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  • Université de Moncton : Clément Cormier avait cédé au chantage
Opinion
10 Avril 2023

Université de Moncton : Clément Cormier avait cédé au chantage

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Donc en ce dimanche après-midi nous sommes assis dans le salon de Tante Dorilla et nous discutons de tout et de rien. Le père Clément Cormier nous parle des difficultés de l’Université avec la ville de Moncton incluant le nom de l’université. Je ne me rappelle pas de l’année ni de la date exacte, mais c’est certainement avant l’adoption du nom Université de Moncton.

Le père Clément Cormier voyait grand et surtout en ce qui concerne l’acquisition de terrains et spécifiquement ceux qui appartenaient à la ville de Moncton ou qui auraient pu appartenir à la ville de Moncton. Il suffit de chercher dans le système Planet de Service Nouveau-Brunswick pour vérification de ces faits.

Mais, le dilemme était que la ville de Moncton voulait spécifiquement que l’Université porte le nom de Moncton. Ceci était en somme une contrepartie que l’Université Saint-Joseph offrait à la ville pour son soutien. Je crois que l’on en parlait dans l’Évangeline à ce moment-là. L’Université Saint-Joseph utilisait les anciens locaux de l’Évangeline sur la rue Church et non l’Université de Moncton. Nous devions marcher de la résidence Lefebvre à la rue Church pour suivre nos cours, tout ceci avant la fin de la construction du pavillon Rémi-Rossignol.

Il ne faut pas oublier que l’Université Saint-Joseph était une institution privée lors de la décision sur le nom comme tel. Elle recevait des subventions de la province et différents services de la ville de Moncton. La décision sur le nom de l’Université devait rencontrer la demande de la ville.

Le plan original était de nommer l’institution « l’Université Saint-Joseph » et non de Moncton, un peu comme Saint-Mary’s à Antigonish et Saint-Thomas à Chatham. Les édifices et pavillons devaient refléter les noms des fondateurs. Le premier était pour le père Lefebvre qui fut celui qui créa, après une première tentative par un autre prêtre, le Collège Saint-Joseph à Saint-Joseph de Memramcook en 1869.

Pour ce qui est de la volonté de Ti-Louis, je ne l’ai rencontré qu’une fois, à notre chalet de Haut-Shippagan. Il était venu en hydravion. À ce moment-là je me suis éclipsé car l’eau de vie coulait à flot.

L’argument que les fondateurs voulaient que l’institution ait le nom de Université de Moncton est tout à fait faux. Le tout était pour accommoder les demandes de la ville de Moncton. Je voyais ceci comme du chantage en ce temps-là et je le vois encore comme tel. Ce fut un changement dans les plans du père Clément Cormier, et ceci tout à fait contraire à ce qu’il voulait. S’il a dit le contraire de ceci après son acceptation de ce chantage, c’est qu’il devait éclipser les vraies raisons de la promotion de ce nom.

En tant que gradué avec deux bacs en plus de deux ans de maîtrise en Histoire d’Acadie, en tant que secrétaire des anciens de l’Université lors de la fondation de cet organisme, en tant que membre des Régents de l’Université, et surtout en tant qu’historien et Acadien, je demande aux autorités du conseil des gouverneurs, aux gestionnaires, aux administrateurs ainsi qu’à ma collègue Louise Imbeault, de regarder les faits que je viens de déposer devant vous et d’honorer notre université avec un nom approprié et de ne pas dignifier le parcours et la personne de Robert Monckton.

Celui qui a pris le Fort Beauséjour. Celui qui a dispersé les Acadiens du fond des baies entourant les grands marais situés entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, et celui qui a aidé le général Wolf à vaincre Montcalm sur les plaines d’Abraham.

Une décision contraire à la volonté des gens, des villes de Shippagan et Caraquet, et des autres villes et organisations à venir, serait en fait et tout probablement le dernier clou dans notre dignité acadienne, car cette décision sera là pour des siècles.

Ne craignez pas d’agir maintenant, nous sommes là pour vous aider. J’ai comme envie de demander à la direction de la faculté de me permettre de déposer une thèse sur le sujet pour enfin avoir un diplôme de maîtrise si le nom de notre université est réhabilité pour honorer notre peuple, notre nation.

Ceci n’est pas un jeu à savoir si cela va coûter des sous. Une campagne de financement pourra régler ce problème. Ceci n’est pas un jeu avec l’achalandage « goodwill » de l’université. À la fin des années 1970 nous n’étions que deux agents de marques de commerce « Trade Marks » au Nouveau-Brunswick, moi, et un autre avocat de Saint-John et je puis vous assurer que des changements de noms ne sont pas des problèmes dans la majorité des cas où les explications suivent l’achalandage.

Que ce soit Rio-Tinto qui prend la Alcan, Facebook qui devient Meta, Pizza Delight qui fait affaire hors les maritimes sous le vocable de Pizza Patio, c’est avant tout le produit et le site qui est important. Certaines raisons comme la peur que quelqu’un d’autre s’approprie le nom et mousse son affaire au détriment de l’université, sont complètement farfelues.

En résumé et pour terminer, l'Université Saint-Joseph a repris son nom de Collège Saint-Joseph, l'Université de Moncton a été incorporée, le Collège Saint-Joseph a été fusionné avec l'Université de Moncton et est devenu la faculté des arts. Comme de raison, les actifs du Collège Saint-Joseph ont été transférés à l'Université de Moncton, incluant son achalandage "goodwill" qui existait depuis 1869.

Je termine avec l’espoir que lorsque la décision sera prise, que je n’aurais pas à m’échiner à crier « habeo meum itineram » ou « habeo iter meum » selon ma préférence, la dernière expression traduisant une expression québécoise.



Joseph Gauthier
Shippagan
Right 01
Parle Parle Jase Jase

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