Opinion
14 Février 2025
Que faut-il comprendre?
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Dans son commentaire à l’Opinion du lecteur de l’Acadie Nouvelle le 3 février dernier («Avez-vous compris»), M. Leblanc nous demande de mettre fin aux démarches sur le changement de nom de l’Université. Fin de l’histoire, dit-il.
Si la communauté acadienne et francophone du N.-B. avait baissé les bras chaque fois qu’on lui imposait une «fin de l’histoire», il n’y aurait pas d’écoles et de districts francophones, d’Hôpital Georges-Dumont, de Faculté de droit, d’École de sciences forestières, de Pays de la Sagouine, de TPA, d’Édupôle, de Gala des Éloïzes, et combien d’autres réalisations que nous avons accomplies à coup d’engagement, de travail acharné et de grande solidarité communautaire.
Ce n’est pas le nom de la ville de Moncton qui doit être changé, c’est le nom de notre Université. Parce qu’elle n’est pas l’Université de la ville de Moncton, mais de toute la communauté francophone et acadienne de la province, et au-delà. Parce que ce nom ne reflète pas sa mission.
Plusieurs associations acadiennes et les neuf municipalités qui se sont prononcées dès 2023 en faveur du changement de nom représentent plus de 75 000 citoyens et citoyennes. Les organismes qui appuient le mouvement incluent la Société de l’Acadie du NB, l'Association des juristes d'expression française, l'Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick, la Société Historique Machault (France), la Société internationale Veritas Acadie. Soulignons également l’appui reçu du Conseil Mi'gmaq qui représente neuf communautés Mi'gmaq.
La question du nom de l’Université est clairement légitime. Elle n’est pas facile, nous sommes d’accord. Nous attendons de notre Université leadership et courage pour relever ce défi important pour l’avenir de la francophonie et de l’Acadie.
Des centaines d’universités et de collèges ont changé de nom. Faisons-nous confiance et travaillons de façon ouverte et constructive. Pour reprendre une citation du rapport Chouinard – Basque (p.3), «Le nom est rarement insignifiant. Il produit au contraire des effets extraordinaires : il garantit le passé, nomme le présent, promet un avenir. … Être, c’est être nommé.»
L’Acadie et la Francophonie méritent et ont grand besoin d’être bien nommées!
Lise Ouellette
Porte-parole
Comité citoyen pour un nouveau nom
Si la communauté acadienne et francophone du N.-B. avait baissé les bras chaque fois qu’on lui imposait une «fin de l’histoire», il n’y aurait pas d’écoles et de districts francophones, d’Hôpital Georges-Dumont, de Faculté de droit, d’École de sciences forestières, de Pays de la Sagouine, de TPA, d’Édupôle, de Gala des Éloïzes, et combien d’autres réalisations que nous avons accomplies à coup d’engagement, de travail acharné et de grande solidarité communautaire.
Ce n’est pas le nom de la ville de Moncton qui doit être changé, c’est le nom de notre Université. Parce qu’elle n’est pas l’Université de la ville de Moncton, mais de toute la communauté francophone et acadienne de la province, et au-delà. Parce que ce nom ne reflète pas sa mission.
Plusieurs associations acadiennes et les neuf municipalités qui se sont prononcées dès 2023 en faveur du changement de nom représentent plus de 75 000 citoyens et citoyennes. Les organismes qui appuient le mouvement incluent la Société de l’Acadie du NB, l'Association des juristes d'expression française, l'Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick, la Société Historique Machault (France), la Société internationale Veritas Acadie. Soulignons également l’appui reçu du Conseil Mi'gmaq qui représente neuf communautés Mi'gmaq.
La question du nom de l’Université est clairement légitime. Elle n’est pas facile, nous sommes d’accord. Nous attendons de notre Université leadership et courage pour relever ce défi important pour l’avenir de la francophonie et de l’Acadie.
Des centaines d’universités et de collèges ont changé de nom. Faisons-nous confiance et travaillons de façon ouverte et constructive. Pour reprendre une citation du rapport Chouinard – Basque (p.3), «Le nom est rarement insignifiant. Il produit au contraire des effets extraordinaires : il garantit le passé, nomme le présent, promet un avenir. … Être, c’est être nommé.»
L’Acadie et la Francophonie méritent et ont grand besoin d’être bien nommées!
Lise Ouellette
Porte-parole
Comité citoyen pour un nouveau nom
