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23 Janvier 2025
Des élèves de Shediac ont construit une cabane à sucre
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La saison des sucres s’en vient, et un résident de Dieppe va pouvoir faire son miel en récoltant du sirop d’érable. Les élèves du cours d’introduction à la charpente de l’école secondaire Louis-J.-Robichaud, à Shediac, lui ont construit une cabane à sucre.
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Construction Patriote, cela vous dit quelque chose? Dans les profondeurs de l’école LJR, loin des salles de cours habituelles, se trouve un endroit dédié aux travaux manuels. Ce vaste atelier est dédié à une forme d’apprentissage aussi pratique que théorique, sinon davantage. C’est là que, depuis 2011, le professeur Ricky Laboissonnière a lancé, avec la collaboration du Tediche Home Hardware de Cap-Pelé, une initiative pour permettre aux élèves des projets communautaires de construction.

Des élèves de Shediac ont construit une cabane à sucre. (Photo : Damien Dauphin)
« Depuis plus de 20 ans, les classes d’introduction à la charpente de l’école contribuent à la communauté tout en développant des compétences essentielles chez les élèves », mentionne Isabelle Iriarte, agente de développement communautaire.
Année après année, les élèves ont construit de leurs mains 35 remises et garages, 16 serres de jardin, six gazebos et une pergola, et même un chalet de 14 x 27 en 2017. Parmi leurs réalisations, on dénombre des patios modulaires et des cabanes à sucre. C’est précisément l’une d’elles qui constituait leur 59e projet. Il s’agit d’une commande spéciale de M. Marc Ouellette, résident de Dieppe, chiffrée à 17 000 dollars en ce qui concerne la valeur totale des matériaux utilisés.

Le projet a débuté en février. Répartis en quatre classes de charpente, 58 élèves y ont pris part. L’objectif était de leur apprendre des compétences pratiques en construction. Même si la plupart d’entre eux s’orienteront vers des filières non manuelles après leur secondaire, l’expérience leur aura donné des bases pour effectuer eux-mêmes de menus travaux à la maison. Après tout, le castor n’est-il pas l’un des emblèmes du Canada ?
«J’apprends à mes élèves à travailler avec fierté et à toujours produire un travail de qualité. On bâtit une bonne réputation en livrant des projets bien faits. C’est ça, l’esprit des projets de Construction Patriote», souligne fièrement Ricky Laboissonnière, enseignant en cours d’introduction à la charpente à l’école LJR depuis 2002.
Les élèves de 11e et 12e année ont participé à la production du devis pour le client et à l’élaboration des plans. Avant de passer à la pratique, l’enseignant leur a dispensé des bases théoriques. « Chaque élève avait une ceinture avec les outils manuels de base. On a fait cinq équipes. Cela a pris environ un mois et demi à monter la structure. Ensuite on s’est attaqué à la structure du toit, en chevrons communs. Ils ont appris à mesurer, faire les angles, puis assembler le tout », a-t-il précisé.

Cory Gagnon, 17 ans, élève de 12e année, a participé au projet. Il a choisi de prendre le cours de charpente non pour faire carrière dans le domaine, mais plutôt pour diversifier ses compétences. «Si j’ai besoin de construire de quoi chez nous, je pourrais faire ça», dit-il.
Selon Émilie Richard, 17 ans et elle aussi en 12e année, «j’envisage de faire carrière comme travailleuse sociale. J’ai choisi ce cours parce qu’il est différent des autres. Et puis je travaille au Home Hardware, aussi ! J’ai appris des choses basiques que je pourrai utiliser dans ma vie de tous les jours. Je n’aurais jamais su comment faire si je n’avais pas pris le cours.»
«J’aime me débrouiller toute seule et cela m’apprend comment faire. C’est visuel et pas sur papier, je trouve ça intéressant», a renchéri Camille LeBlanc, 16 ans, élève de 11e année.
L’ouvrage mesure 14’ x 24’. Construite avec des matériaux de haute qualité, fournis notamment par Goguen Lumber, la structure repose sur un plancher en bois traité, des murs en 2x4, et des chevrons communs en 2x6 pour la toiture. La toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte, et un patio en bois traité de 4’ x 14’ complète l’ensemble.
La cabane a été livrée le 9 décembre, mais tout n’était pas terminé au moment de notre visite à l’atelier. Il restait à peaufiner certains éléments de la coupole de de 4’ x 8’ qui ira au-dessus de la toiture. Elle devrait être finie et livrée cette semaine.
«Il y a environ 10% des élèves qui vont décider de poursuivre dans le domaine de la construction, indique M. Laboissonnière. Les heures qu’ils passent dans l’atelier au secondaire seront prises en compte lorsqu’ils feront leur apprentissage au collège communautaire.»
Le 60e projet commence dès maintenant. Il concerne directement l’école LJR : il s’agit d’une cabane de 12 x 16 pour la nouvelle équipe de football.
À la une : des écoles et leur enseignant prennent la pose devant la cabane. (Courtoisie)
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Damien Dauphin
IJL – Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
Construction Patriote, cela vous dit quelque chose? Dans les profondeurs de l’école LJR, loin des salles de cours habituelles, se trouve un endroit dédié aux travaux manuels. Ce vaste atelier est dédié à une forme d’apprentissage aussi pratique que théorique, sinon davantage. C’est là que, depuis 2011, le professeur Ricky Laboissonnière a lancé, avec la collaboration du Tediche Home Hardware de Cap-Pelé, une initiative pour permettre aux élèves des projets communautaires de construction.

Des élèves de Shediac ont construit une cabane à sucre. (Photo : Damien Dauphin)
« Depuis plus de 20 ans, les classes d’introduction à la charpente de l’école contribuent à la communauté tout en développant des compétences essentielles chez les élèves », mentionne Isabelle Iriarte, agente de développement communautaire.
Année après année, les élèves ont construit de leurs mains 35 remises et garages, 16 serres de jardin, six gazebos et une pergola, et même un chalet de 14 x 27 en 2017. Parmi leurs réalisations, on dénombre des patios modulaires et des cabanes à sucre. C’est précisément l’une d’elles qui constituait leur 59e projet. Il s’agit d’une commande spéciale de M. Marc Ouellette, résident de Dieppe, chiffrée à 17 000 dollars en ce qui concerne la valeur totale des matériaux utilisés.

Le projet a débuté en février. Répartis en quatre classes de charpente, 58 élèves y ont pris part. L’objectif était de leur apprendre des compétences pratiques en construction. Même si la plupart d’entre eux s’orienteront vers des filières non manuelles après leur secondaire, l’expérience leur aura donné des bases pour effectuer eux-mêmes de menus travaux à la maison. Après tout, le castor n’est-il pas l’un des emblèmes du Canada ?
«J’apprends à mes élèves à travailler avec fierté et à toujours produire un travail de qualité. On bâtit une bonne réputation en livrant des projets bien faits. C’est ça, l’esprit des projets de Construction Patriote», souligne fièrement Ricky Laboissonnière, enseignant en cours d’introduction à la charpente à l’école LJR depuis 2002.
Les élèves de 11e et 12e année ont participé à la production du devis pour le client et à l’élaboration des plans. Avant de passer à la pratique, l’enseignant leur a dispensé des bases théoriques. « Chaque élève avait une ceinture avec les outils manuels de base. On a fait cinq équipes. Cela a pris environ un mois et demi à monter la structure. Ensuite on s’est attaqué à la structure du toit, en chevrons communs. Ils ont appris à mesurer, faire les angles, puis assembler le tout », a-t-il précisé.

Cory Gagnon, 17 ans, élève de 12e année, a participé au projet. Il a choisi de prendre le cours de charpente non pour faire carrière dans le domaine, mais plutôt pour diversifier ses compétences. «Si j’ai besoin de construire de quoi chez nous, je pourrais faire ça», dit-il.
Selon Émilie Richard, 17 ans et elle aussi en 12e année, «j’envisage de faire carrière comme travailleuse sociale. J’ai choisi ce cours parce qu’il est différent des autres. Et puis je travaille au Home Hardware, aussi ! J’ai appris des choses basiques que je pourrai utiliser dans ma vie de tous les jours. Je n’aurais jamais su comment faire si je n’avais pas pris le cours.»
«J’aime me débrouiller toute seule et cela m’apprend comment faire. C’est visuel et pas sur papier, je trouve ça intéressant», a renchéri Camille LeBlanc, 16 ans, élève de 11e année.
L’ouvrage mesure 14’ x 24’. Construite avec des matériaux de haute qualité, fournis notamment par Goguen Lumber, la structure repose sur un plancher en bois traité, des murs en 2x4, et des chevrons communs en 2x6 pour la toiture. La toiture est recouverte de bardeaux d’asphalte, et un patio en bois traité de 4’ x 14’ complète l’ensemble.
La cabane a été livrée le 9 décembre, mais tout n’était pas terminé au moment de notre visite à l’atelier. Il restait à peaufiner certains éléments de la coupole de de 4’ x 8’ qui ira au-dessus de la toiture. Elle devrait être finie et livrée cette semaine.
«Il y a environ 10% des élèves qui vont décider de poursuivre dans le domaine de la construction, indique M. Laboissonnière. Les heures qu’ils passent dans l’atelier au secondaire seront prises en compte lorsqu’ils feront leur apprentissage au collège communautaire.»
Le 60e projet commence dès maintenant. Il concerne directement l’école LJR : il s’agit d’une cabane de 12 x 16 pour la nouvelle équipe de football.
À la une : des écoles et leur enseignant prennent la pose devant la cabane. (Courtoisie)
