Cinq écoles collaborent pour rendre la mobilité accessible à tous
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Lundi 25 mai, les efforts des étudiants de cinq différentes écoles ont porté fruit. Sous les yeux de Place aux Compétences, des élèves allant de la 4e jusqu’à la 12e année ont assemblé deux fauteuils roulants ce matin-là. Le détail intéressant est que ces inventions sont composées de pièces 100% imprimées en 3D, assemblées par les étudiants dans les deux semaines précédentes.
Alexis Bourque
Le Moniteur Acadien
Ce projet ambitieux a commencé avec un organisme à but non lucratif, Make Good, qui a publié des fichiers à source ouverte sur l’internet. Il s’agissait des fichiers nécessaires pour faire imprimer en 3D une chaise roulante. Ce projet ambitieux vise des imprimantes accessibles au public général, comme les Bambulabs qu’on retrouve dans plusieurs écoles de la région. Cependant, vu la taille de ces chaises, celles-ci doivent être imprimées en petits morceaux sur une longue période.
Le Centre de Réhabilitation Stan Cassidy, à Fredericton, a téléchargé ces plans et, sur une période de 13 à 15 jours, a assemblé leur propre fauteuil roulant. Afin de recréer ce succès, ils ont rejoint Place aux Compétences, qui a contacté ces cinq écoles.
Parmi les écoles Champlain, MGR-François-Bourgeois, Mathieu-Martin, Donat-Robichaud et Père-Edgar-T.-Leblanc, plus d’une centaine d’étudiants ont participé à l’assemblage de deux autres fauteuils roulants. Il s’agit d’une opportunité d’apprentissage que les enseignants de ces classes ont prise pour enseigner des notions de mathématiques aux étudiants. Par exemple, les étudiants qui travaillent avec les roues de ces fauteuils ont fait des exercices de fractions.
En plus des avantages académiques de ce projet, les applications médicales sont tout aussi impressionnantes. Un fauteuil roulant similaire de qualité «médicale» peut coûter entre 10 000$ et 15 000$, tandis que les matériaux utilisés pour imprimer celles-ci ne coûtent qu’environ 250-300$. Ces matériaux, divisés entre jusqu’à vingt-cinq plaques dans cinq écoles, ont pris environ deux semaines à imprimer.
Ce n’est qu’après l’impression de toutes les pièces que, le 25 mai, les étudiants se sont rencontrés pour compléter le projet.
Selon Mario Levesque, agent de développement des projets technologiques à Place aux compétences, l’objectif de ce projet est de «montrer aux jeunes comment la technologie peut résoudre les défis présents dans leur communauté». Après tout, chacun de ces fauteuils roulants sert non seulement à enseigner, mais sera donné à des familles qui en ont véritablement besoin dans la région.
Grâce à des projets comme celui-ci, les étudiants de tous les âges comprennent l’envergure du potentiel de la technologie. De nouvelles inventions apparaissent souvent. Cependant, on a besoin d’une ingéniosité particulière afin de résoudre des défis pratiques avec celles-ci. C’est précisement le genre d’ingéniosité que M. Levesque espère inspirer des jeunes qui ont participé à ce projet.
Suite à cette initiative, des membres de la communauté pourront avoir un meilleur accès à la mobilité dans leur vie de tous les jours. Sans l'existence de projets innovants comme celui-ci, certains devraient épargner beaucoup d'argent afin d'obtenir accès à une chaise roulante.
Comme le dit Mario Levesque, "il est bien qu'on ait un organisme à but non lucratif qui agit comme pont entre le système de santé et les écoles ». Sans cela, des projets comme celui-ci seraient impossibles à accomplir. Grâce aux efforts de Place aux Compétences, le Centre de réhabilitation Stan-Cassidy, et aux étudiants de ces cinq classes, le monde comprend qu'il est plus facile que jamais de rendre la mobilité accessible pour tous.
