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21 Mai 2025
Une bande dessinée pour expliquer la francophonie aux jeunes et aux adultes
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Pour Benjamin Boutin, «la Francophonie est un idéal». Lorsqu’il était plus jeune, ses voyages l’ont amené à se demander comment il se faisait que des gens parlassent français dans d’autres pays que la France. Le Cercle acadien de la langue française l’a invité à présenter son plus récent ouvrage en marge de sa participation au colloque «les francophonies dans tous leurs états» qu’organisait l’Université de Moncton.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Intitulé À la découverte de la Francophonie, l’ouvrage en question est une bande dessinée publiée aux Éditions du Signe. Le texte de Benjamin Boutin y est superbement mis en images par Christophe Carmona, tandis que Zuzanna Zielinska s’est occupée des couleurs.
Sylvain, un Acadien qui étudie à Paris, y fait la connaissance de Virginie, une Mauricienne. Ces deux étudiants, à qui la langue de Molière est commune, vont faire d’étonnantes rencontres en parcourant la Ville Lumière. La couverture les présente aux côtés du géographe français Onésime Reclus et du président sénégalais Léopold Sédar Senghor, revenus d’entre les morts pour les guider dans un parcours initiatique abolissant les frontières spatio-temporelles.
Véritablement passionné par son sujet, Benjamin Boutin plaide pour la pertinence de la langue de Molière dans un monde largement dominé par la langue de Shakespeare. Même si son histoire évoque en partie le passé, il ancre résolument sa démarche pédagogique dans une perspective d’avenir.
«La diversité culturelle et linguistique doit se refléter dans les nouvelles œuvres audiovisuelles et numériques, mais aussi dans l’intelligence artificielle, les nouveaux médias et les innovations technologiques», proclame-t-il.
Désireux de sensibiliser les jeunes francophones — notamment ceux les plus susceptibles de succomber au chant des sirènes de l’assimilation linguistique — il souhaite que ces derniers aient à cœur de communiquer en français sur les réseaux sociaux. Pour cela, il estime qu’il faut notamment créer des contenus attrayants et les rendre accessibles. De cette façon, il espère accroître leur découvrabilité.
«La création numérique francophone doit être accessible, visible, attractive, compétitive, rayonnante. C’est ainsi qu’elle devrait être dans un monde multipolaire, plurilingue et interculturel», soutient le jeune professeur.
Un outil intergénérationnel
Cela fait près d’un an que cette bande dessinée a été publiée. Pour la faire connaître à travers l’espace francophone, M. Boutin considère qu’il est essentiel d’aller directement à la rencontre du public. Il a déjà visité plusieurs pays pour la promouvoir, et indique que certains enseignants l’utilisent déjà. À cet égard, deux membres du corps professoral de l’école L’Odyssée, à Moncton, ont assisté à sa conférence du 2 mai dernier à l’édifice Léopold-Taillon de l’Université de Moncton, et s’en sont chacun procuré un exemplaire.
«C’est mon souhait que ce soit un support pédagogique, mais aussi que les familles s’en emparent — que les parents, les grands-parents l’offrent à leurs enfants et petits-enfants — et que ça devienne un outil intergénérationnel.»
Un souhait exaucé par nulle autre que la mairesse par intérim de Moncton, Paulette Thériault, qui en a acheté trois copies. «Je vais les offrir à mes petits-enfants», a affirmé l’édile.
Lui aussi militant passionné de la Francophonie, le président du Cercle acadien de la langue française, Mathieu Gérald Caissie, était ravi à l’issue de la conférence qu’il a organisée presque à la dernière minute.
Un espace qui est l’essence même de ce que nous sommes
Il estime qu’il faut augmenter la production d’émissions et de documentaires en Acadie. Il croit aussi que les artisans des arts et de la culture doivent miser sur les pays francophones pour accroître leur capacité à vivre de leur métier d’artiste ou de musicien.
«La conférence de Benjamin Boutin nous a confirmé que ces outils et mécanismes existent. Mais c’est à nous de nous les approprier pour pleinement prendre part à la vitalité francophone internationale, et rejoindre des populations qui sont majoritairement francophones dans de nombreux États ou gouvernements membres de l’OIF», a-t-il exprimé avec le bénéfice du recul.
Benjamin Boutin n’en disconvient pas. On peut dire que M. Caissie et lui sont sur la même longueur d’ondes.
«La Francophonie est un formidable espace que nous avons en partage pour monter des projets très concrets et faire dialoguer les cultures. Ce n’est pas qu’un espace géopolitique et économique. C’est aussi un espace qui fait écho à notre intimité, à ce que nous sommes profondément», a conclu l’auteur de la bande dessinée.
Vous pouvez vous la procurer chez nos confrères des Éditions de la Francophonie. Benjamin Boutin précise qu’il est également possible de demander à tout libraire de la commander.
À propos de Benjamin Boutin
Diplômé de Sciences Po Aix, de l'Université Paris Saclay et de l’École nationale d'administration publique du Québec, Benjamin Boutin est président d'honneur de Francophonie sans frontières, directeur de France-Canada, chef de projet pour l'association française membre de l'Alliance G20 des Entrepreneurs, membre du comité d'honneur de l'Association pour la Diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), consultant, conférencier et maître de conférences associé à l'Université Jean Moulin Lyon III.
Ses domaines d'expertise et d'engagement sont la Francophonie, l'Europe, la géopolitique, les affaires politiques et parlementaires, le dialogue des cultures, le mouvement coopératif et la coopération internationale en vue du développement durable et de la paix.
Il a publié une soixantaine d’articles scientifiques, d'opinion et de presse dans la Revue Défense Nationale, La Tribune, Radio-Canada, L'Express, Le Point, Le Devoir, La Croix ou encore La Nation.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Intitulé À la découverte de la Francophonie, l’ouvrage en question est une bande dessinée publiée aux Éditions du Signe. Le texte de Benjamin Boutin y est superbement mis en images par Christophe Carmona, tandis que Zuzanna Zielinska s’est occupée des couleurs.
Sylvain, un Acadien qui étudie à Paris, y fait la connaissance de Virginie, une Mauricienne. Ces deux étudiants, à qui la langue de Molière est commune, vont faire d’étonnantes rencontres en parcourant la Ville Lumière. La couverture les présente aux côtés du géographe français Onésime Reclus et du président sénégalais Léopold Sédar Senghor, revenus d’entre les morts pour les guider dans un parcours initiatique abolissant les frontières spatio-temporelles.
Véritablement passionné par son sujet, Benjamin Boutin plaide pour la pertinence de la langue de Molière dans un monde largement dominé par la langue de Shakespeare. Même si son histoire évoque en partie le passé, il ancre résolument sa démarche pédagogique dans une perspective d’avenir.
«La diversité culturelle et linguistique doit se refléter dans les nouvelles œuvres audiovisuelles et numériques, mais aussi dans l’intelligence artificielle, les nouveaux médias et les innovations technologiques», proclame-t-il.
Désireux de sensibiliser les jeunes francophones — notamment ceux les plus susceptibles de succomber au chant des sirènes de l’assimilation linguistique — il souhaite que ces derniers aient à cœur de communiquer en français sur les réseaux sociaux. Pour cela, il estime qu’il faut notamment créer des contenus attrayants et les rendre accessibles. De cette façon, il espère accroître leur découvrabilité.
«La création numérique francophone doit être accessible, visible, attractive, compétitive, rayonnante. C’est ainsi qu’elle devrait être dans un monde multipolaire, plurilingue et interculturel», soutient le jeune professeur.
Un outil intergénérationnel
Cela fait près d’un an que cette bande dessinée a été publiée. Pour la faire connaître à travers l’espace francophone, M. Boutin considère qu’il est essentiel d’aller directement à la rencontre du public. Il a déjà visité plusieurs pays pour la promouvoir, et indique que certains enseignants l’utilisent déjà. À cet égard, deux membres du corps professoral de l’école L’Odyssée, à Moncton, ont assisté à sa conférence du 2 mai dernier à l’édifice Léopold-Taillon de l’Université de Moncton, et s’en sont chacun procuré un exemplaire.
«C’est mon souhait que ce soit un support pédagogique, mais aussi que les familles s’en emparent — que les parents, les grands-parents l’offrent à leurs enfants et petits-enfants — et que ça devienne un outil intergénérationnel.»
Un souhait exaucé par nulle autre que la mairesse par intérim de Moncton, Paulette Thériault, qui en a acheté trois copies. «Je vais les offrir à mes petits-enfants», a affirmé l’édile.
Lui aussi militant passionné de la Francophonie, le président du Cercle acadien de la langue française, Mathieu Gérald Caissie, était ravi à l’issue de la conférence qu’il a organisée presque à la dernière minute.
Un espace qui est l’essence même de ce que nous sommes
Il estime qu’il faut augmenter la production d’émissions et de documentaires en Acadie. Il croit aussi que les artisans des arts et de la culture doivent miser sur les pays francophones pour accroître leur capacité à vivre de leur métier d’artiste ou de musicien.
«La conférence de Benjamin Boutin nous a confirmé que ces outils et mécanismes existent. Mais c’est à nous de nous les approprier pour pleinement prendre part à la vitalité francophone internationale, et rejoindre des populations qui sont majoritairement francophones dans de nombreux États ou gouvernements membres de l’OIF», a-t-il exprimé avec le bénéfice du recul.
Benjamin Boutin n’en disconvient pas. On peut dire que M. Caissie et lui sont sur la même longueur d’ondes.
«La Francophonie est un formidable espace que nous avons en partage pour monter des projets très concrets et faire dialoguer les cultures. Ce n’est pas qu’un espace géopolitique et économique. C’est aussi un espace qui fait écho à notre intimité, à ce que nous sommes profondément», a conclu l’auteur de la bande dessinée.
Vous pouvez vous la procurer chez nos confrères des Éditions de la Francophonie. Benjamin Boutin précise qu’il est également possible de demander à tout libraire de la commander.
À propos de Benjamin Boutin
Diplômé de Sciences Po Aix, de l'Université Paris Saclay et de l’École nationale d'administration publique du Québec, Benjamin Boutin est président d'honneur de Francophonie sans frontières, directeur de France-Canada, chef de projet pour l'association française membre de l'Alliance G20 des Entrepreneurs, membre du comité d'honneur de l'Association pour la Diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues (ADIFLOR), consultant, conférencier et maître de conférences associé à l'Université Jean Moulin Lyon III.
Ses domaines d'expertise et d'engagement sont la Francophonie, l'Europe, la géopolitique, les affaires politiques et parlementaires, le dialogue des cultures, le mouvement coopératif et la coopération internationale en vue du développement durable et de la paix.
Il a publié une soixantaine d’articles scientifiques, d'opinion et de presse dans la Revue Défense Nationale, La Tribune, Radio-Canada, L'Express, Le Point, Le Devoir, La Croix ou encore La Nation.
