À la rédaction,
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Le 8 septembre, j'ai soumis une lettre officielle à la Première ministre Holt et aux ministres Legacy et LePage concernant la centrale de Tantramar — une installation de 500 MW fonctionnant au gaz et au diesel, approuvée par la Commission de l'énergie et des services publics en mai et ayant reçu un certificat de détermination conditionnel le 26 août, assorti de 45 conditions.
Je veux que les Néo-Brunswickois sachent ce qui est en jeu.
Au moment où j'écris ces lignes, Point Lepreau est à l'arrêt pour la quatrième année consécutive en raison d'une panne imprévue — une défaillance de joint qui ajoute environ 54 jours à ce qui était déjà une interruption de maintenance planifiée de 119 jours. Au rythme publié par Énergie NB d'environ 1 million de dollars par jour pour les arrêts imprévus hors pointe hivernale, cette seule panne devrait coûter aux clients environ 50 millions de dollars. Elle fait suite à une panne en 2025 qui a coûté plus de 200 millions de dollars. Entre 2016 et 2025, le facteur de capacité moyen de Point Lepreau était de 74 % — près de 20 points en dessous de la norme du secteur.
La centrale de Tantramar est construite précisément parce que la fiabilité défaillante de Point Lepreau a mis en évidence un écart dans notre capacité de pointe. Or, une centrale à gaz exploitée par une firme américaine pendant 25 ans — avec Énergie NB, et non le promoteur privé, qui assume le risque sur le coût du carburant — reproduit le même problème structurel : une fiabilité de pointe concentrée dans un seul actif dominant, avec les conséquences financières qui retombent sur les clients en cas de défaillance.
Le Nouveau-Brunswick exporte déjà 650 millions de dollars d'électricité par an et se trouve au cœur d'une occasion énergétique atlantique en pleine croissance. Un opérateur de système indépendant maritime — recommandé par la Revue globale de mars 2026 — nous positionnerait comme gestionnaire du réseau pour toute la région atlantique. Ce rôle stratégique est renforcé par une capacité propre à contrôle local, et affaibli par une dépendance d'une génération aux infrastructures fossiles exploitées par des intérêts étrangers.
Je ne demande pas au gouvernement d'annuler ce projet. Je demande une seule chose avant qu'il ne devienne irréversible : une comparaison indépendante et propre au N.-B. de ce qu'un portefeuille diversifié — énergies renouvelables, stockage par batteries, gestion de la demande et coopération interprovinciale — coûterait et offrirait sur le même horizon de 25 ans. Cette comparaison n'a pas encore été faite.
Les Néo-Brunswickois méritent cette réponse.
Hector Richard Doiron
Citoyen engagé
Cap-Acadie, Nouveau-Brunswick
Le 8 septembre 2026
