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29 Mai 2025
Les secrets d’une survivante pour s’affirmer en tant que personne aînée
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L’organisme Bien vieillir chez soi à Beausoleil a invité Edwina Ward à donner une conférence, samedi au Centre 50 de Cocagne. Une quarantaine de participantes y ont pris part. Seul homme dans la pièce, Le Moniteur acadien était présent.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
«Vieillir est une étape de la vie où l’on recherche avant tout la sécurité, le bien-être et le confort», avance Edwina Ward. Originaire de la Péninsule acadienne, elle vit au sud-est du Nouveau-Brunswick depuis des années. L’écriture de son livre autobiographique l’a libérée du poids du passé.
Au cours d’une existence souvent tumultueuse, Edwina a vécu de nombreux abus et des violences conjugales. Elle a expliqué à son public d’une quarantaine de femmes que, pour des raisons socioculturelles, elle ne se défendait pas. Son vécu l’a amenée à constater qu’il y avait beaucoup de non-dit dans les familles et des survivantes, comme elle, partout à travers le monde.
Rayonnante de joie de vivre, elle a trouvé la paix intérieure et diffuse son message en donnant des conférences comme celle de samedi dernier, ou en participant à des ateliers, ce qu’elle fit récemment en Alberta.
Elle a donné au public présent des ressources dont une brochure publiée par le ministère du Développement social du N.-B. : « Prévenir la violence et la négligence à l’égard des personnes âgées ».
«Osez vous dire sans peur ni honte. Dites votre vérité, faites-vous confiance. Libérez votre parole, mettez des mots sur les maux, et brisez le silence pour amorcer votre transformation», a-t-elle enjoint aux participantes.
Lina Després a lu l’autobiographie d’Edwina. La résidente de Cormierville pense qu’il ne faut pas accumuler de mauvaises émotions. «Il faut s’en débarrasser. C’est important de voir la vie positivement», a-t-elle affirmé.
Ce n’est pas toujours facile, et Noëlla LeBlanc-Lamarche en a fait l’expérience. En 2009, la mort de son mari l’a beaucoup secouée et lui a fait perdre ses repères, ses moyens et jusqu’à son estime de soi. Elle confie qu’elle se croyait indépendante, mais a réalisé qu’elle ne l’était pas tant que cela.
«On ne sait pas comment on va réagir. Il y a des jours où je suis bien, et des lendemains où les émotions reviennent et c’est comme si c’était hier. Je n’ai pas vécu mon deuil comme il faut. Il ne faut pas brûler les étapes.»
L’organisme Bien vieillir chez soi à Beausoleil, qui a débuté à Cocagne avant de s’étendre à toute la nouvelle communauté rurale suite à la réforme de la gouvernance locale, s’est donné pour mandat d’aider les personnes aînées à rester à la maison le plus longtemps possible en santé, en sécurité et de façon indépendante.
Parmi les services qu’il offre, il y a les repas à domicile, du yoga, des cours d’informatique, un soutien aux proches aidants, des visites, petites réparations à domicile et de l’entretien paysager, des conférences et des activités sociales.
«Les activités sociales sont importantes, rapporte Edith Myers, gestionnaire des programmes et services. On fait du multigénérationnel avec l’école à côté. Dernièrement, une classe de troisième année est venue faire des jeux de société avec les aînés.»
Noëlla LeBlanc-Lamarche reconnaît l’importance de l’organisme. «Tous les petits villages devraient avoir des groupes comme celui-ci. On a besoin de socialiser. En vieillissant, ce n’est pas toujours facile d’avoir des amis. Ça n’a pas de prix. C’est vraiment thérapeutique d’avoir des gens avec qui parler.»
Bien vieillir chez soi à Beausoleil organise des conférences environ tous les deux mois. Ce volet de ses activités prend une pause pour l’été et reprendra en septembre. En attendant, Edwina Ward a encouragé les femmes présentes à croire en leur force intérieure et à revenir à l’essentiel : l’amour.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
«Vieillir est une étape de la vie où l’on recherche avant tout la sécurité, le bien-être et le confort», avance Edwina Ward. Originaire de la Péninsule acadienne, elle vit au sud-est du Nouveau-Brunswick depuis des années. L’écriture de son livre autobiographique l’a libérée du poids du passé.
Au cours d’une existence souvent tumultueuse, Edwina a vécu de nombreux abus et des violences conjugales. Elle a expliqué à son public d’une quarantaine de femmes que, pour des raisons socioculturelles, elle ne se défendait pas. Son vécu l’a amenée à constater qu’il y avait beaucoup de non-dit dans les familles et des survivantes, comme elle, partout à travers le monde.
Rayonnante de joie de vivre, elle a trouvé la paix intérieure et diffuse son message en donnant des conférences comme celle de samedi dernier, ou en participant à des ateliers, ce qu’elle fit récemment en Alberta.
Elle a donné au public présent des ressources dont une brochure publiée par le ministère du Développement social du N.-B. : « Prévenir la violence et la négligence à l’égard des personnes âgées ».
«Osez vous dire sans peur ni honte. Dites votre vérité, faites-vous confiance. Libérez votre parole, mettez des mots sur les maux, et brisez le silence pour amorcer votre transformation», a-t-elle enjoint aux participantes.
Lina Després a lu l’autobiographie d’Edwina. La résidente de Cormierville pense qu’il ne faut pas accumuler de mauvaises émotions. «Il faut s’en débarrasser. C’est important de voir la vie positivement», a-t-elle affirmé.
Ce n’est pas toujours facile, et Noëlla LeBlanc-Lamarche en a fait l’expérience. En 2009, la mort de son mari l’a beaucoup secouée et lui a fait perdre ses repères, ses moyens et jusqu’à son estime de soi. Elle confie qu’elle se croyait indépendante, mais a réalisé qu’elle ne l’était pas tant que cela.
«On ne sait pas comment on va réagir. Il y a des jours où je suis bien, et des lendemains où les émotions reviennent et c’est comme si c’était hier. Je n’ai pas vécu mon deuil comme il faut. Il ne faut pas brûler les étapes.»
L’organisme Bien vieillir chez soi à Beausoleil, qui a débuté à Cocagne avant de s’étendre à toute la nouvelle communauté rurale suite à la réforme de la gouvernance locale, s’est donné pour mandat d’aider les personnes aînées à rester à la maison le plus longtemps possible en santé, en sécurité et de façon indépendante.
Parmi les services qu’il offre, il y a les repas à domicile, du yoga, des cours d’informatique, un soutien aux proches aidants, des visites, petites réparations à domicile et de l’entretien paysager, des conférences et des activités sociales.
«Les activités sociales sont importantes, rapporte Edith Myers, gestionnaire des programmes et services. On fait du multigénérationnel avec l’école à côté. Dernièrement, une classe de troisième année est venue faire des jeux de société avec les aînés.»
Noëlla LeBlanc-Lamarche reconnaît l’importance de l’organisme. «Tous les petits villages devraient avoir des groupes comme celui-ci. On a besoin de socialiser. En vieillissant, ce n’est pas toujours facile d’avoir des amis. Ça n’a pas de prix. C’est vraiment thérapeutique d’avoir des gens avec qui parler.»
Bien vieillir chez soi à Beausoleil organise des conférences environ tous les deux mois. Ce volet de ses activités prend une pause pour l’été et reprendra en septembre. En attendant, Edwina Ward a encouragé les femmes présentes à croire en leur force intérieure et à revenir à l’essentiel : l’amour.
