Opinion
3 Mars 2025
Pour un climat constructif
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La position récente de la FÉÉCUM en faveur du statut quo dans le nom de l’Université est compréhensible. Les étudiants ont d’autres priorités : les frais de scolarité, le logement, le coût de la vie, les exigences académiques, etc. Cela est légitime et doit être respecté. En fait, ils et elles sont représentatifs de la société. Tous et toutes avons de multiples priorités, quel que soit notre âge, notre occupation, notre revenu.
C’est bien connu, le changement social est pratiquement toujours porté par une minorité militante, que ce soit pour les causes environnementales, l’égalité linguistique, le développement communautaire, la justice sociale, etc. Leur message pénètre et transforme la société très graduellement, avec parfois des percées plus rapides. Et cela n’est pas différent aujourd’hui des décennies précédentes.
Il est intéressant que plus de 10% des jeunes ayant voté (33%) sont favorables à un nouveau nom. La forte majorité n’a pas voté, a d’autres priorités, ou ne trouve pas que le nom est important. Dans les mouvements précédents en faveur du changement de nom, le pourcentage des jeunes qui étaient favorables était assez semblable.
Le mouvement pour le changement de nom, tout comme l’opposition au changement, est porté par un pourcentage de la population à peu près équivalent des deux côtés. La divergence repose sur une vision différente de l’avenir de la francophonie, de l’Acadie et de l’Université elle-même. Un dialogue constructif et ouvert nous permettrait de grandir collectivement.
Le manque de leadership et d’ouverture de l’Université dans la question de son nom crée un climat difficile, voire malsain, au sein de la communauté. C’est dangereux pour l’Université elle-même.
Nous demandons à toute la communauté, et cela nous inclut, de maintenir un climat constructif, de se pencher sur les arguments de part et d’autre et non sur les invectives, de respecter les opinions des autres. Nous travaillons clairement dans cette direction.
Enfin, nous demandons à l’Université de s’ouvrir et de contribuer à un échange constructif et informé sur la question de son nom. Il s’agit d’un enjeu d’affirmation identitaire et linguistique légitime, porteur de retombées positives à moyen et long terme.
Lise Ouellette, porte-parole
Comité citoyen pour un nouveau nom
C’est bien connu, le changement social est pratiquement toujours porté par une minorité militante, que ce soit pour les causes environnementales, l’égalité linguistique, le développement communautaire, la justice sociale, etc. Leur message pénètre et transforme la société très graduellement, avec parfois des percées plus rapides. Et cela n’est pas différent aujourd’hui des décennies précédentes.
Il est intéressant que plus de 10% des jeunes ayant voté (33%) sont favorables à un nouveau nom. La forte majorité n’a pas voté, a d’autres priorités, ou ne trouve pas que le nom est important. Dans les mouvements précédents en faveur du changement de nom, le pourcentage des jeunes qui étaient favorables était assez semblable.
Le mouvement pour le changement de nom, tout comme l’opposition au changement, est porté par un pourcentage de la population à peu près équivalent des deux côtés. La divergence repose sur une vision différente de l’avenir de la francophonie, de l’Acadie et de l’Université elle-même. Un dialogue constructif et ouvert nous permettrait de grandir collectivement.
Le manque de leadership et d’ouverture de l’Université dans la question de son nom crée un climat difficile, voire malsain, au sein de la communauté. C’est dangereux pour l’Université elle-même.
Nous demandons à toute la communauté, et cela nous inclut, de maintenir un climat constructif, de se pencher sur les arguments de part et d’autre et non sur les invectives, de respecter les opinions des autres. Nous travaillons clairement dans cette direction.
Enfin, nous demandons à l’Université de s’ouvrir et de contribuer à un échange constructif et informé sur la question de son nom. Il s’agit d’un enjeu d’affirmation identitaire et linguistique légitime, porteur de retombées positives à moyen et long terme.
Lise Ouellette, porte-parole
Comité citoyen pour un nouveau nom
