Opinion
17 Mars 2025
Et pourquoi pas l’Université Nationale de l'Acadie?
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Michel Roy, auteur de L'Acadie perdue aux Éditions Québec-Amérique (1978), a écrit que l'histoire acadienne était une véritable histoire «nationale» en instance de devenir un pays lorsque son développement a été intercepté par les forces politiques et militaires britanniques lors de la conquête définitive de 1755 qui avait, en passant, relégué les Acadiens à une marginalité économique proche du néant.
On peut se demander aujourd'hui si notre peuple acadien doit encore être laissé pour compte sur plusieurs fronts, y compris celui de choisir un nom de mise pour son université. Ne faudrait-il pas enfin oser s'introduire dans le contenu acadien en le regardant en face au lieu de préférer affleurer constamment le paradoxe de voir qu'il y a déjà une université qui porte le nom d'Acadie? Elle est en Nouvelle-Écosse, il s'agit de l’Acadia University à Wolfville. On croirait que cela suffirait.
Le temps est arrivé de faire un choix face à la neutre acadianité et aux autres neutralités avancées. Pour une réparation morale importante, pour le rétablissement de la mémoire des victimes de ce qu'on réalise était un véritable génocide, pourquoi l'université francophone qui forme notre jeunesse acadienne ne porterait pas le nom de l'Université Nationale de l'Acadie? En 1755, tout pointait que nous étions â la veille de devenir une nation, la condition même de toute maturité nationale.
David Le Gallant
rédacteur en chef de Veritas Acadie
Mont-Carmel (Î.-P.É.)
On peut se demander aujourd'hui si notre peuple acadien doit encore être laissé pour compte sur plusieurs fronts, y compris celui de choisir un nom de mise pour son université. Ne faudrait-il pas enfin oser s'introduire dans le contenu acadien en le regardant en face au lieu de préférer affleurer constamment le paradoxe de voir qu'il y a déjà une université qui porte le nom d'Acadie? Elle est en Nouvelle-Écosse, il s'agit de l’Acadia University à Wolfville. On croirait que cela suffirait.
Le temps est arrivé de faire un choix face à la neutre acadianité et aux autres neutralités avancées. Pour une réparation morale importante, pour le rétablissement de la mémoire des victimes de ce qu'on réalise était un véritable génocide, pourquoi l'université francophone qui forme notre jeunesse acadienne ne porterait pas le nom de l'Université Nationale de l'Acadie? En 1755, tout pointait que nous étions â la veille de devenir une nation, la condition même de toute maturité nationale.
David Le Gallant
rédacteur en chef de Veritas Acadie
Mont-Carmel (Î.-P.É.)
