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LA LANGUE FRANÇAISE DOIT PRÉVALOIR! Image 1
Opinion
8 Janvier 2025

LA LANGUE FRANÇAISE DOIT PRÉVALOIR!

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Mathieu Gérald Caissie
Fondateur du Cercle acadien de la langue française
Cocagne


La langue française constitue le socle de la culture acadienne. Ce fait français, en Acadie du Nouveau-Brunswick, est personnifié par plus de 320 000 résidents qui étaient capables de soutenir une conversation en français en 2021, en hausse de 19 270 locuteurs par rapport au Recensement fédéral de 1991. Ou si vous préférez comparer: une augmentation représentant plus du triple de la population de Saint-Pierre et Miquelon. En nombre, notre population acadienne et francophone s’accroit.

Cette réalité démolinguistique explique pourquoi les grands jalons de nos droits linguistiques furent historiquement nécessaires et prirent racines par l’adoption de la Loi sur les langues officielles du N.-B. et de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles. Ces acquis importants nous permettent de recevoir un service du gouvernement du N.-B. et de ses institutions, dans la langue officielle de notre choix, le français ou l’anglais. Le cas contraire, nous devons porter plainte auprès du Commissariat aux langues officielles afin de signaler les manquements qui sont plutôt rares.

En revanche, quelle proportion de votre vie au quotidien est reliée au temps que vous consacrez à vous prévaloir d’un service gouvernemental? Sauf si vous n’avez jamais quitté les bancs d’école (droits à l’instruction en français – Charte article 23) ou que vous êtes constamment hospitalisé (la régie anglophone Horizon a aussi l’obligation de vous soigner en français), ces droits obtenus d’importantes luttes collectives acadiennes ne vont pas nécessairement vous permettre de travailler en français, de naviguer sur internet, ou de profiter d’activités sociales, sportives et culturelles dans la langue de vos ancêtres. Dans la sphère privée en 2021, 111 715 travailleurs néo-brunswickois utilisaient le français au moins régulièrement au travail (32%). Ce taux me semble rassurant mais reflète une réalité territoriale de la langue dans notre province en raison de régions à forte majorité francophone: le Madawaska et la Péninsule acadienne (plus de 90% de francophones) et de bastions français dans les régions de Chaleur et du Restigouche (Balmoral, Atholville et Petit-Rocher par exemple). Toutefois, il s’agit de tout autre chose pour des milliers de travailleurs dans la région du Sud-Est/Grand Moncton. En fait, au sud de la Miramichi et dans les cités à prépondérance anglo-saxonne, l’anglais est la plupart du temps la langue de travail et ce, au détriment de la qualité du français écrit et parlé chez de nombreux Acadiens. De même, nous constatons des doléances bien rapportées par les médias d’immigrants francophones et d’étudiants étrangers qui se plaignent de leur difficulté à se trouver un emploi puisqu’ils ne maîtrisent pas l’anglais. Ces angles morts de la législation provinciale/fédérale actuelle contribuent à et accélèrent l’assimilation. À l’inverse, le gouvernement du Québec tient compte de ces réalités de la vie quotidienne des Québécois et la plus récente actualisation de la Charte (Loi) québécoise de la langue française prévoit des mesures complémentaires en lien avec la sphère privée, y compris l’univers numérique d’internet et le commerce en ligne.

C’est ainsi que je crois que pour réussir l’élan tant nécessaire pour pérenniser le fait français dans les collectivités acadiennes et dans notre province, un changement de discours (langage) s’avère nécessaire pour distinguer la différence entre l’importance du bilinguisme individuel et/ou institutionnel gouvernemental (niveau provincial et fédéral) et le besoin au niveau des collectivités acadiennes (municipalités) et région à majorité francophone (CSR) de privilégier la primauté et prépondérance de la langue française. De plus, si nous voulons cette réelle Acadie française pour les générations à venir, la législation provinciale et les réglementations municipales doivent tenir compte de notre vie quotidienne dans sa totalité et non simplement par rapport aux services gouvernementaux offerts.

Cette approche plutôt européenne d’aménagement de la langue sur la base de territoires locaux/régionaux définis semble fonctionner et ne limiterait aucunement l’offre de services en français dans des villes à majorité anglophone (Miramichi, Fredericton, Saint John, Moncton). Les centres scolaires et communautaires, cliniques médicales et radios communautaires sont des structures établies qui atteignent déjà en partie cet objectif de francisation en milieu très minoritaire.

En revanche, notre approche actuelle de sur-glorifier les mérites du bilinguisme (SANB et Cie) ne va pas garantir de véritables collectivités (villes et villages) francophones à l’avenir. Car même si le bilinguisme individuel est une immense richesse, le bilinguisme collectif pour une minorité politique est en réalité un bilinguisme qui n’existe que le temps de laisser la minorité rejoindre la majorité. Dit autrement, il serait probablement temps et sage d’entamer une nouvelle discussion (dialogue) afin de tenir compte des bienfaits d’un aménagement linguistique complémentaire basé sur le territoire, sur la langue au travail et aussi de l’influence d’internet (commerce en ligne).

À cet égard, deux bons coups méritent d’être soulignés. D’une part, les multiples adoptions par les gouvernements locaux de politiques linguistiques prometteuses (Belle-Baie/Memramcook) et d’arrêtés sur l’affichage commercial en français et/ou bilingue (Beausoleil, Tracadie, Kedgwick). D’autre part, une première mise en œuvre de la nouvelle politique du Ministère du Transport en ce qui concerne l’affichage dans les régions majoritairement francophone, Beausoleil étant la première bénéficiaire de cette politique avec le changement des enseignes Stop/Arrêt à Arrêt/Stop. Ces petits succès peuvent s’accumuler et créer un élan puissant vers la réussite linguistique collective.

Sur le plan individuel, chacun peut s’efforcer d’exiger un service en français dans les commerces, restaurants, ou services-au-volant. Chaque petit geste et chaque petit succès est un pas de plus vers notre volonté de pouvoir vivre, travailler et socialiser en français. Ces petits succès au quotidien deviennent des pierres angulaires qui soutiennent notre grande ambition pour une Acadie française aujourd’hui et à l’avenir.
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