Soirée réussie pour l’Arbre de l’espoir

(CL) – Lors de sa deuxième soirée au profit de l’Arbre de l’espoir, Lise LeBlanc, de Cap-Pelé a recueilli la magnifique somme de 5600$.

   Cette soirée souper-encan se tenait récemment à la Salle Grand-Barachois et plus de 140 personnes y ont participé. 

   «J’avais un comité pour m’aider, de dire Lise LeBlanc. Je veux remercier tous les gens qui ont assisté à la soirée, nos orateurs invités incroyables, ceux et celles qui ont acheté des billets et les ont offerts à d’autres, les bénévoles, les musiciens, les traiteurs et ceux qui ont fait des dons pour l’encan. Tout cela a fait en sorte que cette soirée a été un grand succès.»

   Le 50/50 au montant de 403$ a été gagné par Adrienne LeBlanc.

   C’est le 30 novembre prochain, lors du Radiothon de l’Arbre de l’espoir que Lise ira remettre les fonds recueillis. 

Belle réussite des portes ouvertes du Vestiaire Saint-Joseph

Un grand nombre de personnes ont profité de l’événement portes ouvertes afin de visiter les installations du Vestiaire Saint-Joseph, mercredi dernier. Nous reconnaissons, de gauche à droite: Jean-Claude Bertin, vice-président du conseil d’administration du Vestiaire; Isabelle Boudreau, membre du conseil d’administration; Daniel Pambrun, trésorier; Patricia Bourque-Chevarie, maire suppléante; Judson Cassidy, président du conseil d’administration; Mark LeBlanc, directeur général; Jacques LeBlanc, député de Shédiac-Beaubassin-Cap-Pelé; Patricia Sirois et Dorine Albert, secrétaire. (Photo : Martial Comeau)

(CL) – Un grand nombre de personnes ont profité de l’événement portes ouvertes afin de visiter les installations du Vestiaire Saint-Joseph, mercredi dernier. Les personnes rencontrées étaient agréablement surprises de voir les beaux changements apportés au Vestiaire.

   On pouvait visiter la banque alimentaire récemment agrandie, le centre d’apprentissage, la cuisine éducative, la serre et le Centre d’aubaines. Et les gens ont été impressionnés par le nouveau concept de magasin d’épicerie offert à la banque alimentaire.

   «C’est la première fois que nous avons un tel événement, de dire Judson Cassidy, président du conseil d’administration, et c’est quelque chose que nous devrons faire annuellement.  Il est impor- tant que les gens de la communauté voient ce que nous faisons ici et comment nous continuons à répondre aux besoins des gens dans le besoin.»

   C’était également l’occasion de rencontrer le personnel, les bénévoles, les enseignants, les membres du conseil d’administration et le directeur général. La cuisine éducative était en action et avait préparé d’excellentes collations.

   Le Vestiaire Saint-Joseph a toujours besoin de bénévoles pour remplir différentes tâches et on peut s’inscrire au Vestiaire St-Joseph Inc., 60, rue du Vestiaire, ou en téléphonant au 532-1147.

Don de 10 000$ à leur communauté Les jeunes de l’entreprise GD Wouf de l’école Grande-Digue doivent abandonner leur rêve d’un parc à chiens

Alexis Bourque

   Les jeunes de l’entreprise scolaire GD Wouf de l’école Grande-Digue se sont rendus à l’AGA de l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue, le lundi 30 septembre. Puisque leur projet de parc à chiens ne pourra voir le jour, l’entreprise a annoncé qu’elle fera sous peu un don de 10 000$ à l’organisme, car tous les profits de l’entreprise scolaire ont été amassés depuis trois ans pour rendre service à la communauté.

Les jeunes de l’entreprise GD Wouf et des dignitaires pendant l’expo-chiens communauté en juin 2018. (Photos : Nadia Anderson, photographe)

   L’entreprise a débuté avec l’idée d’un jeune entrepreneur, Gabriel Bourque, lorsqu’il était en cinquième année.  Il a enseigné à un groupe de jeunes de l’école comment fabriquer les produits pour chats et chiens (foulards, laisses et biscuits) et à chaque année, il forme des nouveaux chefs qui eux, forment les nouveaux employés.  L’entreprise débute sa quatrième année. Les jeunes de la 3e à la 8e année fabriquent leurs produits pendant l’heure du dîner et elle a développé un partenariat avec la boutique pour animaux Global Pet Foods (Moncton et Dieppe) pour vendre leurs produits.  Dès le début, Gabriel et ses employés avaient décidé d’amasser des fonds pour offrir un parc à chiens à la communauté de Grande-Digue, mais il a annoncé ce soir-là qu’ils doivent renoncer à ce rêve puisque «les grands ont trop peur des poursuites».  

   Sous les conseils d’un avocat, Charles-Antoine Bourgeois de la firme Bingham, les jeunes se sont associés à un organisme à but non lucratif et Gabriel dit qu’il était heureux, l’an dernier, lorsque l’organisme Sentier Pluriel de Grande-Digue les ont pris sous leur aile.  «Nous avons écrit plusieurs lettres et nous avons fait des présentations orales un peu partout pour premièrement s’affilier à un organisme à but non lucratif et ensuite pour tenter de se trouver un terrain à louer, afin d’y construire le parc à chien de nos rêves.  On se disait qu’il ne fallait pas lâcher, malgré les défis.»  

   Gabriel et ses employés avaient aussi organisé une expo-chiens communautaire, en juin 2018, afin de faire connaître leur projet et afin de développer d’autres partenariats.   

   «C’était une journée mémorable», dit le jeune directeur.  Ce jour-là, les jeunes avaient une tente d’experts et d’artisanats, une zone avec dresseuse, une zone avec un parcours d’agilité, une zone de photo rigolotes, une chasse aux biscuits sur le sentier, un défilé de mode, une vente à l’encan, un BBQ et il y avait même un concours d’agilité avec des chiens de personnalités connues.  «L’expo-chiens nous a permis de faire connaître notre projet à la communauté et depuis ce temps, nous avions même une dresseuse de chiens et une spécialiste en conception de parc qui était prête à travailler avec nous», ajoute le jeune directeur. 

   «Finalement, en juin dernier, un propriétaire de terrain voisin de l’école était venu nous écouter faire une présentation orale.  Il avait dit qu’il nous prêterait son terrain situé tout près de l’école, si son assureur acceptait toujours de l’assurer. Il nous faisait confiance!  Nous étions tellement contents!», de dire Gabriel Bourque.

   Gabriel ajoute que malheureusement, l’assureur n’aurait pas continué à l’assurer.  Il comprend donc pourquoi le voisin ne peut plus leur prêter le terrain.  «Après trois ans, il est temps de passer au plan B, car mes employés doivent voir que leurs efforts portent fruit.  Tout ce que nous voulons, c’est donner à notre communauté et leur montrer ce que nous, les jeunes, pouvons faire.  Nous voyons plein de coopératives et d’organismes et beaucoup de gens généreux et nous voulons l’être nous aussi.  Par exemple, je pense à UNI Coopération financière, à la Coop de Shédiac, aux bénévoles de Sentier Pluriel, au Club Rotary de Shédiac, aux Chevaliers de Colomb de Grand-Digue, à Charles-Antoine Bourgeois (firme Bingham), à Anne McClean (dresseuse team Flying Tails), à Shirley Hunter (dresseuse Doggone pawsitive) et beaucoup d’autres.»

   Lundi dernier, les jeunes ont présenté leurs idées au comité du Sentier Pluriel.  Ils veulent entendre ce que le comité souhaite ajouter à ses sentiers.  Ils ont donné quelques idées, par exemple, une classe extérieure avec endroit pour pique-niquer sur le sentier de l’école, des bancs, des tables de pique-nique, etc.  Les jeunes prévoient préparer une ou des plaques pour souligner que le don vient d’eux pour ajouter à la structure (ou aux structures).  

   L’entreprise souhaite faire une remise officielle d’un chèque géant un peu plus tard, après avoir décidé avec le comité quel projet sera priorisé avec le don.  «Nous avons hâte de faire notre don de façon officielle et s’il reste de l’argent, nous avons d’autres idées pour venir en aide à notre communauté.  Après, nous allons nous fixer un nouvel objectif», de conclure Gabriel.

Cape Bald Packers confirme la construction d’une nouvelle usine de transformation de homard à Cap-Pelé

   Cape Bald Packers Ltd. («Cape Bald» ou «l’entreprise»), l’un des plus importants transformateurs de homard et de crabe au Canada, a confirmé ses plans d’avenirs, à la suite de la destruction par les flammes de deux de ses usines de transformation à Cap-Pelé et à Richibouctou-Village en février 2019.

   L’entreprise a annoncé qu’elle a amorcé la construction d’une nouvelle usine de transformation de 50 000 pi2 au 52, chemin Niles, à Cap-Pelé.  La mise en service de l’usine est prévue en mai 2020, pour le début de la saison de pêche de printemps.  Une fois démarrée, la nouvelle usine accueillera environ 300 employés.  Cape Bald Packers a d’ailleurs une deuxième usine de transformation à Cap-Pelé, qui abrite également le siège social de l’entreprise.

   «2019 a indéniablement été l’une des années les plus difficiles de nos 70 ans d’existence.  Si on a pu se relever rapidement, réaménager notre usine principale et faire les arrangements nécessaires avec nos partenaires pour transformer nos matières premières sans perturbation, c’est grâce au soutien indéfectible de nos employés, de nos clients et de nos fournisseurs.  Nous sommes ravis de pouvoir faire renaître aussi rapidement notre deuxième usine à Cap-Pelé et nous envisageons avec optimisme la saison 2020», a déclaré Doris Losier, directrice de Cape Bald Packers Ltd.

   «Après mûre réflexion, nous avons pris la décision difficile de ne pas reconstruire notre usine de Richibouctou-Village.  Nous en avons informé plusieurs de nos anciens employés.  Nos liens d’affaires avec certaines usines de transformation à proximité, ainsi que la reconstruction de l’usine de Cap-Pelé, ont permis de consolider plus efficacement notre production dans le meilleur intérêt de nos fournisseurs et de nos clients.  Bien que la majorité de nos travailleurs de Richibouctou-Village se soient déjà trouvé un emploi ailleurs, nous maintenons notre engagement d’assurer à chacun un emploi dans nos usines de transformation ou d’autres usines dans la région», conclut-elle.

Chantier de construction de la nouvelle usine de Cape Bald Packers. (Photo : Gracieuseté)

   Louis Arsenault, gestionnaire de la division de Richibouctou-Village de Cape Bald Packers, a commenté: «Je comprends que cette nouvelle sera décevante pour nos ex-employés et la communauté dans son ensemble.  Cette usine a été un pilier de l’économie locale depuis les années 1960, bien avant son acquisition par Cape Bald Packers en 2014.  Ce fut pour moi un honneur de travailler depuis cinq ans avec plus de 150 collègues dévoués et vaillants.  Je veux leur exprimer mes remerciements les plus sincères», a-t-il déclaré. 

Au sujet de Cape Bald Packers

   Cape Bald Packers est un transformateur néo-brunswickois de homard de l’Atlantique, de crabe des neiges et de moules de l’Île-du-Prince-Édouard, en affaire depuis plus de 70 ans.  Lorsque sa deuxième usine de transformation sera mise en service, elle aura plus de 500 employés à sa charge.  Elle vend la majorité de ses produits sous la marque Downeast® Specialty Products surtout aux États-Unis, mais également en Europe et en Asie. www.capebald packers.com.

Lukas et Dominique Cormier invités aux sessions d’Équipe Canada

Dominique Cormier et Lukas Cormier, (sœur et frère) de Sainte-Marie-de-Kent, vont à Calgary pour tenter leur chance de faire partie d’une équipe canadienne des -18 ans au hockey. (Photo : Normand A. Léger)

 

Normand A. Léger

   Il est rare de voir deux membres d’une famille être invités à des sessions d’une équipe canadienne de hoc-key. Lukas et Dominique Cormier, frère et sœur défenseurs de Sainte-Marie-de-Kent, ont été invités aux sessions d’entrainement des équipes -18 ans canadienne, à Calgary, au cours des deux prochaines semaines.

   Le défenseur recrue étoile Lukas Cormier a été invité au camp de développement de l’équipe canadienne -18 ans en vue de la Coupe Hlinka-Gretzky 2019, qui se tiendra à Breclav, en République Tchèque et à Piestany, en Slovaquie. Quarante-quatre joueurs sont à Calgary jusqu’au 30 juillet. Lors du tournoi de la coupe, qui a lieu du 5 au 10 août, le Canada se mesurera à la Finlande, à la République tchèque et à la Suisse, en ronde préliminaire avant les matchs pour les médailles de bronze et d’or, le 10 août. Il s’est aligné avec les Islanders de Charlottetown de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, l’hiver dernier.

   Lukas Cormier, 17 ans, est parti pour Calgary lundi. «J’avais représenté le Canada au championnat mondial -17 ans, mais je n’ai pas réussi à demeurer avec l’équipe -18 ans au printemps, a dit Lukas Cormier. C’est un honneur de représenter son pays. Pour être choisi, cette fois, je dois démontrer ce que je suis capable de faire et de gagner mes batailles. Je reviendrai le 12 août si je demeure avec l’équipe et je partirai pour les Islanders quelques jours plus tard. J’ai hâte de voir comment le tout va se passer. Je suis confiant.»

   Dominique Cormier, 15 ans, a reçu la semaine dernière son invitation avec l’équipe féminine -18 ans. «Mon objectif est de faire l’équipe, a dit la joueuse de défense de 5pieds 8pouces. Je veux y rester et montrer à mon pays ce que je peux faire. Je suis encore jeune et si je ne réussis pas, j’aurai encore une chance l’année prochaine pour me qualifier. Je vais à Calgary du 3 au 11 aout. Je suis une défenseure qui aime patiner et bouger la rondelle en plus d’aider l’offensive. Je peux aussi jouer défensif pour aider ma gardienne. Je suis excitée d’avoir eu l’invitation et un peu surprise. Mon entraineur m’a aidée et encouragée l’hiver dernier et m’avait dit que j’avais une bonne chance d’être invitée. Cela a augmenté ma confiance.» Dominique s’est alignée avec la formation du Collège Stanstead (Québec) l’an dernier et y retourne pour compléter sa 12e année, en septembre. 

Citrouille et Peigne à la recherche de leurs racines

Nous reconnaissons les comédien.ne.s et les musiciens du spectacle Racines, présenté au théâtre Viola-Léger jusqu’au 20 août. De gauche à droite : Luc LeBlanc, Monique Poirier, Philippe Boudreau, André Roy, Mario Robichaud et Bryan Poirier. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

   La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, mardi der- nier, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.   

   «Ce spectacle correspondait bien avec le Congrès mondial acadien, de dire Luc LeBlanc, directeur du Pays de la Sagouine et comédien. Peigne cherche sa famille, tandis que moi je cherche l’amour et tout ce que ça veut dire, dont les problèmes qui viennent avec.» 

   Les deux quêtes, aussi importantes l’une que l’autre, mèneront les deux personnages sympathiques et attachants du Pays de la Sagouine à vivre l’aventure de leur vie! Avec la compli- cité de la Catoune (Monique Poirier), Citrouille et Peigne traverseront les frontières inexistantes de l’Île-aux- Puces pour refaire le voyage de leurs ancêtres. 

   Ce spectacle est monté dans le style du Pays de la Sagouine et on retrouve un nouveau membre dans la troupe, soit Philippe Boudreau, alias Phil Athanase, et membre du Big bad party band, qui remplace Christian Kit Goguen. 

   «Phil apporte une nouvelle énergie de son cru au spectacle, d’ajouter Luc et André. Nous lui avons lancé une balle courbe et il a été vite à l’attraper. Il a un registre de voix qui peut suivre celui de Kit Goguen. L’équipe de création l’a écouté et il va y laisser sa marque et trouver sa propre couleur.  Il est très bon dans un duo avec la Catoune et il a même sa propre composition.» 

   «J’ai passé quatre à cinq mois à apprendre les textes et les 18 chansons, de dire Phil, le chanteur principal du spectacle. J’étais habitué de faire les bars et les festivals et je n’avais jamais fait de théâtre avant, mais j’ai travaillé fort pour faire partie d’une excellente équipe.  L’accueil ici a été très chaleureux et j’ai déjà le sentiment d’appartenir au Pays, c’est une merveilleuse expérience.» 

   Le spectacle était à guichet fermé, comme ceux du reste de la semaine, alors qu’on accueillait quatre autobus de la Péninsule acadienne. Les gens avaient passé la journée au Pays de la Sagouine et assistaient à la première de Racines.  «Nous avons bien ri et beaucoup aimé les   magnifiques chansons du spectacle, de dire Madame Dugas. C’était agréable d’entendre autant de belles chansons acadiennes, dont celles d’Angèle Arsenault, que nous manquons beaucoup. Le chanteur Phil Boudreau est vraiment bon et on peut dire qu’il a été le coup de cœur de plusieurs d’entre nous. Il a une bonne présence sur scène et une très belle voix. C’est vraiment une belle équipe de comédiens et de musiciens, d’ajouter les dames heureu- ses de leur journée, et il nous reste maintenant quelques heures de route pour retour-ner chez nous.»

Enfants du Pays de la Sagouine   

   Luc LeBlanc, André Roy et Monique Poirier se considèrent comme des enfants du Pays de la Sagouine.  «Nous avons grandi ici, de poursuivre Luc, qui en est à sa 25e année. Et le pays nous a permis de grandir comme artistes en nous donnant un lieu de création. Le Québec a une longue tradition théâtrale, mais ce n’est pas la même chose en Acadie. Nous sommes chanceux d’avoir le privilège de bénéficier des succès de la Sagouine et d’Antonine Maillet. Le Pays est sorti d’une œuvre litté- raire et nous avons le bonheur de jouer ici dans des pièces l’été et aux Fêtes.   

   «Ce n’est pas évident pour un jeune en Acadie de vivre des arts et de la culture, c’est peut-être plus facile au Québec, mais il faut travailler fort pour rester ici, poursuit-il. J’avais des contrats d’un mois, six semaines et en 1995 j’ai eu un premier contrat ici et je m’y retrouve encore 25 ans plus tard. Le Pays a aussi évolué au cours de ces années. C’est Éric Butler qui fait la mise en scène. Dans quelle autre place aurait-il pu faire de la mise en scène théâtrale?  Ici on développe les différentes forces des artistes et quand tu regardes en arrière, sauf  au Théâtre Populaire d’Acadie, il n’y a pas beaucoup d’endroits où on peut grandir comme artistes comme on le fait ici au Pays de la Sagouine. Les gens de la communauté et d’ailleurs nous apprécient et viennent ici en tout temps. L’amour est là, on sent l’amour entre nous et le public et c’est inestimable de ressentir ça», de conclure Luc LeBlanc, avec l’approbation d’André et de Monique.   

   Pour de l’information ou réserver des billets pour le souper-théâtre qui est présenté jusqu’au 20 août, on peut consulter le site Internet www.sagouine.com/fr/ ou téléphoner au 743-1400.

Un livre de recettes acadiennes qui s’inscrit dans la modernité

Nous reconnaissons, dans l’ordre habituel : Philippe Caetano, éditeur; Anne Godin, cheffe et Arnaud Blin, président de l’Association de la Semaine acadienne à Courceulles-sur-mer. (Photo : C. Lanteigne)

Claire Lanteigne

   Lorsqu’on feuillette le magnifique livre Saveurs d’Acadie, on ne sait pas vraiment si c’est un livre de recettes de cuisine traditionnelle et d’aujourd’hui, comme on peut lire sur la couverture.  Ça ressemble autant à un livre d’art avec de magnifiques photos, qu’à un livre de poésie de Gabriel Robichaud. C’est un livre qu’on laisserait facilement sur la table à café en rêvant qu’on vienne nous cuisiner quelques-unes des recettes raffinées qu’on y retrouve. 

   L’instigateur de ce projet est Philippe Caetano, co-propriétaire de la librairie La Grande Ourse, de Dieppe.  «Beaucoup de gens demandaient pour des livres de recettes acadiennes, de dire Anne Godin, co-auteure, mais le seul disponible datait de 1975, écrit par Marielle Boudreau-Cormier et Melvin Gallant. Il y en a eu deux autres de publiés par après, mais en anglais.

   «Philippe en a parlé à quelques maisons d’édition et a embauché Amélie Poirier, originaire de Saint-Quentin, pendant deux mois. Elle a fait des recettes de sa région, puis le projet a été mis sur la glace.

   «En voyant ma page Facebook Cuisinons avec Anne, que j’ai commencée deux ans passés, il a regardé les vidéos et a trouvé que ce que je fai-sais était intéressant. Je cherche quelqu’un.e pour faire un livre de recettes, a-t-il dit, lorsqu’il m’a téléphoné, un an et demi passé. Je n’avais jamais pensé à faire un livre de recettes. Il a tellement insisté que j’ai accepté. Il venait chez nous, je trouvais des recettes qui ont toutes été faites, testées, goûtées et si elles n’étaient pas bonnes, on les oubliait. Il fallait qu’il y goûte et l’aime aussi. Les plats dans le livre sont un mélange de recettes traditionnelles acadiens et plus modernes, en y ajoutant parfois un peu de vin blanc, des recettes faciles à faire, de bonnes recettes avec des fruits de mer, du poisson, de la viande, etc.

   «La plupart des recettes je les faisais déjà, mais j’en ai ressuscité d’autres de ma famille et quand j’en faisais une, Philippe arrivait avec sa caméra et l’éclairage et prenait des photos. C’était la première fois que je faisais ça. Nous faisions une recette par jour et nous n’avons pas modifié les recettes, ni les photos.» 

   Le livre propose des recettes qui mettent en valeur les produits du terroir, de la ferme, de la mer.  «Un jour Philippe m’est arrivé avec un hareng boucané et m’a dit qu’il fallait que je fasse trois recettes différentes avec. Je l’ai décortiqué et j’ai essayé toutes sortes d’affaires jusqu’à ce qu’il me vienne l’idée d’un gratin de hareng boucané et il est délicieux (j’ai eu l’occasion d’y goûter).» 

   On y retrouve même le petit Musée de la cuisine acadienne, sur deux pages, projet réalisé avec le Musée acadien de l’Université de Moncton.

   Et c’est nulle autre qu’Édith Butler qui a accepté d’écrire la préface à la demande d’Anne.  «On voulait de la poésie dans le livre. J’ai rencontré Gabriel Robichaud la journée qu’on faisait des ployes et ce fut un coup de cœur de lire ses textes poétiques. Sébastien Lord Émard est l’auteur des textes informatifs, tous plus inté- ressants les uns que les autres.»

   Pour Philippe, c’est un rêve qui se réalise tandis que pour Anne, celle qui aime tant les défis, c’est une aventure, elle qui aime réaliser des choses impossibles. 

Plusieurs lancements

   Anne et Philippe, partenaires en affaires, seront très occupés avec plusieurs lancements en août. 

   Le 1er août, on les retrouvera au Musée Acadien de l’Université de Moncton à 17h avec un fricot et le 6 août à la Boulangerie Grains de Folie à Caraquet à 17h avec de la morue à la crème.  Puis ce sera au Festival acadien de la Nouvelle-Acadie dans la région de Lanaudière au Québec, les 9 et 10 août et à Courceulles-sur-mer en France, les 13 et 14 août durant La Semaine acadienne.

   «Nous voulions aller présenter notre livre en France, de dire Anne. Je connais un peu l’amour des Français pour les livres de recettes acadiennes et Philippe, qui est natif de ce pays, a des contacts pour en promouvoir la vente. Quand nous avons été invités à aller y faire un lancement dans le cadre de la Semaine acadienne, nous avons dit oui tout de suite. 

   «Le 13 août, je vais donner une conférence sur l’histoire de la cuisine acadienne avant la déportation jusqu’à maintenant.  Lors d’un atelier le 14, je vais leur montrer comment faire du fricot et des pets de sœurs comme dessert. Ce sera un repas complet trois services. Lors du lancement le même jour, je vais faire des crêpes à la râpure. Ce sera une belle expérience et j’ai hâte de voir la réaction de nos amis français», de dire la sympathique cheffe aca- dienne.

   Le livre, imprimé à 1000 copies, est en vente dans les librairies francophones du N.-B., au Musée acadien de l’Université de Moncton, à la Place Resurgo, au Village historique acadien, à Grand-Pré, dans les boutiques tou- ristiques et en ligne sur Amazon prochainement. Philippe fait également des démarches avec le Musée acadien de Miscouche à l’Île-du-Prince-Édouard et discute avec des maisons de distribution au Québec, pour le rendre disponible aux Îles-de-la-Madeleine et ailleurs dans la belle province. Il est aussi en pourparlers avec Saint-Pierre-et-Miquelon et aimerait qu’il soit également distribué en France et dans les autres pays francophones.  Ça faisait longtemps que Philippe voulait sa propre maison d’édition et c’est Les Éditions la Grande Ourse Ltée qui a publié le magnifique livre.

Def Leppard a fait vibrer le Centre Avenir

Joe Elliott, le chanteur
du groupe Def Leppard.
(Photo : Nicolas Blouin)

   C’est devant une foule bruyante d’environ 8200 spectateurs que le groupe Def Leppard a livré un spectacle endiablé, samedi soir dernier, au Centre Avenir à Moncton.

   Dès la sortie du groupe rock britannique, qui fut récemment intronisé au Temple de la renommée du «rock and roll», les spectateurs assis au niveau du plancher se sont levés et ils sont demeurés ainsi jusqu’à la toute fin. 

   Le chanteur Joe Elliott était visiblement épaté par l’accueil, ce qu’il a d’ailleurs exprimé à plusieurs reprises entre les chansons.

   La scène était décorée d’un écran géant où défilaient toute sorte d’effets spéciaux et de photos nostalgiques du quintuplet dont la carrière s’étend à maintenant plus de 40 ans.

   Le groupe a interprété la plupart de leurs grands succès, notamment «Rocket», «Love Bites», «Hysteria», «Animal» et finalement «Pour Some Sugar on Me», avant d’achever avec «Rock of Ages» et «Photograph» durant leur rappel.

   C’est le groupe américain Tesla qui avait donné le coup d’envoi à la soirée.

Prix de l’innovation en éducation du Nouveau-Brunswick Cinq lauréats du District scolaire francophone Sud

  

La photo prise lors de la remise des prix nous fait voir, de gauche à droite : Michelle Losier-Roy, Marie-France Savoie, Natacha Vautour, de l’organisme Labos Créatifs; Rémi Gauthier, Caroline Kenney, Josiah Kennedy, de l’organisme Labos Créatifs; Stéphanie Legault et Mathieu Gauthier, leadeur en technopédagogie au DSFs. (Photo : Gracieuseté)

Cinq membres du personnel du District scolaire francophone Sud (DSFS) et leurs élèves ont reçu le Prix de l’innovation en éducation du Nouveau-Brunswick, lors du gala Innovation tenu récemment à Dieppe.

   Les lauréates et lauréats du DSFS sont Caroline Kenney et Stéphanie Legault, de l’école Sainte-Thérèse de Dieppe (divers projets technopédagogiques avec les micro:bit); Marie-France Savoie et Michelle Losier-Roy, de l’école Père-Edgar-T.-LeBlanc de Grand-Barachois (projet intitulé Le monde jurassique à l’ère technologique), et Rémi Gauthier, de l’école Antonine-Maillet de Dieppe (projet intitulé Laisser sa trace).

   Chaque année, Labos Créatifs, un organisme à but non lucratif qui vise à promouvoir la créativité, l’innovation et l’esprit entrepreneurial chez les jeunes, reconnaît les jeunes et le personnel enseignant de la province qui s’illustrent dans ce domaine.