
Roland Daigle, bédéiste d’Aldouane et fin connaisseur de l’histoire locale, signe avec Le rhum à Joe Ti-Blanc (Éditions La Grande Marée) un polar historique où le dessin se fait témoin d’un passé trouble : celui de la contrebande d’alcool acadienne durant la Prohibition. Zone grise dans un monde binaire, l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon sert de point de départ à un trafic maritime risqué, aussi réel que les silences dans les chaumières.
Médée, vétéran auréolé de gloire et de la Croix de Victoria, devient enquêteur malgré lui. Face à lui, Joe Ti-Blanc, restaurateur affable aux affaires trop florissantes. En toile de fond, une Acadie entre pauvreté et débrouillardise, où certains pactisent avec l’illégalité pour survivre. Et comme dans toute bonne histoire noire, une femme, des sentiments en filigrane, et la tentation de tout laisser tomber — sauf la vérité.
«Les jeunes ne connaissent pas vraiment cette histoire», confie Roland Daigle. «Avec du fictif, j’ai essayé de raconter une réalité qui a existé.»
Et si les archives restent muettes, la mémoire populaire, elle, bruisse de récits semi-confessés. Le gangster Al Capone lui-même fait d’ailleurs une apparition dans l’intrigue — hommage ou fantasme ? Peu importe.
«On n’a aucune preuve que c’est arrivé, je le sais. Mais je m’en suis servi pour façonner mon histoire.»
Le rhum à Joe Ti-Blanc s’impose comme une préquelle de Alerte à Richibouctou, première bande dessinée de l’auteur, dont l’action se situe en 1942 et où l’on retrouve le fils de Médée, John Daigle.
À l’horizon ? Une troisième aventure. Cette fois, direction la forteresse de Louisbourg, au XVIIIe siècle. Car même les murs en pierre ont des secrets. Et Roland Daigle, lui, sait comment leur faire cracher le morceau.
