Opinion
11 Mars 2025
Les turbulences trumpistes
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Jean-Marie Nadeau
jmlacadie1@gmail.com
Ça y est: nous sommes dans les turbulences trumpistes causées par les tarifs douaniers de 25%. Nous sommes ainsi pénalisés par notre meilleur pays ami économique que sont les États-Unis J’ose croire qu’il y aura une date de péremption assez courte face à cette folie. Si ça devenait permanent, ce serait catastrophique.
Mais le Canada et la province semblent réagir adéquatement face à ce tsunami économique. Imposer à notre tour des tarifs douaniers sur certains produits est un bon début. Les États-Unis nous imposent actuellement des tarifs sur 62% des produits canadiens. Le Canada a décidé d’y aller progressivement, en imposant graduellement ses tarifs sur certains produits américains.
On parle de guerre économique. Mais ce concept de guerre entre nous heurte l’imaginaire. Jamais nous n’aurions pensé nous retrouver dans une telle situation révoltante. Mais la réalité nous rattrape brutalement.
Il est clair que Trump veut nous mettre à genoux économiquement au point de nous incliner et de céder pour devenir un 51ème État des États-Unis. Presque tous les Canadiens, y compris les leaders de tous les partis politiques, clament “Jamais: over my dead body”.
Le plus abject dans tout cela c’est que le trafic du fentanyl serait l’un des principaux prétextes pour procéder à ces tarifs. Or, il est su de tous que davanate de fentanyl rentre au Canada à partir des États-Unis que le contraire.
Nous devons remercier Trump sur un aspect. Ses menaces vicieuses et ses gestes pernicieux face au Canada, ont attisé plus que jamais la fierté nationale canadienne. La victoire méritée de l’Équipe canadienne sur l’Américaine au hockey des 4 Nations, a été une première manifestation de ce nouvel élan patriotique.
La plus grande action collective que nous devons faire qui nous implique comme individus, c’est de boycotter systématiquement les produits américains, principalement à l’épicerie. Nous appelons ça du nationalisme économique, et ce faisant, ça devient du nationalisme politique. Acheter canadien est devenu un nouveau réflexe. S’agissant des produits alimentaires que nous ne produisons pas au Canada, il s’agit de se tourner vers les produits mexicains, par exemple, puisque le Mexique est, comme le Canada, victime de la tourmente trumpiste.
Au-delà des produits alimentaires, il faut essayer d’acheter canadien dans tous les autres domaines et produits, que ce soient des voitures, des machines à laver, des télévisions et autres.
Il est prévisible et souhaitable que Trump finisse par reculer dans cette manœuvre infecte d’imposer ces tarifs. Il change d’idées comme il change de chemise. Ça devient épuisant à la longue. La principale pression va surtout venir de son propre peuple qui, de l’alimentation à l’habitation, va finir par payer plus cher tous les produits de consommation. Il vient d’ailleurs de retirer, au moins pour un mois, l’imposition de tarifs dans le secteur de l’automobile. Ce sont les grandes compagnies américaines de l’automobile qui ont réussi ce tour de force. La grogne va donc surtout venir de l’intérieur. Comme autre exemple, à la suite de fortes pressions des fermiers américains, Trump a baissé les tarifs de 25 à 10% sur la potasse.
Cet homme est dangereux et imprévisible sur tous les fronts. La façon cavalière et méprisante dont il a traité le président ukrainien dépasse les bornes. Sa prestation, en livrant son discours sur l’État de l’Union, relève davantage du cirque de mauvaise qualité. L’opposition démocrate ne s'est pas gênée pour manifester fortement son désaccord et son dépit face au plan de gouvernement Trump.
Dans une chronique antérieure, j’avais écrit que “Trump élu, le monde tremble”. Nous sommes en plein dans le psychodrame appréhendé. Je me plais à espérer que l’élection de Mark Carney à la chefferie du Parti libéral et comme Premier ministre viendra atténuer l’impact de la folie Trump. Trump junior, en la personne de Poilièvre, n’est pas la réponse appropriée face aux menaces actuelles.
Je salue avec fierté et enthousiasme le travail fait par notre ministre acadien et canadien des Finances, Dominic LeBlanc. Il m’impressionne tous les jours avec sa capacité à traiter ses épineux dossiers, et surtout dans sa façon d’expliquer la complexité de ses dossiers dans les médias. C’est un bon vulgarisateur et un bon pédagogue. C’est un champion. Merci Dominic!
jmlacadie1@gmail.com
Ça y est: nous sommes dans les turbulences trumpistes causées par les tarifs douaniers de 25%. Nous sommes ainsi pénalisés par notre meilleur pays ami économique que sont les États-Unis J’ose croire qu’il y aura une date de péremption assez courte face à cette folie. Si ça devenait permanent, ce serait catastrophique.
Mais le Canada et la province semblent réagir adéquatement face à ce tsunami économique. Imposer à notre tour des tarifs douaniers sur certains produits est un bon début. Les États-Unis nous imposent actuellement des tarifs sur 62% des produits canadiens. Le Canada a décidé d’y aller progressivement, en imposant graduellement ses tarifs sur certains produits américains.
On parle de guerre économique. Mais ce concept de guerre entre nous heurte l’imaginaire. Jamais nous n’aurions pensé nous retrouver dans une telle situation révoltante. Mais la réalité nous rattrape brutalement.
Il est clair que Trump veut nous mettre à genoux économiquement au point de nous incliner et de céder pour devenir un 51ème État des États-Unis. Presque tous les Canadiens, y compris les leaders de tous les partis politiques, clament “Jamais: over my dead body”.
Le plus abject dans tout cela c’est que le trafic du fentanyl serait l’un des principaux prétextes pour procéder à ces tarifs. Or, il est su de tous que davanate de fentanyl rentre au Canada à partir des États-Unis que le contraire.
Nous devons remercier Trump sur un aspect. Ses menaces vicieuses et ses gestes pernicieux face au Canada, ont attisé plus que jamais la fierté nationale canadienne. La victoire méritée de l’Équipe canadienne sur l’Américaine au hockey des 4 Nations, a été une première manifestation de ce nouvel élan patriotique.
La plus grande action collective que nous devons faire qui nous implique comme individus, c’est de boycotter systématiquement les produits américains, principalement à l’épicerie. Nous appelons ça du nationalisme économique, et ce faisant, ça devient du nationalisme politique. Acheter canadien est devenu un nouveau réflexe. S’agissant des produits alimentaires que nous ne produisons pas au Canada, il s’agit de se tourner vers les produits mexicains, par exemple, puisque le Mexique est, comme le Canada, victime de la tourmente trumpiste.
Au-delà des produits alimentaires, il faut essayer d’acheter canadien dans tous les autres domaines et produits, que ce soient des voitures, des machines à laver, des télévisions et autres.
Il est prévisible et souhaitable que Trump finisse par reculer dans cette manœuvre infecte d’imposer ces tarifs. Il change d’idées comme il change de chemise. Ça devient épuisant à la longue. La principale pression va surtout venir de son propre peuple qui, de l’alimentation à l’habitation, va finir par payer plus cher tous les produits de consommation. Il vient d’ailleurs de retirer, au moins pour un mois, l’imposition de tarifs dans le secteur de l’automobile. Ce sont les grandes compagnies américaines de l’automobile qui ont réussi ce tour de force. La grogne va donc surtout venir de l’intérieur. Comme autre exemple, à la suite de fortes pressions des fermiers américains, Trump a baissé les tarifs de 25 à 10% sur la potasse.
Cet homme est dangereux et imprévisible sur tous les fronts. La façon cavalière et méprisante dont il a traité le président ukrainien dépasse les bornes. Sa prestation, en livrant son discours sur l’État de l’Union, relève davantage du cirque de mauvaise qualité. L’opposition démocrate ne s'est pas gênée pour manifester fortement son désaccord et son dépit face au plan de gouvernement Trump.
Dans une chronique antérieure, j’avais écrit que “Trump élu, le monde tremble”. Nous sommes en plein dans le psychodrame appréhendé. Je me plais à espérer que l’élection de Mark Carney à la chefferie du Parti libéral et comme Premier ministre viendra atténuer l’impact de la folie Trump. Trump junior, en la personne de Poilièvre, n’est pas la réponse appropriée face aux menaces actuelles.
Je salue avec fierté et enthousiasme le travail fait par notre ministre acadien et canadien des Finances, Dominic LeBlanc. Il m’impressionne tous les jours avec sa capacité à traiter ses épineux dossiers, et surtout dans sa façon d’expliquer la complexité de ses dossiers dans les médias. C’est un bon vulgarisateur et un bon pédagogue. C’est un champion. Merci Dominic!
