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2 Avril 2025
Le CPPAANB à Moncton, une voix pour les francophones noirs au N.-B.
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Le Conseil Provincial des Personnes d’Ascendance Africaine du Nouveau-Brunswick (CPPAANB) a maintenant son propre bureau à Moncton, au 120 rue High. Le lancement officiel du bureau s’est produit le 21 mars. Il s’agit d’un moment de grande importance pour la population d’ascendance africaine de la province.
Alexis Bourque
Le Moniteur Acadien
Le conseil opère depuis 2015, mais l’existence d’un emplacement permanent facilite beaucoup les choses.
Présents à la cérémonie étaient Christian Nkanu, président du conseil, Hadrien Gayap, vice-président, Mamadou Oury Diallo, président sortant, ainsi que Fatoumata Guindo, vice-présidente sortante.
Mis à part ces membres du conseil, plusieurs autres personnes ont joué un rôle important dans la formation et l’évolution du CPPAANB. Par exemple, Nicole Arseneau-Slutyer, présidente de la SANB, était présente pour soutenir l’organisme.

Nicole Arseneau-Sluyter et Phylomène Zangio attachent ensemble un ruban cérémoniel avant de le remettre à la présidence du conseil. (Photo : Alexis Bourque)
Il est cependant impossible de parler du CPPAANB sans mentionner le nom de Phylomène Zangio. Phylomène est présidente de la commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, et elle a joué un rôle colossal pour le conseil. Non seulement a-t-elle nourri l’organisme depuis son tout début, mais elle a joué un rôle instrumental dans sa fondation, jusqu’à héberger le conseil chez elle.
«L’existence d’organismes comme le CPPAANB est cruciale pour préserver les droits de la personne au Nouveau-Brunswick, soutient-elle. Chacun a besoin d’un endroit où sa parole sera entendue. Ceci est surtout vrai pour les multiples minorités qui font partie de la société néo-brunswickoise.»
Par exemple, la francophonie est une minorité au Nouveau-Brunswick pour laquelle plusieurs travaillent depuis des années afin d’assurer les droits équitables pour les francophones de la province. Un exemple de ceci serait la fondation de l’école secondaire Louis-J.-Robichaud, la première école secondaire francophone dans la province.
Cependant, la population noire francophone du Nouveau-Brunswick et la population francophone entière sont très similaires. 30,7% de la population noire néo-brunswickoise a le français comme première langue parlée, tandis que l’ensemble de la province en a un taux de 31,7%. Considérant la similitude de ces statistiques, il n’est que naturel que plus d’organismes comme le CPPAANB militent pour leurs droits et offrent un endroit pour faire entendre les opinions de ces minorités.
L’addition du bureau du Conseil Provincial des Personnes d’Ascendance Africaine du Nouveau-Brunswick va avoir un effet positif sur la communauté entière. Il s’agit maintenant d’un espace accueillant pour tous les membres de la communauté noire francophone du N.-B., tout en donnant une voix à une partie intégrale de la société néo-brunswickoise.
Bien que plusieurs employés du CPPAANB soient bénévoles, l’organisme fait déjà beaucoup de bien et va continuer à en faire, de façon exponentielle. Il sera intéressant de voir comment la création de ce nouveau bureau va leur permettre d’élargir leurs horizons.

De g. à d. : Christian Nkanu (président), Nicole Arseneau-Sluyter, Phylomène Zangio et Hadrien Gayap (vice-président). (Photo : Alexie Bourque)
Alexis Bourque
Le Moniteur Acadien
Le conseil opère depuis 2015, mais l’existence d’un emplacement permanent facilite beaucoup les choses.
Présents à la cérémonie étaient Christian Nkanu, président du conseil, Hadrien Gayap, vice-président, Mamadou Oury Diallo, président sortant, ainsi que Fatoumata Guindo, vice-présidente sortante.
Mis à part ces membres du conseil, plusieurs autres personnes ont joué un rôle important dans la formation et l’évolution du CPPAANB. Par exemple, Nicole Arseneau-Slutyer, présidente de la SANB, était présente pour soutenir l’organisme.

Nicole Arseneau-Sluyter et Phylomène Zangio attachent ensemble un ruban cérémoniel avant de le remettre à la présidence du conseil. (Photo : Alexis Bourque)
Il est cependant impossible de parler du CPPAANB sans mentionner le nom de Phylomène Zangio. Phylomène est présidente de la commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, et elle a joué un rôle colossal pour le conseil. Non seulement a-t-elle nourri l’organisme depuis son tout début, mais elle a joué un rôle instrumental dans sa fondation, jusqu’à héberger le conseil chez elle.
«L’existence d’organismes comme le CPPAANB est cruciale pour préserver les droits de la personne au Nouveau-Brunswick, soutient-elle. Chacun a besoin d’un endroit où sa parole sera entendue. Ceci est surtout vrai pour les multiples minorités qui font partie de la société néo-brunswickoise.»
Par exemple, la francophonie est une minorité au Nouveau-Brunswick pour laquelle plusieurs travaillent depuis des années afin d’assurer les droits équitables pour les francophones de la province. Un exemple de ceci serait la fondation de l’école secondaire Louis-J.-Robichaud, la première école secondaire francophone dans la province.
Cependant, la population noire francophone du Nouveau-Brunswick et la population francophone entière sont très similaires. 30,7% de la population noire néo-brunswickoise a le français comme première langue parlée, tandis que l’ensemble de la province en a un taux de 31,7%. Considérant la similitude de ces statistiques, il n’est que naturel que plus d’organismes comme le CPPAANB militent pour leurs droits et offrent un endroit pour faire entendre les opinions de ces minorités.
L’addition du bureau du Conseil Provincial des Personnes d’Ascendance Africaine du Nouveau-Brunswick va avoir un effet positif sur la communauté entière. Il s’agit maintenant d’un espace accueillant pour tous les membres de la communauté noire francophone du N.-B., tout en donnant une voix à une partie intégrale de la société néo-brunswickoise.
Bien que plusieurs employés du CPPAANB soient bénévoles, l’organisme fait déjà beaucoup de bien et va continuer à en faire, de façon exponentielle. Il sera intéressant de voir comment la création de ce nouveau bureau va leur permettre d’élargir leurs horizons.

De g. à d. : Christian Nkanu (président), Nicole Arseneau-Sluyter, Phylomène Zangio et Hadrien Gayap (vice-président). (Photo : Alexie Bourque)
