Sensei Ray Cormier : un maître du karaté depuis 43 ans
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L’art martial du karaté est bien pratiqué par plusieurs personnes pour différentes raisons à travers le monde, mais aussi dans notre région. Le Club de karaté Kyokushin de Ray Cormier attire quotidiennement une foule de gens de différents âges au gymnase de l’école Saint-Henri de Moncton.
Normand A. Léger
Le Moniteur Acadien
Le sensei Ray Cormier, 68 ans, pratique ce sport depuis 43 ans et il a fondé son premier club à Bouctouche en 1985. D’autres ont suivi par la suite. «Le karaté pour moi, c’est ma vie et ma passion, a déclaré le résident de Moncton en marge d’un récent entrainement. Le diabète et la haute pression sont dans ma famille, donc je veux les éloigner de moi et le karaté m’aide beaucoup. Je ne fume, ni ne bois, ni ne prend des drogues. Je me garde en forme avec ce sport.
Les participants à une session
Le terme sensei désigne un maître ou enseignant reconnu pour son expérience et son autorité. En tant qu’athlète au début et ensuite comme entraîneur avec les karatékas de son club, Ray Cormier cherchait des champions canadiens et/ou du monde de ce sport. Sa philosophie est bien différente aujourd’hui alors qu’il mise sur les jeunes et la famille.
«J’ai tout fait cela, mais aujourd’hui, c’est plus pour aider les gens, ajoute Cormier. Tout le monde peut pratiquer ce sport. C’est quand même assez exigeant; il faut travailler fort et gagner ses ceintures. Une personne n’a pas besoin d’être un Bruce Lee pour le pratiquer, il y a divers entraînements pour progresser. Pour certaines personnes, les mouvements sont naturels alors que pour d’autres, elles doivent travailler plus fort.»
Le club de Cormier possède environ 80 inscriptions, incluant 29 enfants. Une compétition se tiendra au Japon en 2027 et Cormier espère y apporter 48 adultes et enfants. Ils ont un an et demi pour se préparer. Il y aura des compétitions dans diverses couleurs de ceintures, ce qui est accessible à plusieurs membres.
«Le tournoi leur donne un défi et les athlètes qui veulent s’entraîner pourront s’y rendre s’ils mettent l’effort. Étant un club avec statut sans profit, j’accepte les gens qui veulent joindre. Kyokushin kenbukai se traduit en l’ultime vérité. Avec nous, tu vas t’entraîner plus fort que la normale et donner ton 110 pour cent. Il faut suivre l’esprit du karaté débuté en 1964 et originaire du Japon.»
Cormier indique qu’il n’était pas un grand sportif à l’école et qu’il a joué dans plusieurs groupes de musiciens avant de joindre le sensei Tom Cormier sans jamais regarder en arrière. «Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai décidé de le joindre et je suis devenu plus fort. J’aime les défis et je suis motivé par les défis offerts aux jeunes. Je veux pratiquer ce sport le plus longtemps possible. J’adore cela et j’aime voir les enfants progresser avec leur bloc, le kata, et casser une planche. C’est incroyable de voir leur grand sourire d’accomplissement. J’étais gêné dans ma jeunesse et le karaté m’a beaucoup aidé.»
Casey Howard, de Moncton, est entraîneur avec le club de Ray Cormier depuis trois ans. Il pratique le karaté depuis 22 ans et a pris sa retraite des compétitions l’an dernier.
L’entraîneur Casey Howard et son fils Lincoln
«Le karaté est un état de famille et cela me permet de me tenir en forme, a-t-il indiqué. J’ai essayé des sports d’équipe, mais je reviens toujours au sport individuel pour me concentrer sur moi. On commence le karaté parfois pour la discipline ou avoir une structure. Plusieurs adultes accompagnent leur enfant et décident de joindre. On doit apprendre avec l’esprit ouvert et écouter les entraîneurs. Il y a d’habitude des entraînements deux soirs par semaine. Le kyokushin est une forme de karaté qui exige le bon conditionnement physique avec possibles coups et techniques de combats. On doit faire des formes et des kata. Je veux aider les autres et j’aime voir les enfants entrer au début et ne pas être capable de réaliser les techniques et ensuite réussir.»
10 ans et déjà ceinture verte
Âgé de 10 ans, Zachary Deveau est un des jeunes inscrit aux cours de karaté. Ceinture verte, il a participé à deux tournois récemment, dont un au Costa Rica et l’autre à Montréal. Il a gagné les honneurs. «Le karaté te rend plus fort et t’apprend comment faire les mouvements de combat, a-t-il déclaré. Au début, je pleurais, mais j’ai voulu aller à ces tournois et vraiment gagner. Je me suis dit dans ma tête que je pouvais gagner pour mon sensei. Je suis fier de moi.»
Le sensei Ray Cormier et Zachary Deveau
Il habite à Moncton et est scolarisé en 5e année à l’école Champlain. Il veut continuer à suivre la progression des ceintures. Il a débuté avec la ceinture blanche, puis jaune, orange et verte. Il y en a deux autres, la bleue et la marron, avant la noire. «Je vise la noire. Pour m’y rende, je dois pratiquer souvent.»
Ray Cormier est motivé par les sourires des athlètes, même lorsqu’ils doivent en donner davantage pour réaliser les défis. « lls ne vont pas arrêter. Ils sont là et voir leur réaction est incroyable. J’offre une classe gratuite pour que les jeunes puissent essayer le sport. L’honnêteté compte beaucoup. J’ai appuyé bien des jeunes durant ces années. On a pu sauver des jeunes qui auraient bien pu devenir délinquants. C’est le plus beau cadeau que je puisse avoir. Mon club est ouvert à tous et abordable. On a tournoi à Montréal et les gens vont faire leur possible et passent à travers les étapes pour se qualifier.»
Pour joindre le club, les gens peuvent visiter la page Facebook du club ou composer le 506-855-5056 au téléphone. Il y a cinq entraîneurs adjoints. Il y a trois classes par soirée de 18h à 19h pour les familles, de 19h à 20h pour l’intermédiaire et de 20h à 21h pour les plus avancés dans le sport.
