Cossé qu’a radote Delphine…

Delphine B.B. Bosse

   V’là la nerveuse de Vieille Obéline à Wâbeau, d’sus “l’roof” d’sa maison de ferme à deux étages, en train “d’scrubbé” lés tuiles avec dés lingettes désinfectantes.  Avec sa “helmet” de “colander” à égoutter d’la “pasta”, d’enfoncée pis d’amarrée par-dessus sa “beehive hairdo” pis avec dés brins d’jueux y “twistons out” sauvagement icitte pis là dés p’tits trous; son visage de bin couvert avec un masque médical; dés gants “d’gum rubber” bleu; pis sa grousse cannette de “pssst-pssst-spray” qui détruit lés germes, dans la poche de son “jacket” d’hiver… J’vous mens pas! À l’é greyée à r’sembler tcheque sorte de soldat étrange qui semble v’nir de l’espace pis prête à se défendre contre l’invasion sournoise du “coronavirus”.

   Pour protéger sés animaux domestiques dés microbes, surtout sés précieuses poules pondeuses – – Obéline leu’ a patenté à chacune t’un masque avec t’une tasse de papier en forme de cône qué ensuite d’amarrée avec d’la ficelle en soie à couvrir leur p’tit bec pointu; de costumer d’même, quand qu’à lés laissent lousse, dans la cours du poulailler. Qué point t’une “job” aisée à entreprendre, spécialement quand tu en as t’une cinquantaine à te débattre avec… Qu’ça s’met à t’picocher lés jointures pis le fait dés mains; lés duvets de plumes ça “fly” partout, assez pour remplir le dedans d’une tête d’oreiller.

   Moquez-vous pas, pour bounne prévention, même jusqu’à sés créatures à quatre pattes avons été pris garde… Au moulin à coudre à pédale, à l’a bricolé pour chaque bête dés “fancy matching lacing booties” en tchuire mince, avec d’la “double lining” en “felt” dedans, pour empêcher “hopefully” qu’lés bactéries ne s’agrippent pas ou ne se coincent pas entre lés ongles ou sus la surface dés sabots. 

   Pis aaah, là-là : faut pas oublier non plus sés vaches laitiéres : pour chacune, à leu’ z’a tricoté t’une brassiére à meules à couvrir le boute dés “squeeze” tétines pis un couvre-boute-tcheue en laine multicolore, pour “matché” lés couvre-masques de narines, qu’elle avait brodé leu’ nom de d’sus… Pis pour le restant du bétail, surtout lés pauvres-de-pauvres bœufs : à leu’ a jusqu’à couvert (d’mandez-moi pas pourquoi) chaque corne avec du papier d’aluminium… Vraiment, qué coumme anormal pis bizarre à lés “watché” gambader, en même temps qui meulent de honte dans l’parc à vache!

   En plusse, selon la rumeur exagérée : qu’Obéline supposément à t’utes lés trois heures dounne t’un “sponge-bath” à sa énorme truie (“Miss Pink Suey”) pis t’aux trois p’tits cochonnets (“Phooey Piggy”, “Joe Curley” pis “Huey Louis”). Pis finalement… Pitché itout pour son grous pouffe-pouffe poiloux d’grange, le paresseux d’miaou d’Fred; que j’viens juste de “witnessé”, pauvre bête, se débattre; t’en essayant, avec sés griffes, de “busté out” de son “anti-coronavirus bubble-wrap costume”! Dans cte cas icitte, si j’serais z’une souris rusée ou t’un mulot errant; au lieu d’me sauver d’peur du chat… Hounnêtement! Ha-Ha-Ha! Le côrps d’pleyé z’en deux… J’me moquerais d’rire, jusqu’à ce qu’lés mâchoires me fassent mal…

   Ouaye! Si par hasard qu’le “coronavirus” vient cougner à ma porte d’en avant du salon… J’va tu partir en panique pis suivre l’exemple à la Vieille Obéline à Wâbeau??? Me greyer coumme y’elle; pis malgré qu’j’ai peur dés hauteurs, (ein) d’embarquer “still” sus la toiture d’ma grousse cahute à voulouaire désinfecter?!?

   À la s’maine prochaine!

Delphine B. B. Bosse

Countré Star Extraordinaire

Le Repaire Jeunesse de Moncton offre un nouveau programme alimentaire

   Jamais à court d’idées ni d’ambition pour le service des enfants, le Repaire Jeunesse de Moncton s’attaque à l’insécurité alimentaire des jeunes qui vivent dans la communauté du Grand Moncton. Depuis le lundi 24 février 2020, un nouveau programme leur permet de souper gratuitement du lundi au vendredi.

   Ce programme est une des multiples initiatives que le Repaire Jeunesse entreprend pour faire face aux problèmes quotidiens rencontrés par les jeunes du Grand Moncton.

   «Selon les données communiquées par le bureau du défenseur des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick, un jeune sur quatre vit dans la pauvreté et près de 49% de ces jeunes font face à l’insécurité alimentaire», rappelle Moncef Lakouas, directeur général du Repaire Jeunesse.

   «Grâce à ce programme, le Repaire Jeunesse de Moncton sera en mesure de s’assurer que nos jeunes ont accès à un repas santé à tous les jours. Ce programme leur offrira aussi une éducation sur les bonnes habitudes alimentaires, un facteur important alors qu’ils sont à l’âge où leur corps est en pleine croissance.

   «Nous travaillons également avec des partenaires communautaires pour déve- lopper un programme de nutrition, afin que les enfants puissent apprendre davantage sur la création de saines habitudes alimentaires et l’achat d’épicerie en respec- tant un certain budget et la préparation de repas sains. Être capable de se nourrir correctement peut avoir des avantages positifs sur leur croissance physique et leur développement mental», ajoute M. Lakouas.

   Avec ce nouveau programme, le Repaire Jeunesse de Moncton espère réduire les conséquences nutritionnelles de la pauvreté qui touche les jeunes, tout en donnant à ces derniers de saines habitudes alimentaires.

L’industrie pétrolière fragilise-t-elle la démocratie?

Hector J. Cormier

Moncton

 

Il y a quelque temps, l’intellectuel américain Noam Chomsky, bientôt âgé de 91 ans, rappelait que les défis que doivent envisager les générations futures sont de taille dont le réchauffement de la planète et la possibilité d’une guerre nucléaire. Et, il ajoutait à cela les atteintes à la démocratie, phénomène davantage présent avec l’arrivée de leaders populistes de droite tels les Trump et autres ambitieux de même acabit.

Nous avons créé une société de surconsommation, et, à cela, il y a un prix. On nous dit que nous aurions besoin de plus d’une planète pour pourvoir aux besoins des habitants. Mais, traitons-nous bien celle que nous avons?

Dans son tout récent livre « Blowout, Corrupted Democracy, Rogue State Russia, and the Richest, Most Destructive Industry on Earth », Rachel Maddow, Ph. D., animatrice d’une émission quotidienne au réseau MSNBC, démontre jusqu’à quel point la démocratie est en danger un peu partout sur la planète et combien l’industrie pétrolière et celle du gaz naturel en sont les grandes responsables.

Les  géants de ce monde industriel sont intéressés à une chose surtout : les profits de taille. Bien téméraires seraient ceux qui oseraient entraver la route. Les projets sont gigantesques et les ambitions, tout autant. Tous les moyens sont bons pour y arriver, qu’il s’agisse de manigance, de mensonge, de pots-de-vin ou d’illégalité. En somme, la corruption érigée en système.

Prenons pour exemple les Frères Koch, propriétaires d’une industrie américaine de 116 milliards intéressée au pétrole, à la chimie, à l’énergie, au gaz naturel, etc. Lors de la dernière diminution de taxes devant profiter à l’Américain moyen, ces titans ont profité des largesses de Donald Trump en empochant pas moins d’un milliard (1 000 000 000$) par an pour, par la suite, verser 400 millions en contributions financières lors de campagnes électorales aux candidats républicains qui endossent des législations les favorisant. Un tel pouvoir représente un danger sûr à la démocratie.

 

Dans son livre, Rachel Maddow raconte comment le magnat du pétrole Harold Hamm (fortune : 9,2 milliards), grand patron de Continental Resources, a réussi à trouer le sol de l’État de l’Oklahoma et à développer la technique de fracturation hydraulique pour extraire du sol le pétrole de schiste. Mitt Romney l’a eu comme principal conseiller à l’énergie lors de la campagne présidentielle américaine en 2012 : excellent moyen d’accéder aux plus hautes sphères du pouvoir.

Il s’est produit dans l’Oklahoma en 2015 pas moins de 900 secousses sismiques d’une amplitude de 3.0 ou plus à l’échelle de Richter. Pour éviter que la chose ne soit connue, on s’assure de museler les experts qui tentent de démontrer le lien existant entre ces tremblements de terre et le forage de puits. On invite le recteur de l’université de l’Oklahoma à siéger au conseil d’administration de Continental Resources lui versant des honoraires de 350 000$ annuellement et, en retour, on offre au président de la pétrolière de sièger au bureau des gouverneurs de l’Université là où œuvrent les chercheurs et les experts. Et, ainsi va la démocratie! Mieux vaut ne pas souiller la nappe phréatique.

Trump nomme l’ancien gouverneur de l’état du Texas Rick Perry à la tête du Secrétariat à l’Énergie, un homme qui a aboli, sans scrupule, un tas de règlements qui assuraient la protection de l’environnement et de la vie humaine. Trump invite Rex Tillerson (fortune : 330 millions), le président directeur général de ExxonMobil, à devenir le secrétaire d’État. Ce dernier avait offert toute l’expertise de sa compagnie à Vladimir Poutine pour explorer les ressources pétrolifères gisant sous les eaux pures de l’Arctique. En retour, le chef de l’État russe l’a investi des plus hautes décorations de la nation.

Grâce à l’industrie gazière et pétrolière, Poutine est devenu un des hommes les plus riches du monde (fortune : plus de 200 milliards) alors que le salaire annuel moyen chez les Russes est de 12 000$. Ayant appuyé Trump aux élections de 2016, Poutine espère que ce dernier saura abolir les sanctions dont fait l’objet la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine. En retour, Trump sera probablement autorisé à ériger une tour de luxe en plein cœur de Moscou.

Il resterait 15 billions (en anglais trillion) de barils de pétrole dans le sous-sol terrestre. Dans un marché aussi lucratif, quelles influences se joueront pour que puisse se poursuivre l’exploration, et pourra-t-on mesurer l’ampleur des effets irréversibles qu’elle pourrait avoir sur l’environnement? Rappelons que dans le déversement majeur du Golfe du Mexique par la British Petroleum en 2010, ExxonMobil n’était même pas équipée à intervenir dans un désastre pareil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur Azarias Doucet n’est plus de ce monde

Né en 1918 dans le pittoresque village de Petit-Rocher, Azarias Doucet s’est éteint comme un soldat héroïque le 11 novembre dernier à l’âge de 101 ans. Il est donc allé rejoindre son épouse Agnès et les autres membres de sa famille qui l’ont précédé.

Ce compétent et consciencieux éducateur-administrateur, avec diligence, a consacré une grande partie de sa vie à l’éducation de notre province, soit pendant 45 ans. En effet, il a commencé sa carrière en 1937, deux ans avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Il la termina en 1982.

Résumons brièvement les faits : trois ans comme enseignant dans les écoles publiques du Nouveau-Brunswick; neuf ans comme professeur à l’Université du Sacré-Cœur de Bathurst; seize ans comme adjoint et ensuite comme directeur général des écoles dans le comté de Gloucester; dix-sept-ans comme sous-ministre adjoint pour le compte du ministère de l’Éducation, poste qu’il dirigera très habilement jusqu’à sa retraite survenue.

Ai-je bien écrit le mot compétent pour décrire monsieur Doucet? J’ai demandé à mon ami Armand Saintonge, ancien sous-ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, de me donner ses impressions sur cet homme de carrière : « J’ai d’abord connu monsieur Doucet comme étudiant à l’Université du Sacré-Cœur à Bathurst. Excellent professeur, il savait bien garder une ferme discipline dans ses classes et aussi se faire respecter des étudiants par sa compétence. Comme fonctionnaire, il était honnête homme dans le sens classique du terme, un modèle de dévouement qui n’a jamais été à la recherche des honneurs et s’est toujours distingué par son travail minutieusement exécuté. Un homme humble dont on ne peut garder qu’un excellent souvenir. »

De ma part, je lui dois une énorme dette de reconnaissance. D’abord, en décembre 1966, quand j’ai postulé pour l’obtention du poste de la direction générale des écoles du comté de Kent, je l’ai rencontré pour la première fois à Fredericton. Il était l’une des trois personnes qui faisaient l’entrevue. Le poste m’a été offert et je crois sincèrement que c’est lui qui en a fait la recommandation aux autorités gouvernementales!

Ce poste, je l’ai rempli pendant 25 ans à la mesure de mes humbles capacités bien qu’au bout de 4 ans dans mes fonctions, un des deux districts scolaires ait tenté de me destituer comme on le fait présentement avec un autre surintendant aux États-Unis. Azarias Doucet a dû s’en mêler un peu ! Je dois ajouter aussi le conseil scolaire no 12 qui a lutté pour que la justice triomphe.

En janvier 1967, en arrivant à mon poste de travail à Richibouctdou, je prends connaissance d’un télégramme disant en substance que le budget dû depuis le 15 d’octobre n’était pas parvenu au ministère. Panique complète de ma part! J’ai donc fait appel à monsieur Doucet qui a passé une semaine avec moi au bureau à Richiboutou pour préparer ce document. Durant ces 5 jours, il m’a guidé, orienté et conseillé comme il l’a fait durant les autres années jusqu’en 1982. Il en fut de même avec les autres merveilleux fonctionnaires ministériels.

Au cours de sa retraite, je lui envoyé plusieurs lettres, je l’ai visité. Je l’ai même visité deux fois après son décès !

Je pense même lui avoir révélé ce qui suit. Je les résume pour le bénéfice des lecteurs et des lectrices. Il était un homme d’une immense sagesse, comparable à celle d’un personnage biblique qu’on appelle dans la Bible Solomon! Un homme humble, d’écoute, calme, respectueux, discret, compétent, affable, un modèle à suivre, une inspiration noble. Il a œuvré très fort pour la cause acadienne, pour l’éducation provinciale et pour l’école francophone de Fredericton avec Bernard Poirier et tous les autres vaillants acadiens de Fredericton.

Azarias est un père qui compte 9 enfants, tous vivants, 8 filles et un fils. Il est un grand-père de 18 petits-enfants et un arrière-grand-père de 30. Si toute l’Acadie en avait fait autant, notre population francophone ne serait pas en déclin ou minoritaire!

Je remercie donc le ciel qui nous l’a fait vivre parmi nous pendant plus d’un siècle.

Est-ce que Fredericton et Petit-Rocher ont déjà pensé à commémorer sa mémoire et son immense contribution en nommant une rue, un édifice ou une salle en son honneur? Durant son vivant, il ne l’aurait pas voulu !  Le Pape l’a déjà fait, de même que l’Université du Sacré-Cœur de Bathurst et l’Université de Moncton!

Monsieur Doucet, reposez-vous bien et guidez-nous comme vous l’avez fait avec autant de délicatesse, de sagesse, d’honneur et de courage lors de votre long séjour terrestre.

Alcide F. LeBlanc 

 

 

Soirée réussie pour l’Arbre de l’espoir

(CL) – Lors de sa deuxième soirée au profit de l’Arbre de l’espoir, Lise LeBlanc, de Cap-Pelé a recueilli la magnifique somme de 5600$.

   Cette soirée souper-encan se tenait récemment à la Salle Grand-Barachois et plus de 140 personnes y ont participé. 

   «J’avais un comité pour m’aider, de dire Lise LeBlanc. Je veux remercier tous les gens qui ont assisté à la soirée, nos orateurs invités incroyables, ceux et celles qui ont acheté des billets et les ont offerts à d’autres, les bénévoles, les musiciens, les traiteurs et ceux qui ont fait des dons pour l’encan. Tout cela a fait en sorte que cette soirée a été un grand succès.»

   Le 50/50 au montant de 403$ a été gagné par Adrienne LeBlanc.

   C’est le 30 novembre prochain, lors du Radiothon de l’Arbre de l’espoir que Lise ira remettre les fonds recueillis. 

Belle réussite des portes ouvertes du Vestiaire Saint-Joseph

Un grand nombre de personnes ont profité de l’événement portes ouvertes afin de visiter les installations du Vestiaire Saint-Joseph, mercredi dernier. Nous reconnaissons, de gauche à droite: Jean-Claude Bertin, vice-président du conseil d’administration du Vestiaire; Isabelle Boudreau, membre du conseil d’administration; Daniel Pambrun, trésorier; Patricia Bourque-Chevarie, maire suppléante; Judson Cassidy, président du conseil d’administration; Mark LeBlanc, directeur général; Jacques LeBlanc, député de Shédiac-Beaubassin-Cap-Pelé; Patricia Sirois et Dorine Albert, secrétaire. (Photo : Martial Comeau)

(CL) – Un grand nombre de personnes ont profité de l’événement portes ouvertes afin de visiter les installations du Vestiaire Saint-Joseph, mercredi dernier. Les personnes rencontrées étaient agréablement surprises de voir les beaux changements apportés au Vestiaire.

   On pouvait visiter la banque alimentaire récemment agrandie, le centre d’apprentissage, la cuisine éducative, la serre et le Centre d’aubaines. Et les gens ont été impressionnés par le nouveau concept de magasin d’épicerie offert à la banque alimentaire.

   «C’est la première fois que nous avons un tel événement, de dire Judson Cassidy, président du conseil d’administration, et c’est quelque chose que nous devrons faire annuellement.  Il est impor- tant que les gens de la communauté voient ce que nous faisons ici et comment nous continuons à répondre aux besoins des gens dans le besoin.»

   C’était également l’occasion de rencontrer le personnel, les bénévoles, les enseignants, les membres du conseil d’administration et le directeur général. La cuisine éducative était en action et avait préparé d’excellentes collations.

   Le Vestiaire Saint-Joseph a toujours besoin de bénévoles pour remplir différentes tâches et on peut s’inscrire au Vestiaire St-Joseph Inc., 60, rue du Vestiaire, ou en téléphonant au 532-1147.

Don de 10 000$ à leur communauté Les jeunes de l’entreprise GD Wouf de l’école Grande-Digue doivent abandonner leur rêve d’un parc à chiens

Alexis Bourque

   Les jeunes de l’entreprise scolaire GD Wouf de l’école Grande-Digue se sont rendus à l’AGA de l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue, le lundi 30 septembre. Puisque leur projet de parc à chiens ne pourra voir le jour, l’entreprise a annoncé qu’elle fera sous peu un don de 10 000$ à l’organisme, car tous les profits de l’entreprise scolaire ont été amassés depuis trois ans pour rendre service à la communauté.

Les jeunes de l’entreprise GD Wouf et des dignitaires pendant l’expo-chiens communauté en juin 2018. (Photos : Nadia Anderson, photographe)

   L’entreprise a débuté avec l’idée d’un jeune entrepreneur, Gabriel Bourque, lorsqu’il était en cinquième année.  Il a enseigné à un groupe de jeunes de l’école comment fabriquer les produits pour chats et chiens (foulards, laisses et biscuits) et à chaque année, il forme des nouveaux chefs qui eux, forment les nouveaux employés.  L’entreprise débute sa quatrième année. Les jeunes de la 3e à la 8e année fabriquent leurs produits pendant l’heure du dîner et elle a développé un partenariat avec la boutique pour animaux Global Pet Foods (Moncton et Dieppe) pour vendre leurs produits.  Dès le début, Gabriel et ses employés avaient décidé d’amasser des fonds pour offrir un parc à chiens à la communauté de Grande-Digue, mais il a annoncé ce soir-là qu’ils doivent renoncer à ce rêve puisque «les grands ont trop peur des poursuites».  

   Sous les conseils d’un avocat, Charles-Antoine Bourgeois de la firme Bingham, les jeunes se sont associés à un organisme à but non lucratif et Gabriel dit qu’il était heureux, l’an dernier, lorsque l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue les ont pris sous leur aile.  «Nous avons écrit plusieurs lettres et nous avons fait des présentations orales un peu partout pour premièrement s’affilier à un organisme à but non lucratif et ensuite pour tenter de se trouver un terrain à louer, afin d’y construire le parc à chien de nos rêves.  On se disait qu’il ne fallait pas lâcher, malgré les défis.»  

   Gabriel et ses employés avaient aussi organisé une expo-chiens communautaire, en juin 2018, afin de faire connaître leur projet et afin de développer d’autres partenariats.   

   «C’était une journée mémorable», dit le jeune directeur.  Ce jour-là, les jeunes avaient une tente d’experts et d’artisanats, une zone avec dresseuse, une zone avec un parcours d’agilité, une zone de photo rigolotes, une chasse aux biscuits sur le sentier, un défilé de mode, une vente à l’encan, un BBQ et il y avait même un concours d’agilité avec des chiens de personnalités connues.  «L’expo-chiens nous a permis de faire connaître notre projet à la communauté et depuis ce temps, nous avions même une dresseuse de chiens et une spécialiste en conception de parc qui était prête à travailler avec nous», ajoute le jeune directeur. 

   «Finalement, en juin dernier, un propriétaire de terrain voisin de l’école était venu nous écouter faire une présentation orale.  Il avait dit qu’il nous prêterait son terrain situé tout près de l’école, si son assureur acceptait toujours de l’assurer. Il nous faisait confiance!  Nous étions tellement contents!», de dire Gabriel Bourque.

   Gabriel ajoute que malheureusement, l’assureur n’aurait pas continué à l’assurer.  Il comprend donc pourquoi le voisin ne peut plus leur prêter le terrain.  «Après trois ans, il est temps de passer au plan B, car mes employés doivent voir que leurs efforts portent fruit.  Tout ce que nous voulons, c’est donner à notre communauté et leur montrer ce que nous, les jeunes, pouvons faire.  Nous voyons plein de coopératives et d’organismes et beaucoup de gens généreux et nous voulons l’être nous aussi.  Par exemple, je pense à UNI Coopération financière, à la Coop de Shédiac, aux bénévoles de Sentier Pluriel, au Club Rotary de Shédiac, aux Chevaliers de Colomb de Grand-Digue, à Charles-Antoine Bourgeois (firme Bingham), à Anne McClean (dresseuse team Flying Tails), à Shirley Hunter (dresseuse Doggone pawsitive) et beaucoup d’autres.»

   Lundi dernier, les jeunes ont présenté leurs idées au comité du Sentier Pluriel.  Ils veulent entendre ce que le comité souhaite ajouter à ses sentiers.  Ils ont donné quelques idées, par exemple, une classe extérieure avec endroit pour pique-niquer sur le sentier de l’école, des bancs, des tables de pique-nique, etc.  Les jeunes prévoient préparer une ou des plaques pour souligner que le don vient d’eux pour ajouter à la structure (ou aux structures).  

   L’entreprise souhaite faire une remise officielle d’un chèque géant un peu plus tard, après avoir décidé avec le comité quel projet sera priorisé avec le don.  «Nous avons hâte de faire notre don de façon officielle et s’il reste de l’argent, nous avons d’autres idées pour venir en aide à notre communauté.  Après, nous allons nous fixer un nouvel objectif», de conclure Gabriel.

Cape Bald Packers confirme la construction d’une nouvelle usine de transformation de homard à Cap-Pelé

   Cape Bald Packers Ltd. («Cape Bald» ou «l’entreprise»), l’un des plus importants transformateurs de homard et de crabe au Canada, a confirmé ses plans d’avenirs, à la suite de la destruction par les flammes de deux de ses usines de transformation à Cap-Pelé et à Richibouctou-Village en février 2019.

   L’entreprise a annoncé qu’elle a amorcé la construction d’une nouvelle usine de transformation de 50 000 pi2 au 52, chemin Niles, à Cap-Pelé.  La mise en service de l’usine est prévue en mai 2020, pour le début de la saison de pêche de printemps.  Une fois démarrée, la nouvelle usine accueillera environ 300 employés.  Cape Bald Packers a d’ailleurs une deuxième usine de transformation à Cap-Pelé, qui abrite également le siège social de l’entreprise.

   «2019 a indéniablement été l’une des années les plus difficiles de nos 70 ans d’existence.  Si on a pu se relever rapidement, réaménager notre usine principale et faire les arrangements nécessaires avec nos partenaires pour transformer nos matières premières sans perturbation, c’est grâce au soutien indéfectible de nos employés, de nos clients et de nos fournisseurs.  Nous sommes ravis de pouvoir faire renaître aussi rapidement notre deuxième usine à Cap-Pelé et nous envisageons avec optimisme la saison 2020», a déclaré Doris Losier, directrice de Cape Bald Packers Ltd.

   «Après mûre réflexion, nous avons pris la décision difficile de ne pas reconstruire notre usine de Richibouctou-Village.  Nous en avons informé plusieurs de nos anciens employés.  Nos liens d’affaires avec certaines usines de transformation à proximité, ainsi que la reconstruction de l’usine de Cap-Pelé, ont permis de consolider plus efficacement notre production dans le meilleur intérêt de nos fournisseurs et de nos clients.  Bien que la majorité de nos travailleurs de Richibouctou-Village se soient déjà trouvé un emploi ailleurs, nous maintenons notre engagement d’assurer à chacun un emploi dans nos usines de transformation ou d’autres usines dans la région», conclut-elle.

Chantier de construction de la nouvelle usine de Cape Bald Packers. (Photo : Gracieuseté)

   Louis Arsenault, gestionnaire de la division de Richibouctou-Village de Cape Bald Packers, a commenté: «Je comprends que cette nouvelle sera décevante pour nos ex-employés et la communauté dans son ensemble.  Cette usine a été un pilier de l’économie locale depuis les années 1960, bien avant son acquisition par Cape Bald Packers en 2014.  Ce fut pour moi un honneur de travailler depuis cinq ans avec plus de 150 collègues dévoués et vaillants.  Je veux leur exprimer mes remerciements les plus sincères», a-t-il déclaré. 

Au sujet de Cape Bald Packers

   Cape Bald Packers est un transformateur néo-brunswickois de homard de l’Atlantique, de crabe des neiges et de moules de l’Île-du-Prince-Édouard, en affaire depuis plus de 70 ans.  Lorsque sa deuxième usine de transformation sera mise en service, elle aura plus de 500 employés à sa charge.  Elle vend la majorité de ses produits sous la marque Downeast® Specialty Products surtout aux États-Unis, mais également en Europe et en Asie. www.capebald packers.com.