Saison touristique 2026 : les signes sont déjà apparents
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Alors que l’été approche à grands pas, la saison touristique tant attendue arrive tout aussi rapidement. Le sud-est du Nouveau-Brunswick, particulièrement ses côtes sablonneuses, attend le retour des touristes dans la région. Le trafic, l’économie, et l’achalandage en général ont une incidence sur la vie quotidienne de tous les citoyens de la région.
Alexis Bourque
Le Moniteur Acadien
Certains attendent cette saison avec impatience, tandis que d’autres préfèrent ne pas penser au trafic que celle-ci amène. Cependant, avec plusieurs facteurs qui tournent autour de la saison estivale 2026, plusieurs se demandent quelle sera l’intensité de l’achalandage cet été. En fait, plusieurs signes sont déjà visibles dès maintenant.
En temps normal, les plages et l’eau chaude de la baie de Shédiac sont fort populaires durant la saison estivale. L’eau de la baie n’est pas encore assez chaude pour rendre la natation agréable. Malgré cela, les attractions touristiques de la région sont déjà en train de combler toutes leurs réservations pour l’été à venir. Les plages et les beautés naturelles du sud-est du Nouveau-Brunswick seront certainement populaires, mais il est plus facile de mesurer la popularité d’attractions avec des réservations. Certaines de celles-ci sont déjà réservées pour presque l’été entier.
C’est le cas de Shediac Bay Cruises, une compagnie de croisière basée au quai de Pointe-du-Chêne. Cette entreprise se démarque en offrant non seulement des tours de la baie de Shédiac, mais aussi des repas servis sur le bateau, l’Ambassador. Il s’agit d’une expérience bien spéciale un fait démontré par sa popularité dans le passé.
Selon Paul Moores, le propriétaire de l’entreprise, les réservations coulent déjà à flots: «En ce qui concerne les réservations individuelles, c’est similaire à l’an dernier. La saison 2025 en était globalement une bonne». En plus de cela, l’Ambassador accueille aussi de plus grands groupes. «On voit beaucoup de tours par autobus, qui font normalement leurs réservations un an ou deux à l’avance. Ce facteur nous donne un peu d’une «boule de cristal» pour voir le futur. On n’a pas vu d’annulations à cause de quelconques craintes comme le prix de l’essence ou la situation géopolitique.».
Impact du prix de l’essence
En effet, ces craintes pourraient certainement affecter des choses. Le prix de l’essence a monté considérablement dans les derniers mois. Malgré le fait qu’il n’ait pas atteint un maximum aussi haut qu’en 2022, il s’agit d’un facteur qui pourrait affecter l’industrie du tourisme. Selon M. Moores, l’impact dans son secteur devrait être minime. «Le prix du carburant n’est pas un facteur important pour nous. Le coût de la nourriture, du homard, fait plus d’une différence que l’essence. Le seul endroit où le prix de l’essence pourrait être un problème est dans la coupure dans le budget dispensable des touristes.»
Les touristes qui visitent la région durant chaque saison estivale ont incontestablement un grand impact sur la région et son économie. Cependant, du côté plus local, les réservations dans les marinas de la région prévoient une saison tout aussi achalandée sur l’eau que sur les chemins. Encore une fois à Pointe-du-Chêne, le Yacht club du même nom (PCYC) a déjà une grande majorité de ses quais réservés pour la saison.
Selon Bryan Willett, le gérant de l’établissement, 93% des emplacements sont déjà réservés pour la saison entière. Plusieurs tentent de réserver des quais pour des dates spécifiques, mais avec une saison si achalandée à l’horizon, il est difficile de deviner s’il y aura de la place au Yacht club de Pointe-du-Chêne. Avec toutes les réservations pour la saison estivale 2026, la pression monte certainement pour l’équipe du Yacht Club, qui doit terminer la préparation avant l’arrivée des bateaux dans la baie de Shédiac.
«On a eu un départ tardif cette année, signale-t-il, puisque la glace a fondu tard ce printemps, comparé à l’an dernier. Pour l’instant, notre date d’ouverture est le 29 mai, alors que certains mettent déjà leurs bateaux à l’eau le 23 mai.»
Quand on parle des attractions touristiques de la région, il est difficile de ne pas mentionner le Pays de la Sagouine. Celui-ci attire des milliers de touristes chaque année, particulièrement depuis qu’il tente d’allonger sa saison d’opération depuis les quelques dernières années. Cette année, leur saison printanière a commencé dès le 28 février, un montant de temps considérable comparé à l’ouverture complète du site le 21 juin.
Monique Poirier, directrice générale et artistique du Pays de la Sagouine, s’attend à une bonne saison. « Beaucoup de personnes nous posent des questions à propos des soupers-spectacles de cet été. On a beaucoup d’autobus qui ont réservé pour cet été, ainsi que des réservations pour Akadi Lumina. Parce qu’on a été beaucoup plus actifs tard l’hiver et au printemps, la connexion avec les gens du Nouveau-Brunswick et aux touristes s’est maintenue. La coupure entre les saisons a été moins longue.»
Des impondérables difficiles à prédire
La saison semble donc prometteuse pour le Pays de la Sagouine. Cependant, comme n’importe quelle autre attraction dans la province, il pourrait aussi être affecté par certains facteurs. Le prix de l’essence, des feux de forêt, la météo elle-même et plusieurs autres affecteront certainement la saison estivale pour 2026. Ils sont impossibles à prédire, il est donc seulement possible d’y réagir.
Finalement, pour le Pays de la Sagouine, 2026 s'annonce comme une saison avec beaucoup de potentiel. Selon Monique Poirier, «Pour les soupers-spectacles, on a déjà plus de réservations qu'à la même date l'an dernier. Pour les inscriptions de camps de théâtre, on n'a jamais vu un aussi grand chiffre, 120 inscriptions. On a dû augmenter le montant des camps chaque semaine. C'est une activité visée plus vers les locaux que les touristes, mais ça montre quand même l'intérêt envers le Pays de la Sagouine.»
Avec les signes que démontrent les attractions touristiques aux alentours, tout semble indiquer que 2026 sera une excellente saison touristique. Il est fort possible que de certains facteurs affectent celle-ci, comme la météo, la possibilité de sécheresse ou de feux de forêt, ou encore le prix de l'essence. Puisqu’il est impossible de prédire ces choses, il faudra donc s'y adapter si elles surgissent.
Dans tous les cas, le sud-est du Nouveau-Brunswick peut s’attendre à une saison estivale remarquable qui amènera sûrement beaucoup de nouveaux visages à la région.
