Opinion
7 Juillet 2025
FAIS QUELQUE CHOSE !
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À la suite d’une récente entrevue à la Matinale de Radio-Canada mercredi 2 juillet, une seconde entrevue s’ensuivit et fut publiée en ligne sous le titre: Un militant acadien exhorte la SANB à mettre plus d’accent sur le fait français.
M’exprimant au nom d’une action citoyenne créée sous le nom de Cercle acadien de la langue française, un groupe d’influence qui fait la promotion de la langue française dans les collectivités acadiennes du N.-B., j’ai rappelé l’importance de saisir l’urgence de la situation face au fait français dans les régions de Kent et du Sud-est du N.-B.
Dans les faits, il est de plus en plus difficile de se faire servir en français notamment dans le secteur de la restauration rapide, les taxis, les dépanneurs et les stations-services. Dans les trois à cinq dernières années, on a remarqué un recul rapide et majeur dans la majorité de ces établissements et commerces, et les organismes acadiens ne semblent pas saisir l’urgence de la situation ou plutôt ne savent pas ou plus à qui il appartient d’agir afin d’assurer que les Acadiens puissent vivre en français dans la sphère publique, sans que cela soit un fardeau au quotidien.
Lors de la récente AGA de la SANB au centre universitaire de Moncton, nous avons constaté – car je n’étais pas le seul à faire ce constat – que le rapport annuel de la SANB ne faisait état de presque aucune réalisation concrète qui soit directement liée à l’avancement de la vitalité de la langue française dans l’espace public.
Je reconnais toute l’importance que la personne nommée dans la fonction de Lieutenant-gouverneur puisse parler les deux langues officielles de la province, mais cela ne vaudra pas grand-chose si nous sommes tous assimilés à l’anglais d’ici 50 ou 75 ans. En d’autres mots, ne sous-estimons pas le recul actuel dans l’offre de services en français et la nécessité de mettre en place des mesures qui assureront que nos villages acadiens demeurent français.
Par l’intermédiaire de campagnes publicitaires ciblées rappelant aux Acadiens l’importance d’exiger un service en français et aussi par des actions qui auront comme résultat de faire progresser la vitalité de la langue française dans les communautés acadiennes, tous les acteurs acadiens (organismes/institutions) doivent se mobiliser davantage et rapidement.
D’ailleurs, nous constatons des avancées réelles et notables, notamment dans la signalisation routière municipale de certains gouvernements locaux de la Péninsule acadienne et aussi avec l’adoption d’arrêtés municipaux favorisant la prédominance du français dans l’affichage, donc il n’est pas trop tard pour assurer une francophonie vibrante dans l’ensemble de nos collectivités acadiennes.
Finalement, dans le titre de ses mémoires, un certain regretté grand Acadien nous encourage à «Faire quelque chose». Gilbert Finn nous encourageait ainsi à y mettre du sien afin de rendre plus facile les avancées du Peuple acadien.
Mathieu Gérald CAISSIE
Fondateur du Cercle acadien de la langue française
Cocagne
M’exprimant au nom d’une action citoyenne créée sous le nom de Cercle acadien de la langue française, un groupe d’influence qui fait la promotion de la langue française dans les collectivités acadiennes du N.-B., j’ai rappelé l’importance de saisir l’urgence de la situation face au fait français dans les régions de Kent et du Sud-est du N.-B.
Dans les faits, il est de plus en plus difficile de se faire servir en français notamment dans le secteur de la restauration rapide, les taxis, les dépanneurs et les stations-services. Dans les trois à cinq dernières années, on a remarqué un recul rapide et majeur dans la majorité de ces établissements et commerces, et les organismes acadiens ne semblent pas saisir l’urgence de la situation ou plutôt ne savent pas ou plus à qui il appartient d’agir afin d’assurer que les Acadiens puissent vivre en français dans la sphère publique, sans que cela soit un fardeau au quotidien.
Lors de la récente AGA de la SANB au centre universitaire de Moncton, nous avons constaté – car je n’étais pas le seul à faire ce constat – que le rapport annuel de la SANB ne faisait état de presque aucune réalisation concrète qui soit directement liée à l’avancement de la vitalité de la langue française dans l’espace public.
Je reconnais toute l’importance que la personne nommée dans la fonction de Lieutenant-gouverneur puisse parler les deux langues officielles de la province, mais cela ne vaudra pas grand-chose si nous sommes tous assimilés à l’anglais d’ici 50 ou 75 ans. En d’autres mots, ne sous-estimons pas le recul actuel dans l’offre de services en français et la nécessité de mettre en place des mesures qui assureront que nos villages acadiens demeurent français.
Par l’intermédiaire de campagnes publicitaires ciblées rappelant aux Acadiens l’importance d’exiger un service en français et aussi par des actions qui auront comme résultat de faire progresser la vitalité de la langue française dans les communautés acadiennes, tous les acteurs acadiens (organismes/institutions) doivent se mobiliser davantage et rapidement.
D’ailleurs, nous constatons des avancées réelles et notables, notamment dans la signalisation routière municipale de certains gouvernements locaux de la Péninsule acadienne et aussi avec l’adoption d’arrêtés municipaux favorisant la prédominance du français dans l’affichage, donc il n’est pas trop tard pour assurer une francophonie vibrante dans l’ensemble de nos collectivités acadiennes.
Finalement, dans le titre de ses mémoires, un certain regretté grand Acadien nous encourage à «Faire quelque chose». Gilbert Finn nous encourageait ainsi à y mettre du sien afin de rendre plus facile les avancées du Peuple acadien.
Mathieu Gérald CAISSIE
Fondateur du Cercle acadien de la langue française
Cocagne
