Lukas et Dominique Cormier invités aux sessions d’Équipe Canada

Dominique Cormier et Lukas Cormier, (sœur et frère) de Sainte-Marie-de-Kent, vont à Calgary pour tenter leur chance de faire partie d’une équipe canadienne des -18 ans au hockey. (Photo : Normand A. Léger)

 

Normand A. Léger

   Il est rare de voir deux membres d’une famille être invités à des sessions d’une équipe canadienne de hoc-key. Lukas et Dominique Cormier, frère et sœur défenseurs de Sainte-Marie-de-Kent, ont été invités aux sessions d’entrainement des équipes -18 ans canadienne, à Calgary, au cours des deux prochaines semaines.

   Le défenseur recrue étoile Lukas Cormier a été invité au camp de développement de l’équipe canadienne -18 ans en vue de la Coupe Hlinka-Gretzky 2019, qui se tiendra à Breclav, en République Tchèque et à Piestany, en Slovaquie. Quarante-quatre joueurs sont à Calgary jusqu’au 30 juillet. Lors du tournoi de la coupe, qui a lieu du 5 au 10 août, le Canada se mesurera à la Finlande, à la République tchèque et à la Suisse, en ronde préliminaire avant les matchs pour les médailles de bronze et d’or, le 10 août. Il s’est aligné avec les Islanders de Charlottetown de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, l’hiver dernier.

   Lukas Cormier, 17 ans, est parti pour Calgary lundi. «J’avais représenté le Canada au championnat mondial -17 ans, mais je n’ai pas réussi à demeurer avec l’équipe -18 ans au printemps, a dit Lukas Cormier. C’est un honneur de représenter son pays. Pour être choisi, cette fois, je dois démontrer ce que je suis capable de faire et de gagner mes batailles. Je reviendrai le 12 août si je demeure avec l’équipe et je partirai pour les Islanders quelques jours plus tard. J’ai hâte de voir comment le tout va se passer. Je suis confiant.»

   Dominique Cormier, 15 ans, a reçu la semaine dernière son invitation avec l’équipe féminine -18 ans. «Mon objectif est de faire l’équipe, a dit la joueuse de défense de 5pieds 8pouces. Je veux y rester et montrer à mon pays ce que je peux faire. Je suis encore jeune et si je ne réussis pas, j’aurai encore une chance l’année prochaine pour me qualifier. Je vais à Calgary du 3 au 11 aout. Je suis une défenseure qui aime patiner et bouger la rondelle en plus d’aider l’offensive. Je peux aussi jouer défensif pour aider ma gardienne. Je suis excitée d’avoir eu l’invitation et un peu surprise. Mon entraineur m’a aidée et encouragée l’hiver dernier et m’avait dit que j’avais une bonne chance d’être invitée. Cela a augmenté ma confiance.» Dominique s’est alignée avec la formation du Collège Stanstead (Québec) l’an dernier et y retourne pour compléter sa 12e année, en septembre. 

Citrouille et Peigne à la recherche de leurs racines

Nous reconnaissons les comédien.ne.s et les musiciens du spectacle Racines, présenté au théâtre Viola-Léger jusqu’au 20 août. De gauche à droite : Luc LeBlanc, Monique Poirier, Philippe Boudreau, André Roy, Mario Robichaud et Bryan Poirier. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

   La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, mardi der- nier, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.   

   «Ce spectacle correspondait bien avec le Congrès mondial acadien, de dire Luc LeBlanc, directeur du Pays de la Sagouine et comédien. Peigne cherche sa famille, tandis que moi je cherche l’amour et tout ce que ça veut dire, dont les problèmes qui viennent avec.» 

   Les deux quêtes, aussi importantes l’une que l’autre, mèneront les deux personnages sympathiques et attachants du Pays de la Sagouine à vivre l’aventure de leur vie! Avec la compli- cité de la Catoune (Monique Poirier), Citrouille et Peigne traverseront les frontières inexistantes de l’Île-aux- Puces pour refaire le voyage de leurs ancêtres. 

   Ce spectacle est monté dans le style du Pays de la Sagouine et on retrouve un nouveau membre dans la troupe, soit Philippe Boudreau, alias Phil Athanase, et membre du Big bad party band, qui remplace Christian Kit Goguen. 

   «Phil apporte une nouvelle énergie de son cru au spectacle, d’ajouter Luc et André. Nous lui avons lancé une balle courbe et il a été vite à l’attraper. Il a un registre de voix qui peut suivre celui de Kit Goguen. L’équipe de création l’a écouté et il va y laisser sa marque et trouver sa propre couleur.  Il est très bon dans un duo avec la Catoune et il a même sa propre composition.» 

   «J’ai passé quatre à cinq mois à apprendre les textes et les 18 chansons, de dire Phil, le chanteur principal du spectacle. J’étais habitué de faire les bars et les festivals et je n’avais jamais fait de théâtre avant, mais j’ai travaillé fort pour faire partie d’une excellente équipe.  L’accueil ici a été très chaleureux et j’ai déjà le sentiment d’appartenir au Pays, c’est une merveilleuse expérience.» 

   Le spectacle était à guichet fermé, comme ceux du reste de la semaine, alors qu’on accueillait quatre autobus de la Péninsule acadienne. Les gens avaient passé la journée au Pays de la Sagouine et assistaient à la première de Racines.  «Nous avons bien ri et beaucoup aimé les   magnifiques chansons du spectacle, de dire Madame Dugas. C’était agréable d’entendre autant de belles chansons acadiennes, dont celles d’Angèle Arsenault, que nous manquons beaucoup. Le chanteur Phil Boudreau est vraiment bon et on peut dire qu’il a été le coup de cœur de plusieurs d’entre nous. Il a une bonne présence sur scène et une très belle voix. C’est vraiment une belle équipe de comédiens et de musiciens, d’ajouter les dames heureu- ses de leur journée, et il nous reste maintenant quelques heures de route pour retour-ner chez nous.»

Enfants du Pays de la Sagouine   

   Luc LeBlanc, André Roy et Monique Poirier se considèrent comme des enfants du Pays de la Sagouine.  «Nous avons grandi ici, de poursuivre Luc, qui en est à sa 25e année. Et le pays nous a permis de grandir comme artistes en nous donnant un lieu de création. Le Québec a une longue tradition théâtrale, mais ce n’est pas la même chose en Acadie. Nous sommes chanceux d’avoir le privilège de bénéficier des succès de la Sagouine et d’Antonine Maillet. Le Pays est sorti d’une œuvre litté- raire et nous avons le bonheur de jouer ici dans des pièces l’été et aux Fêtes.   

   «Ce n’est pas évident pour un jeune en Acadie de vivre des arts et de la culture, c’est peut-être plus facile au Québec, mais il faut travailler fort pour rester ici, poursuit-il. J’avais des contrats d’un mois, six semaines et en 1995 j’ai eu un premier contrat ici et je m’y retrouve encore 25 ans plus tard. Le Pays a aussi évolué au cours de ces années. C’est Éric Butler qui fait la mise en scène. Dans quelle autre place aurait-il pu faire de la mise en scène théâtrale?  Ici on développe les différentes forces des artistes et quand tu regardes en arrière, sauf  au Théâtre Populaire d’Acadie, il n’y a pas beaucoup d’endroits où on peut grandir comme artistes comme on le fait ici au Pays de la Sagouine. Les gens de la communauté et d’ailleurs nous apprécient et viennent ici en tout temps. L’amour est là, on sent l’amour entre nous et le public et c’est inestimable de ressentir ça», de conclure Luc LeBlanc, avec l’approbation d’André et de Monique.   

   Pour de l’information ou réserver des billets pour le souper-théâtre qui est présenté jusqu’au 20 août, on peut consulter le site Internet www.sagouine.com/fr/ ou téléphoner au 743-1400.

Un livre de recettes acadiennes qui s’inscrit dans la modernité

Nous reconnaissons, dans l’ordre habituel : Philippe Caetano, éditeur; Anne Godin, cheffe et Arnaud Blin, président de l’Association de la Semaine acadienne à Courceulles-sur-mer. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

   Lorsqu’on feuillette le magnifique livre Saveurs d’Acadie, on ne sait pas vraiment si c’est un livre de recettes de cuisine traditionnelle et d’aujourd’hui, comme on peut lire sur la couverture.  Ça ressemble autant à un livre d’art avec de magnifiques photos, qu’à un livre de poésie de Gabriel Robichaud. C’est un livre qu’on laisserait facilement sur la table à café en rêvant qu’on vienne nous cuisiner quelques-unes des recettes raffinées qu’on y retrouve. 

   L’instigateur de ce projet est Philippe Caetano, co-propriétaire de la librairie La Grande Ourse, de Dieppe.  «Beaucoup de gens demandaient pour des livres de recettes acadiennes, de dire Anne Godin, co-auteure, mais le seul disponible datait de 1975, écrit par Marielle Boudreau-Cormier et Melvin Gallant. Il y en a eu deux autres de publiés par après, mais en anglais.

   «Philippe en a parlé à quelques maisons d’édition et a embauché Amélie Poirier, originaire de Saint-Quentin, pendant deux mois. Elle a fait des recettes de sa région, puis le projet a été mis sur la glace.

   «En voyant ma page Facebook Cuisinons avec Anne, que j’ai commencée deux ans passés, il a regardé les vidéos et a trouvé que ce que je fai-sais était intéressant. Je cherche quelqu’un.e pour faire un livre de recettes, a-t-il dit, lorsqu’il m’a téléphoné, un an et demi passé. Je n’avais jamais pensé à faire un livre de recettes. Il a tellement insisté que j’ai accepté. Il venait chez nous, je trouvais des recettes qui ont toutes été faites, testées, goûtées et si elles n’étaient pas bonnes, on les oubliait. Il fallait qu’il y goûte et l’aime aussi. Les plats dans le livre sont un mélange de recettes traditionnelles acadiens et plus modernes, en y ajoutant parfois un peu de vin blanc, des recettes faciles à faire, de bonnes recettes avec des fruits de mer, du poisson, de la viande, etc.

   «La plupart des recettes je les faisais déjà, mais j’en ai ressuscité d’autres de ma famille et quand j’en faisais une, Philippe arrivait avec sa caméra et l’éclairage et prenait des photos. C’était la première fois que je faisais ça. Nous faisions une recette par jour et nous n’avons pas modifié les recettes, ni les photos.» 

   Le livre propose des recettes qui mettent en valeur les produits du terroir, de la ferme, de la mer.  «Un jour Philippe m’est arrivé avec un hareng boucané et m’a dit qu’il fallait que je fasse trois recettes différentes avec. Je l’ai décortiqué et j’ai essayé toutes sortes d’affaires jusqu’à ce qu’il me vienne l’idée d’un gratin de hareng boucané et il est délicieux (j’ai eu l’occasion d’y goûter).» 

   On y retrouve même le petit Musée de la cuisine acadienne, sur deux pages, projet réalisé avec le Musée acadien de l’Université de Moncton.

   Et c’est nulle autre qu’Édith Butler qui a accepté d’écrire la préface à la demande d’Anne.  «On voulait de la poésie dans le livre. J’ai rencontré Gabriel Robichaud la journée qu’on faisait des ployes et ce fut un coup de cœur de lire ses textes poétiques. Sébastien Lord Émard est l’auteur des textes informatifs, tous plus inté- ressants les uns que les autres.»

   Pour Philippe, c’est un rêve qui se réalise tandis que pour Anne, celle qui aime tant les défis, c’est une aventure, elle qui aime réaliser des choses impossibles. 

Plusieurs lancements

   Anne et Philippe, partenaires en affaires, seront très occupés avec plusieurs lancements en août. 

   Le 1er août, on les retrouvera au Musée Acadien de l’Université de Moncton à 17h avec un fricot et le 6 août à la Boulangerie Grains de Folie à Caraquet à 17h avec de la morue à la crème.  Puis ce sera au Festival acadien de la Nouvelle-Acadie dans la région de Lanaudière au Québec, les 9 et 10 août et à Courceulles-sur-mer en France, les 13 et 14 août durant La Semaine acadienne.

   «Nous voulions aller présenter notre livre en France, de dire Anne. Je connais un peu l’amour des Français pour les livres de recettes acadiennes et Philippe, qui est natif de ce pays, a des contacts pour en promouvoir la vente. Quand nous avons été invités à aller y faire un lancement dans le cadre de la Semaine acadienne, nous avons dit oui tout de suite. 

   «Le 13 août, je vais donner une conférence sur l’histoire de la cuisine acadienne avant la déportation jusqu’à maintenant.  Lors d’un atelier le 14, je vais leur montrer comment faire du fricot et des pets de sœurs comme dessert. Ce sera un repas complet trois services. Lors du lancement le même jour, je vais faire des crêpes à la râpure. Ce sera une belle expérience et j’ai hâte de voir la réaction de nos amis français», de dire la sympathique cheffe aca- dienne.

   Le livre, imprimé à 1000 copies, est en vente dans les librairies francophones du N.-B., au Musée acadien de l’Université de Moncton, à la Place Resurgo, au Village historique acadien, à Grand-Pré, dans les boutiques tou- ristiques et en ligne sur Amazon prochainement. Philippe fait également des démarches avec le Musée acadien de Miscouche à l’Île-du-Prince-Édouard et discute avec des maisons de distribution au Québec, pour le rendre disponible aux Îles-de-la-Madeleine et ailleurs dans la belle province. Il est aussi en pourparlers avec Saint-Pierre-et-Miquelon et aimerait qu’il soit également distribué en France et dans les autres pays francophones.  Ça faisait longtemps que Philippe voulait sa propre maison d’édition et c’est Les Éditions la Grande Ourse Ltée qui a publié le magnifique livre.

Def Leppard a fait vibrer le Centre Avenir

Joe Elliott, le chanteur
du groupe Def Leppard.
(Photo : Nicolas Blouin)

   C’est devant une foule bruyante d’environ 8200 spectateurs que le groupe Def Leppard a livré un spectacle endiablé, samedi soir dernier, au Centre Avenir à Moncton.

   Dès la sortie du groupe rock britannique, qui fut récemment intronisé au Temple de la renommée du «rock and roll», les spectateurs assis au niveau du plancher se sont levés et ils sont demeurés ainsi jusqu’à la toute fin. 

   Le chanteur Joe Elliott était visiblement épaté par l’accueil, ce qu’il a d’ailleurs exprimé à plusieurs reprises entre les chansons.

   La scène était décorée d’un écran géant où défilaient toute sorte d’effets spéciaux et de photos nostalgiques du quintuplet dont la carrière s’étend à maintenant plus de 40 ans.

   Le groupe a interprété la plupart de leurs grands succès, notamment «Rocket», «Love Bites», «Hysteria», «Animal» et finalement «Pour Some Sugar on Me», avant d’achever avec «Rock of Ages» et «Photograph» durant leur rappel.

   C’est le groupe américain Tesla qui avait donné le coup d’envoi à la soirée.

Prix de l’innovation en éducation du Nouveau-Brunswick Cinq lauréats du District scolaire francophone Sud

  

La photo prise lors de la remise des prix nous fait voir, de gauche à droite : Michelle Losier-Roy, Marie-France Savoie, Natacha Vautour, de l’organisme Labos Créatifs; Rémi Gauthier, Caroline Kenney, Josiah Kennedy, de l’organisme Labos Créatifs; Stéphanie Legault et Mathieu Gauthier, leadeur en technopédagogie au DSFs. (Photo : Gracieuseté)

Cinq membres du personnel du District scolaire francophone Sud (DSFS) et leurs élèves ont reçu le Prix de l’innovation en éducation du Nouveau-Brunswick, lors du gala Innovation tenu récemment à Dieppe.

   Les lauréates et lauréats du DSFS sont Caroline Kenney et Stéphanie Legault, de l’école Sainte-Thérèse de Dieppe (divers projets technopédagogiques avec les micro:bit); Marie-France Savoie et Michelle Losier-Roy, de l’école Père-Edgar-T.-LeBlanc de Grand-Barachois (projet intitulé Le monde jurassique à l’ère technologique), et Rémi Gauthier, de l’école Antonine-Maillet de Dieppe (projet intitulé Laisser sa trace).

   Chaque année, Labos Créatifs, un organisme à but non lucratif qui vise à promouvoir la créativité, l’innovation et l’esprit entrepreneurial chez les jeunes, reconnaît les jeunes et le personnel enseignant de la province qui s’illustrent dans ce domaine.  

Cossé qu’a radote Delphine…

 

Delphine B.B. Bosse

L’échignante ouasine de Juliette, la femme t’au grous mou hyper de Jaddus à Samuel à Xavier Léger, a v’nu cougner à la porte de mon “Summer cottage” de Cocagne, qui “face” la plage, à ramander pour t’une “cuppée” d’sucre brun. À parlait assez vite, qu’sés deux dentiers y pétions dans la goule. J’n’ai vraiment pas tout à fait compris pourquoi qu’à en avait besoin – – soit pour finir de préparer t’un sirop pour verser dans le dedans d’sés poutines à trou ou ej pense qu’à en avait besoin pour mélanger dans sa “yummy” batche de “fudge”. Malgré que j’y’ai baillé mon “spare” sac d’extra de 5 livres, que j’avais “d’storé” dans l’armouaire; pensant d’me débarrasser d’y’elle hâtivement… La maudite n’a pas pris la “hint”! Ouaye! Son au-revoir a duré plusse longtemps que sa requête!

   Ouaye, là-là! À l’avait son cou “d’éstretché out” à espiounner l’intérieur du “cottage” pis à cracher “out” dés commentaires coumment laid qu’était le vieux “couch” fleuré dans l’salon. Pis hounnêtement, s’lon y’elle : oua-yons, à youssé que j’avais la tête d’aouaire osé placer dans lés châssis de si hideux rideaux en coton imprimé de plaises pis d’étouèles de mer! Pis l’pladond! “Come on” là, Delphine! D’aouaire attaché “all over” t’une “fish net” qui “dangle” tcheques “antique” boueilles en “styrofoam” d’amârrées pis qu’la peinture de d’sus la surface de chacune etait d’à môtché “flaké off”!?!

   J’vous partagerai pas non plus sés critiques, en strigné d’jurements, à l’égârd de més lampes en modèle de “lighthouse” (“Yard Sale Special”), de d’sus lés “end tables”… Mais “at least”, à l’a aimé contre lés murs: ma série de tapis hookés, de scènes de bateaux d’pêche pis à ouailes     pis de tcheques goélands se relaxant paisiblement de d’sus z’un poteau d’un vieux tchaie – – ne pouvant pas crouaire (“oh my goodness; no farce”) que c’était moi qui lés avaient fabriqué, avec més deux “own” p’tites mains de Countré Star Extraordinaire.

   La “busybody” de Juliette pis son houmme foiroux, (ouaye) dés retraités du boute d’la “Greater Moncton Area”, s’en v’nons pâsser à chaque ânnée leu’ vacances d’été, dans l’boute charmant de Cocagne. “Nosey” coumme qu’à l’é, à s’a émoyé coumment qu’était mon Ozime??? Mais quand qu’j’y’ai laissé saouaire qu’y’était décédé pis enterré six pieds sous la pelouse; que j’m’avais rencontré pis remariée, avec mon chou-chou d’amour de Roméo Fayot Fougére! Ouaye! Au lieu de me souhaiter sés sincères sympathies ou me féliciter d’mon nouveau cheminement d’Vie! À l’était plutôt scandalisée par le fait que j’n’avais pas veuvé assez longtemps! À son opinion, j’aurais dû attendre ou porter du nouaire au moins  pour t’un extra deux à trois ans. Ej “feelais” pour y “tellé off”; d’l’enouayer t’au Djâble; mais j’ai décidé bon de ne rien dire! D’me boucher la goule pis de tcheindre més commentaires pour moi-même!

   “Saved by” le son bru-yant d’la “Harley Davidson Motor Bike” à mon “scruffy looking hunk” de Roméo Fayot, qu’arrivait d’une “fun ride” d’la “Highway”; qu’a viré soudainement dans la “driveway”! Pis quand qu’Juliette l’a visé enlever sa “helmet”,… À s’a pas gêné de m’laisser saouaire qu’mon nouveau mari e’ r’semblait plutôt à t’un “outlaw dopé” d’une dangereuse “Motor Cycle Gang”! Mais qu’a exlamé “NYANG-NYANG” qu’y’était quite t’un bel houmme! “Wow”!  Qu’y’avait l’allure semblable d’un jeune vigoureux “Marlon Brando”, dans le “1953 drama movie” d’inti- ulé “THE WILD ONE”!

   Juliette n’a pas “hangé around” pour voulouaire s’introduire à mon houmme. Vous auriez dû la ouaire hâré pis “wobblé” sés jambes de lait, de façon craintive, en direction d’la “back yard” de son “cottage site”!

   La maniére que moi j’oua c’là, ça y baillera d’quoi à son plaisir de voulouaire “gossipé about” nu-z’autres t’aux autres “cottagers”!

   À la s’maine prochaine! “Hopefully”, avec t’une autre aventure amusante à vous conter…

 Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Les athlètes du Sud-est raflent sept bannières

Les équipes de la région Sud-est se sont imposées dans sept de 13 disciplines lors des compétitions à la 40e Finale des Jeux de l’Acadie, qui a pris fin dimanche dans la région de Grand-Sault, Drummond, Saint-André et Saint-Léonard. Les athlètes du Sud-est sont revenus à domicile avec 57 médailles, dont 28 en or, 16 d’argent et 13 de bronze. Nous reconnaissons la formation de frisbee ultime qui n’a pas connu trop de difficulté à remporter l’or. Les jeunes étaient bien heureux de leur accomplissement. (Photo : Normand A. Léger)

 

Normand A. Léger

   Les équipes de la région Sud-est se sont imposées dans sept de 13 disciplines lors des compétitions à la 40e Finale des Jeux de l’Acadie, qui a pris fin dimanche dans la région de Grand-Sault, Drummond, Saint-André et Saint-Léonard.

   Les athlètes du Sud-est sont revenus à domicile avec le plus grand nombre de médailles, 57, avec 28 en or, 16 d’argent et 13 de bronze. Kent a suivi avec 42 mé-  dailles (13-16-13) et Chaleur était troisième avec 32 (9-13-10).

   Les athlètes du Sud-est ont acquis les championnats en athlétisme 12 et 13 ans, 14 et 15 ans et para, au soccer masculin, frisbee ultime, vélo de montagne et volleyball féminin.    Kent a raflé le titre de volleyball masculin. Chaleur a gagné au soccer féminin, Madawaska-Victoria, au badminton et la Voix des groupes, Restigouche, au mini-handball et l’Île-du-Prince-Édouard, l’improvisation.  

   La cérémonie de fermeture, haute en couleurs, s’est tenue dimanche après-midi au Centre E.P. Sénéchal avec la présence de Jean-Marc Couture et de Wilfred LeBouthillier. Il ne manquait pas d’énergie de la part des participantes et participants, suivant quatre jours de compétitions. Les couleurs des délégations étaient bien en évidence. Les présentations des prix et bannières sont toujours une activité populaire devant la foule réunie pour l’occasion. 

   La finale de l’an prochain sera dans la région de Saint-Jean et de Quispamsis.

Badminton

   Madawaska-Victoria a de nouveau confirmé sa supé- riorité au badminton avec la bannière des jeux. Sud-est a pris le troisième rang et le bronze et Kent a fini septième. L’Île-du-Prince-Édouard s’est mérité l’argent.  

   Le Sud-est s’est incliné 3 à 6 contre le Madawaska; a gagné 6 à 3 contre Chaleur et perdu 5 à 4 contre Kent et l’Île-du-Prince-Édouard. Le Sud-est a vaincu la Péninsule-acadienne, 6 à 3 pour se mériter le bronze. 

Soccer féminin

   Chaleur a effacé le déficit de 2 à 0 dans les cinq dernières minutes de la joute pour niveler le pointage à 2 à 2 et ensuite l’emporter en tirs de barrages par la marque de 3 à 2 face au Sud-est dans la partie de championnat de soccer féminin, samedi. Le Sud-est avait pris les devants 2 à 0 et semblait se destiner vers le championnat avant la remontée de l’adversaire. La période de prolongation n’a rien départagé.  

   En ronde préliminaire, le Sud-est a blanchi l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse, 8 à 0; vaincu le Restigouche 10 à 1 et a blanchi Kent, 2 à 0 en demi-finale pour se mériter le droit d’accéder à la finale. Kent a raflé la médaille de bronze avec un gain de 2 à 0 contre Restigouche.

Improvisation

   La médaille de bronze a été raflée par le Sud-est en improvisation avec un gain de 4 à 2 contre Restigouche. L’Île-du-Prince-Édouard s’est mérité l’or et Chaleur, l’argent. 

   Le Sud-est a gagné 5 à 2 contre l’Île-du-Prince-Édouard et Madawaska-Victoria, en ronde préliminaire. Le Sud-est a aussi défait la Nouvelle-Écosse, 4 à 3 et a perdu 4 à 3 contre Chaleur, en demi-finale. Kent a fini en huitième position. 

Volleyball féminin

   La région Sud-est s’est imposée en volleyball féminin avec un gain de 2 à 0 contre Kent en partie de championnat, samedi matin. Kent est donc parti avec l’argent et Restigouche, avec le bronze.  

   En ronde préliminaire, le Sud-est a eu raison de Ma- dawaska-Victoria, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve et Labrador, 2 à 0, et la Nouvelle-Écosse 2 à 1. En demi-finale, la formation du Sud-est a disposé de Restigouche, 2 à 0.  

Volleyball masculin

   Kent a vaincu le Sud-est 2 à 1 en grande finale masculine de volleyball dans une partie excitante et remplie d’émotions. L’or est donc dans Kent et l’argent, le Sud-est. Chaleur a remporté le bronze. 

   Le Sud-est a perdu 2 à 0 contre Kent en ronde préli- minaire. Sud-est a ensuite gagné 2 à 0 contre Madawaska-Victoria et Restigouche. Chaleur a été éliminée de la grande finale par Sud-est, 2 à 1 en demi-finale. 

Soccer masculin

   Le Sud-est a pris les devants 3 à 0 en première demie pour ensuite blanchir Chaleur 5 à 0 dans la partie de championnat de soccer masculin pour se mériter la médaille d’or. La Péninsule acadienne a raflé le bronze. Kent a fini au cinquième rang.  

   Le Sud-est a fait des siennes en ronde préliminaire avec un blanchissage de 2 à 0 contre Kent; le même pointage contre Chaleur et 8 à 0 contre la Nouvelle-Écosse. Sud-est a eu le meilleur de l’Île-du-Prince-Édouard, 8 à 1, en demi-finale. Le Sud-est n’a accordé qu’un seul but en cinq rencontres.

Vélo de montagne

   La médaille d’or en vélo de montage a été présentée à l’équipe du Sud-est sui-   vant les quatre compétitions. Kent a raflé l’argent et Ma- dawaska-Victoria, le bronze. Alex Haché a remporté trois médailles d’or individuelles au cross-country élimination et olympique et au relais.   Xavier Morin est parti avec deux d’argent et une d’or, chez les gars. Joshua Morin et Patrick Fournier ont aussi raflé l’or en relais.

   Chez les filles, il y deux bronzes et une d’argent (relais) pour Emma Volpé et une bronze et deux d’argent pour Alizée LeBlanc. Clara Breau et Catherine Bélanger ont aussi partagé l’argent au relais. 

Ultime Frisbee 

   La formation du Sud-est a dominé celle de Kent en partie de championnat du frisbee ultime, l’emportant 16 à 6, pour signer sa domination de ce sport dans la partie pour l’or et l’argent. Chaleur a raflé le bronze. 

   En ronde préliminaire, Sud-est a vaincu le Restigouche, 16 à 3; la Nouvelle-Écosse, 20 à 1; Madawaska-Victoria, 22 à 5 et Terre-Neuve et La- brador, 18 à 0. En demi-finale, Sud-est a disposé de Chaleur, 19 à 3, et Kent a eu raison de Restigouche, 11 à 10.  

Mini-handball

   C’est le Restigouche qui a remporté l’or en mini-handball avec un gain de 26 à 23 contre Kent dans une par-tie chaudement disputée. Le Sud-est a pris le bronze grâce à sa victoire de 20 à 12 face à la Nouvelle-Écosse. 

   Le Sud-est a eu raison de Terre-Neuve et Labrador, 27 à 17; l’Île-du-Prince-Édouard, 31 à 15 et 21 à 16 contre Chaleur et a perdu 22 à 19 contre Restigouche, en ronde préliminaire. Kent s’est imposé 21 à 19 contre Sud-est en demi-finale dans une autre rencontre qui en a donné de toutes les couleurs aux spectateurs.  

La voix des groupes

   La médaille d’argent a été remportée par le Sud-est dans le concours de la voix des groupes. Madawaska-Victoria a réclamé l’or et l’Île-du-Prince-Édouard, le bronze. 

Prix

   Le Prix de l’Amitié Magasins Coop/IGA a été décerné au Madawaska-Victoria et celui de l’Amélioration, au Restigouche.

   Le Sud-est n’a pas remporté de bannière de l’esprit sportif et Kent a en a eu deux (frisbee et badminton).

 

Les aînés à vélo à Dieppe

La Ville de Dieppe se dit une communauté amie des aînés et leur offre la chance cet été de se promener à vélo gratuitement en ville. Olivier Chiasson est un conducteur de ce vélo à trois roues qui offre deux places pour des personnes pour se promener. C’est la première semaine du service dans le cadre du slogan, un vélo, une ville. «L’idée est de sortir les personnes âgées de l’isolement et des foyers et leur faire découvrir la ville, a dit Chiasson, un cycliste. On va visiter chaque foyer à Dieppe et offrir de sortir les personnes. Je suis super excité et j’ai hâte de voir la réponse des gens. «C’est un vélo électrique et le conducteur doit produire environ la moitié de l’énergie en pédalant. Le service est populaire en France et au Québec et sera offert pendant huit semaines à Dieppe.  (Photo : Normand A. Léger)

Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

 

Chère Madame Delphine :

   Ej sais qu’ça va sounner coumme t’une “odd” question à te poser… Si qu’tu n’arais pas choisi d’être t’une Countré Star Extraordinaire, cossé d’autre penses-tu qu’t’aurais voulu faire coumme carriére ou choisir différemment pour ton cheminement d’vie?

Loulaline 

à “Freddie” Dupuis

“Big Time Fan” pis 

“nicknamé” la “Nosey Cake” de “Shediac”

Allo-là, la “Nosey Cake” :

   Si j’arais pu être “Bigger Than Life”? Ça semble, pour mon premier choix: j’aurais aimé c’là devenir t’une fameuse vedette du cinéma ou t’une “Beauty Queen de Hollywood”, par le “star name” de Dolores Bizous. Ma face de “splatterée” épais “d’make-up” de d’sus chaque couvert de “VOGUE Magazine”!

   Mais “WHOA”, icitte! “Reality Check”! En grandissant, y’avait vraiment pas “d’Famous Movie Producers” qu’habitions la Capitale Mondiale du Houmârd – – j’vivions bin trop loin de l’industrie du film Amarichain ou d’la Cérémonie dés Oscars pour aouaire tchequ’un m’découvre… (Ouaye! Le seul Oscar que j’counnaissais qui vivait z’à Shédiac; bin cti-là, y fallait s’en méfier… Ha-Ha-Ha).

   Hounnêtement, ma “claim to fame” ou ma seule “ever winning audition” a été de jouer le rôle convainquant d’une p’tite borbis de Nouël adorable, dans la Séance de la Nativité, de d’sus “l’stage” de la P’tite École! Qu’était p’t’être bin pas “much” coumme experience! Bin Mêshoummes-Mêshoummes! Qui m’empêchait “still” pas d’rêver, qu’un jour en “hitch-hikant” là-bas à “Los Angeles” ou qu’en  rôdant “up & down” la “Hollywood Walk of Fame” – – que j’me fasse “noticé”! YA! “A STAR IS BORN”!

   Mon deuxième choix : J’arais été contentée d’m’en âller travailler à la Shoppe. D’aouaire la “job” ho- nourable de “shaké” pis décortiquer lés côrps de houmârds tchuits, afin de flaquer la chaire en “can”; pis là (BRRRR), d’la faire congelée. Pour ensuite vendre le produit aux touristes, avec mon beau “smile” de gencives roses (c’est-à-dire, sans més dentiers)!

   Ma troisième option : Rentrer au Couvent, mais devenir la Mére Supérieure… Ça semble j’m’arais “enjoyé” à voulouaire “bossé” lés autres nounnes “around”. Ouaye! Si qui voulant gâgner leu’ Ciel! Exiger d’un ton ferme… Bin toi: “Git” par icitte!  Pis toi : “Git” par là!

   As-tu r’marqué Loulaline, que la majorité d’nos héroïnes acadjennes? Ouaye! Qu’la fin d’leux premiers p’tits noms se termine chacune avec t’un *ine* so- lide : coumme Évangeline, Joséphine, Méline, Line, Céline, <<Sweet Caroline>>, Jacqueline, Souverine, Claudine, Alfredine, Pauline, Roseline, Poutine etcetera-etcetera… Pis mon nom (YA) étant Delphine, pourquoi pas être t’une “LEGEND”?!?

   J’aurais pu être astronaute; politicienne; “brain surgeon”; “Olympic Gold Medalist”; fameuse annonceuse de radio régionale; pis p’t’être même t’une “Nobel Prize Winner”… Ou y’elle qui découvre la Solution “for World Peace”! Ouaye! Toute… Toute est possible! (Ein! <<J’la-veux-toute-toute-toute-pas-yinc-dés-p’tits-boutes>>)…

   Mais coumme tu l’sais déjà, Loulaline; cé la Musique Countré qu’a été ma “number one BIG TIME true calling”! Le “twang”, dés cordes de ma “guitar”: ma grande inspiration! Mon Grand Succès; ma Joie d’Vivre! Qui m’a guidé à faire de moi, la bin Bounne Vivante que je suis… (Mmmm) devenue!

 Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Lancement du bouquin de Jean-Marie Nadeau

(JT) – Plusieurs ami.e.s étaient au rendez-vous littéraire, jeudi soir dernier, au Centre culturel Aberdeen pour le lancement du bouquin Québec Acadie – Fini le niaisage, de l’auteur Jean-Marie Nadeau, qui est reconnu pour son franc-parler, son patriotisme, chroniqueur et syndicaliste et son sens de la justice sociale, économique et linguistique. Il a toujours été militant et impliqué dans diverses causes nationalistes, et ce, lorsque d’autres Acadiens et Acadiennes étaient peu sensibles (ou faisaient la sourde oreille) concernant le cheminement social et linguistique du peuple acadien. 

   Dans son dernier bouquin, Jean-Marie parle de respect mutuel entre le Québec et l’Acadie. «Pour y arriver, il faut que, dans un esprit de confiance et de respect mu- tuel, nous puissions nous dire nos quatre vérités. Au fil du temps, nous avons tissé beaucoup plus de liens entre nous que nous ne le soupçonnions. Commençons par reconnaître cela, mais il faut arrêter le niaisage entre nous. Apprenons d’abord à mieux nous connaître mutuellement! Que le français triomphe grâce à notre engagement, et fini le niaisage Québec-Acadie!» indique l’auteur à l’endos de son bouquin qui a été publié aux Éditions de la Francophonie.  (Photo : Daniel Beaudry)