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25 Juillet 2022
Crise en santé : réactions des syndicats et des professionnels
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Communiqué de presse
Citations des membres de la Coalition du Nouveau-Brunswick sur la santé :
Bernadette Landry, co-présidente de la Coalition du Nouveau-Brunswick sur la santé et membre de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick :
« Étant donné l’ampleur de la crise qui sévit actuellement dans les services de santé, la Coalition est d’accord avec le gouvernement provincial qu’il faut demander une augmentation des transferts fédéraux en matière de santé, mais il est essentiel que ces allocations soient conditionnelles à leur utilisation dans les services publics de santé. Elle considère aussi que la population a le droit de savoir où le gouvernement du Nouveau-Brunswick prévoit investir les transferts du gouvernement fédéral en matière de santé. »
Paula Doucet, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick :
« La crise dans les soins de santé a commencé il y a des années au Nouveau-Brunswick. Nous ne nous sommes pas retrouvés dans un tel chaos du jour au lendemain et maintenant que nous sommes au milieu de la tempête, on essaie de trouver des idées nouvelles pour maintenir le système à flot et l’empêcher de s’écrouler. Il ne reste qu’un nombre limité de travailleurs de la santé et on s’attend à ce qu’ils continuent de fournir les mêmes soins que s’il n’y avait pas de pénurie.
Les décisions de la semaine dernière ressemblent à celles du début de la pandémie de COVID-19 visant à gérer la situation avec un minimum de personnes. Ce sera à nous de nous assurer que ces personnes rendent des comptes et agissent d’une manière responsable et efficace non seulement pour que les changements apportés améliorent l’accès aux soins de santé, mais surtout, qu’ils améliorent la situation de ceux et celles qui fournissent des soins de santé. »
Susie Proulx-Daigle, présidente du Syndicat du Nouveau-Brunswick :
« Il faut augmenter le nombre de travailleurs dans le secteur de la santé. Toute déclaration du gouvernement selon laquelle il faut rendre le système plus efficace, le rationaliser ou améliorer les façons de travailler est une autre manière de demander au personnel d’en faire plus avec moins. Depuis des années, les politiciens chantent la même rengaine et cela n’a mené qu’à des désastres. Cette crise va durer aussi longtemps que le gouvernement refusera de se rendre compte qu’il faut augmenter le nombre de travailleurs de soins de santé. »
Norma Robinson, présidente de CSHNB SCFP 1252 - membre de la Coalition du Nouveau-Brunswick pour la santé:
« Notre système de soins de santé est pris dans un cercle vicieux depuis de nombreuses années. La détérioration des soins de santé ne s'est pas produite du jour au lendemain, elle n'est pas due à un manque d'engagement du personnel. La détérioration est due à la mauvaise gestion du gouvernement qui a maintenu le cap sur la politique destructrice du « faire plus avec moins », qui est à l'origine de la crise actuelle.
Les syndicats, les groupes d'intérêt et diverses organisations de citoyens avaient signalé ces problèmes aux différents gouvernements depuis des années. La plupart des appels à l'aide ont été ignorés. L'attrition, les coupures et la réduction des services ont été à l’ordre du jour pour des décennies. La pandémie n'a donc fait qu'aggraver une situation déjà intenable.
Plus que jamais, le gouvernement Higgs doit agir pour assurer le maintien des services dans toutes les régions de la province afin de garantir l'accessibilité à tous les Néo-Brunswickois.
La recherche est claire : la privatisation a toujours coûté plus cher aux contribuables du Nouveau-Brunswick au fil du temps. Le gouvernement provincial devrait accomplir son devoir fondamental de maintenir un système de soins de santé qui fonctionne bien et qui est financé et géré par le public, pour le public.
Nous ne manquons pas seulement de médecins et d'infirmières ; nous avons des pénuries dans presque tous les secteurs de la santé. Ces défis doivent être discutés ouvertement et honnêtement afin de s’assurer qu’on puisse déterminer les mesures à prendre et qu’on les mette en place le plus rapidement possible. »
Daniel Léger, Fédération des travailleurs et travailleuses du NB
« Le gouvernement investit de plus en plus d’argent dans la privatisation, qu’il s’agisse des ententes avec Medavie, qui gère les services ambulanciers et l’extramural, avec Maple, qui gère les services de consultation virtuelle eVisitNB, ou avec des agences de services infirmiers itinérants, qui aident à résoudre la pénurie d’infirmiers et d’infirmières à court terme, mais qui coûtent beaucoup plus cher et ne peuvent donc être envisagés comme solution à long terme, puisqu’ils privent le secteur public de ressources financières précieuses dont il a un urgent besoin. Tout récemment, le gouvernement a décidé de subventionner les étudiants qui s’inscrivent à Peak Form Academy pour obtenir une formation en ligne comme préposé-e-s aux soins, alors qu’une formation de bien meilleure qualité est offerte sur place dans les collèges communautaires. Tout l’argent investi dans le secteur privé est de l’argent en moins dans le secteur public. »
