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1 Avril 2025
L’Union des pêcheurs des Maritimes lance la campagne «Les saisons de pêches ont leurs raisons»
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Dans un contexte où les élections fédérales approchent à grands pas, l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) prend les devants en lançant sa propre campagne: «Les saisons de pêches ont leur raisons». Avec plus de 1300 pêcheurs côtiers représentés au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, l’UPM souhaite rappeler l'importance de la pêche côtière pour les communautés maritimes et promouvoir la durabilité de cette pratique.
Le Moniteur acadien
Fondée en 1977, l’UPM milite depuis près d'un demi-siècle pour une répartition équitable des ressources marines et la mise en avant des pratiques durables. «Nos membres respectent les règles, appliquent les lois et s’assurent de siéger aux tables de décision», souligne Martin Mallet, directeur général de l’UPM depuis plus de huit ans.
L'initiative de cette campagne vient en réponse aux tensions récurrentes entre les pêcheurs autochtones et non autochtones, notamment autour de la pêche au homard en Nouvelle-Écosse.
L'UPM veut rappeler que la réglementation est essentielle pour préserver les ressources et assurer un équilibre entre droits ancestraux et conservation. Il demande, entre autres, au gouvernement fédéral de clarifier la clause du droit de pêche de subsistance afin de comprendre combien les membres des premières nations ont droit de pêcher pour assurer leur subsistance.
Les droits autochtones en contexte
Pour Mario Cormier, président local de l’UPM à Shediac et ancien propriétaire de M&M Cormier Fisheries, la pêche est une question de famille et de communauté. «Quand on me demande 'T’es le garçon à qui?', je réponds avec fierté que je suis un pêcheur d’ici. On a grandi avec la mer, et on sait ce que ça prend pour la protéger.»
De son côté, Samuel Hébert Daigle, président du local 2 et pêcheur depuis neuf ans, insiste pour expliquer qu’il est difficile pour les pêcheurs se retrouvant prêt d’un territoire d’une première nation de prévoir l’avenir quand les membres des premières nations n’ont pas de quota de subsistance déterminer. «Oui, nous sommes d'accord avec leurs droits de pêche mais on demande seulement de clarifier l'extension de leur pouvoir.»
Les pêcheurs autochtones, quant à eux, disposent de droits protégés par la Constitution, notamment pour la pêche de subsistance, alimentaire et cérémonielle, comme confirmé par les arrêts Sparrow (1990) et Marshall (1999) de la Cour suprême. Ces droits, bien que reconnus, doivent toutefois composer avec la gestion et la conservation des ressources.
Les trois intervenants de L'Union des pêcheurs des maritimes étaient à l'émission Parle Parle Jase Jase à CJSE lundi dernier (disponible en rattrapage sur le site : https://open.spotify.com/episode/23hABDTSVa8SqYmSFCiIfv?si=4TLzPZOHT8m7W323h-ykbQ)
Photo : De gauche à droite : Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des maritimes; Mario Cormier, président local; Samuel Hébert-Daigle, président local et Sébastien Boucher, animateur de l’émission Parle Parle Jase Jase (Photo : Le Moniteur acadien)
Le Moniteur acadien
Fondée en 1977, l’UPM milite depuis près d'un demi-siècle pour une répartition équitable des ressources marines et la mise en avant des pratiques durables. «Nos membres respectent les règles, appliquent les lois et s’assurent de siéger aux tables de décision», souligne Martin Mallet, directeur général de l’UPM depuis plus de huit ans.
L'initiative de cette campagne vient en réponse aux tensions récurrentes entre les pêcheurs autochtones et non autochtones, notamment autour de la pêche au homard en Nouvelle-Écosse.
L'UPM veut rappeler que la réglementation est essentielle pour préserver les ressources et assurer un équilibre entre droits ancestraux et conservation. Il demande, entre autres, au gouvernement fédéral de clarifier la clause du droit de pêche de subsistance afin de comprendre combien les membres des premières nations ont droit de pêcher pour assurer leur subsistance.
Les droits autochtones en contexte
Pour Mario Cormier, président local de l’UPM à Shediac et ancien propriétaire de M&M Cormier Fisheries, la pêche est une question de famille et de communauté. «Quand on me demande 'T’es le garçon à qui?', je réponds avec fierté que je suis un pêcheur d’ici. On a grandi avec la mer, et on sait ce que ça prend pour la protéger.»
De son côté, Samuel Hébert Daigle, président du local 2 et pêcheur depuis neuf ans, insiste pour expliquer qu’il est difficile pour les pêcheurs se retrouvant prêt d’un territoire d’une première nation de prévoir l’avenir quand les membres des premières nations n’ont pas de quota de subsistance déterminer. «Oui, nous sommes d'accord avec leurs droits de pêche mais on demande seulement de clarifier l'extension de leur pouvoir.»
Les pêcheurs autochtones, quant à eux, disposent de droits protégés par la Constitution, notamment pour la pêche de subsistance, alimentaire et cérémonielle, comme confirmé par les arrêts Sparrow (1990) et Marshall (1999) de la Cour suprême. Ces droits, bien que reconnus, doivent toutefois composer avec la gestion et la conservation des ressources.
Les trois intervenants de L'Union des pêcheurs des maritimes étaient à l'émission Parle Parle Jase Jase à CJSE lundi dernier (disponible en rattrapage sur le site : https://open.spotify.com/episode/23hABDTSVa8SqYmSFCiIfv?si=4TLzPZOHT8m7W323h-ykbQ)
Photo : De gauche à droite : Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des maritimes; Mario Cormier, président local; Samuel Hébert-Daigle, président local et Sébastien Boucher, animateur de l’émission Parle Parle Jase Jase (Photo : Le Moniteur acadien)
